{"id":418,"date":"2020-10-10T15:01:37","date_gmt":"2020-10-10T13:01:37","guid":{"rendered":"http:\/\/rue-de-seine.com\/?p=418"},"modified":"2024-08-27T17:23:13","modified_gmt":"2024-08-27T15:23:13","slug":"le-53-rue-de-seine","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/2020\/10\/10\/le-53-rue-de-seine\/","title":{"rendered":"Le 53 rue de Seine"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-background\" style=\"background-color:#f5ba83;font-size:26px\">Au temps de Gilles Le Maistre<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est le 26 juillet 1543 que Gilles Le Maistre qui n\u2019\u00e9tait alors qu\u2019un simple mais prometteur&nbsp;&nbsp;avocat du roi au Parlement de Paris vendit une pi\u00e8ce de terre de 18 toises de long sur 9 toises 2 pieds de large situ\u00e9e le long de la rue de Seine. L\u2019acheteur \u00e9tait un certain L\u00e9on de Marzelay qui exer\u00e7ait aussi une fonction au Parlement o\u00f9 il \u00e9tait procureur. Certes sa charge \u00e9tait moins glorieuse que celle de Gilles Le Maistre et moins r\u00e9mun\u00e9ratrice mais elle \u00e9tait fort honorable et, comme on le verra plus loin, il avait quelques biens.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-background\" style=\"background-color:#f5ba83;font-size:26px\">L\u00e9on de Marzelay<\/p>\n\n\n\n<p>L\u00e9on de Marzelay s\u2019engageait \u00e0 clore de murailles sa pi\u00e8ce de terre et \u00e0 y construire une maison dans les deux ans en y consacrant au moins 200 livres. Son acquisition \u00e9tait faite moyennant 24 livres 9 sols tournois de rente annuelle et perp\u00e9tuelle qu\u2019il devait verser \u00e0 l\u2019acqu\u00e9reur aux quatre termes de l\u2019an en usage \u00e0 Paris. Prudent, Gilles Le Maistre donnait comme condition \u00e0 la vente que son acheteur entretienne si bien sa maison qu\u2019en cas de d\u00e9faillance de paiement, le vendeur puisse les puiser sur les loyers et d\u2019ailleurs au bout du compte reprendre son bien sas sommation et sans autre forme de proc\u00e8s.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>L\u00e9on de Marzelay avait \u00e9pous\u00e9 Anne&nbsp;&nbsp;du Maignon dont la s\u0153ur, Jeanne du Maignon, \u00e9tait mari\u00e9 \u00e0 Nicolas Baroy, sieur de Boissy, bailli de Mantes et Meulan, grand pr\u00e9v\u00f4t de la conn\u00e9tablie et mar\u00e9chauss\u00e9e de France. Lorsqu\u2019en 1551<sup id=\"rf1-418\"><a href=\"#fn1-418\" title=\"A.N., M.C., CXXII\/1374, 24 juillet 1551, constitution de rente\" rel=\"footnote\">1<\/a><\/sup><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;L\u00e9on de Marzelay constitua avec son beau-fr\u00e8re&nbsp;&nbsp;une rente au cur\u00e9 de Javennies qui \u00e9tait aussi chanoine et chantre de l\u2019\u00e9glise Saint-Honor\u00e9 \u00e0 Paris, il donna comme garantie la maison de la rue de Seine, une autre maison rue de Seine qui \u00e9tait situ\u00e9e juste en face, 3 arpents de vigne au terroir de Montmartre, une maison, terre et seigneurie appel\u00e9e La Basti\u00e8re pr\u00e8s de Parthenay en Poitou. Son beau-fr\u00e8re d\u2019ailleurs n\u2019avait rien \u00e0 lui envier puisqu\u2019il poss\u00e9dait une maison rue des Petits Champs, la seigneurie de Boissy qui lui rapportait la coquette somme de 500L chaque ann\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Suivant la promesse qu\u2019il avait faite en signant le contrat de vente, L\u00e9on de Marzelay avait fait construire de neuf la maison qui \u00e9tait constitu\u00e9e de deux corps d\u2019h\u00f4tel, une cour&nbsp;&nbsp;et un jardin. Entre-temps Gilles Le Maistre avait vendu le terrain qui \u00e9tait \u00e0 gauche \u00e0 Jean Milles<sup id=\"rf2-418\"><a href=\"#fn2-418\" title=\"Voir l&rsquo;histoire du 51 rue de Seine\" rel=\"footnote\">2<\/a><\/sup>, \u00ab&nbsp;premier pr\u00e9sident des pa\u00efs de Genevoys et Foucigny&nbsp;\u00bb. Celle de droite \u00e9tait au libraire Roffet<sup id=\"rf3-418\"><a href=\"#fn3-418\" title=\"Voir l\u2019histoire du 55 rue de Seine\" rel=\"footnote\">3<\/a><\/sup> dit le Faucheur, par derri\u00e8re se trouvait les jardins de Marin Prevost, tr\u00e9sorier payeur de la compagnie du mar\u00e9chal de Brissac. Il habitait en cette maison et avait lou\u00e9 celle d\u2019en face<\/p>\n\n\n\n<p>Six ann\u00e9es plus tard, nous retrouvons L\u00e9on de Marzelay pour le mariage de sa fille Anne avec Jean de Villars qui \u00e9tait avocat en la cour de Parlement<sup id=\"rf4-418\"><a href=\"#fn4-418\" title=\"A.N., M.C., VIII\/171, acte du 3 janvier 1558\" rel=\"footnote\">4<\/a><\/sup>. Il \u00e9tait alors veuf et p\u00e8re de quatre enfants et celle qu\u2019il mariait \u00e9tait encore mineure. Pour la signature du contrat, il avait rassembl\u00e9 Anne de Fontenay, la grand-m\u00e8re maternelle de la future \u00e9pouse, veuve de Jacques du Maignon, procureur au parlement, Mathieu et J\u00e9r\u00f4me de Fontenay, tous deux avocats au Parlement. Nous ne nous \u00e9loignons gu\u00e8re de cette cour !<\/p>\n\n\n\n<p>Il donnait \u00e0 sa fille, en avance d\u2019hoirie, la maison de la rue de Seine en face de celle qui nous occupe. Selon la description qui en \u00e9tait faite, cette maison \u00ab&nbsp;tenoit d\u2019une part \u00e0 Nicolas Lebrun, maire de Meudon, d\u2019autre part en poincte \u00e0 ladicte rue de Seine, d\u2019un bout \u00e0 la rue tendant de la rue de Seyne \u00e0 l\u2019abbaye&nbsp;\u00bb (donc l\u2019actuelle rue de l\u2019\u00c9chaud\u00e9). Il octroyait aux futurs \u00e9poux une somme de 1200 livres, plus la nourriture et le logement en sa maison et non ailleurs, pr\u00e9cisait-il, une chambre et la nourrice pour les futurs enfants pendant deux ans, plus les ustensiles de m\u00e9nage. Il promettait en outre de lui fournir les meilleures robes, collets, cottes, chaperons pour bien la v\u00eatir selon son \u00e9tat et au go\u00fbt de son futur mari. Il prenait an charge tous les frais de la noce, estim\u00e9s \u00e0 600 livres.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Nous laisserons l\u00e0 L\u00e9on de Marzelay dont nous ne retrouverons la mention des h\u00e9ritiers qu\u2019en 1595.<br><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-css-opacity\"\/>\n\n\n\n<p class=\"has-background\" style=\"background-color:#f5ba83;font-size:26px\">Martin Lecourt<\/p>\n\n\n\n<p>Nous retrouvons en effet la maison en 1595, gr\u00e2ce au terrier de Saint-Germain-des-Pr\u00e9s. Il nous apprend qu\u2019au lieu des h\u00e9ritiers de M&nbsp;de Villars, gendre de L\u00e9on de Marzelay, son propri\u00e9taire est maintenant Me Pierre Lecourt, procureur au Parlement.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Pierre Lecourt avait pour \u00e9pouse Madeleine Voisin dont il eut au moins deux enfants&nbsp;: Isaac l\u2019a\u00een\u00e9, n\u00e9 \u00e0 la fin de l\u2019ann\u00e9e 1593 et Pierre en 1597. Nous ne savons pas quand Pierre Lecourt mourut mais ce fut probablement fin 1606 ou d\u00e9but 1607 puisque Madeleine Voisin se remaria \u00e0 Robert Estienne, un fils du fameux imprimeur. Il \u00e9tait \u00e0 la fois interpr\u00e8te du roi en&nbsp;&nbsp;langue grecque et latine, secr\u00e9taire de sa chambre et avocat en Parlement. Il signa avec Madeleine Voisin un contrat de mariage auquel il avait invit\u00e9 Isaac Casaubon qui \u00e9tait garde des biblioth\u00e8ques du roi, Guillaume Canto, tr\u00e9sorier g\u00e9n\u00e9ral en la g\u00e9n\u00e9ralit\u00e9 de Limoge, un cousin, plusieurs autres cousins avocats ou procureurs en la cour de Parlement et l\u2019imprimeur Jean Jalon. Il stipula qu\u2019il n\u2019assurerait pas l\u2019administration des biens des mineurs mais qu\u2019il consentait que si les revenus de la m\u00e8re ne suffisait pas, le surplus serait pris sur les biens de la communaut\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e2ge de 18 ans.<\/p>\n\n\n\n<p>Lors de son mariage, Madeleine Voisin quitta sa maison de la rue de Seine pour s\u2019installer avec ses enfants du premier lit rue Saint Jean de Beauvais o\u00f9 Robert Estienne habitait. Ce dernier mourut 7 ans plus tard et Madeleine Voisin fut \u00e0 nouveau veuve et se r\u00e9installa rue de Seine.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-background\" style=\"background-color:#f5ba83;font-size:26px\">La famille Leroy<\/p>\n\n\n\n<p>Le cueilleret de 1623 nous indique que la maison a trouv\u00e9 un nouveau propri\u00e9taire. Il s\u2019agit de Pierre Leroy qui l\u2019avait en effet achet\u00e9e par sentence de d\u00e9cret du Parlement faite sur Me Martin Lecourt le 23 juin 1629. Il \u00e9tait ma\u00eetre boulanger. Mari\u00e9 \u00e0 Marie Lavoyne, ils eurent deux filles. L\u2019une Genevi\u00e8ve \u00e9pousa Jean-Baptiste Gu\u00e9rin qui \u00e9tait avocat au pr\u00e9sidial de Soissons et y habitait. L\u2019autre, Marie, avait \u00e9pous\u00e9 Pierre Verdier qui \u00e9tait procureur en la cour du Parlement \u00e0 Paris. \u00c0 la mort de leurs parents, les deux s\u0153urs h\u00e9rit\u00e8rent chacune la moiti\u00e9 de la maison de la rue de Seine.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Genevi\u00e8ve Leroy, \u00e9pouse du sieur Gu\u00e9rin eut trois enfants&nbsp;: Charles-Gilles Gu\u00e9rin qui devint chanoine \u00e0 Soissons, Fran\u00e7oise et Madeleine Gu\u00e9rin.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Marie Leroy eut de son union avec Pierre Verdier, Jean-Baptiste qui devint avocat \u00e0 la cour de Parlement et Pierre.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1697, Jean-Baptiste Verdier accompagn\u00e9 de son fr\u00e8re Pierre qui \u00e9tait encore \u00e9tudiant et qui habitait rue de Seine vinrent d\u00e9clarer la maison \u00e0 l\u2019abbaye de Saint-Germain-des-Pr\u00e9s en leur nom et au nom de leurs cousins, les Gu\u00e9rin de Soissons.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Trente-sept ans plus tard, Jean-Baptiste Verdier d\u00e9c\u00e9da et son fr\u00e8re Pierre h\u00e9rita la partie qui lui appartenait et devint ainsi propri\u00e9taire pour moiti\u00e9 de la maison qui avait pris pour enseigne&nbsp;<em>H\u00f4tel de N\u00eemes<\/em>. Quant \u00e0 l\u2019autre moiti\u00e9, Madeleine Gu\u00e9rin en \u00e9tait propri\u00e9taire car son fr\u00e8re, Charles-Gilles, \u00e9tait d\u00e9c\u00e9d\u00e9 et sa s\u0153ur \u00e9tait religieuse pr\u00e8s de Compi\u00e8gne. \u00c0 cette \u00e9poque, les voisins de gauche \u00e9taient le comte et la comtesse de Flassans (voir le 51 rue de Seine) et de droite les sieur et dame Chandoisel (voir l\u2019histoire du 55).<\/p>\n\n\n\n<p>Lorsque Pierre Verdier d\u00e9c\u00e9da\u00a0\u00a0en 1739, il laissa \u00e0 sa seule cousine, Madeleine Gu\u00e9rin, la maison qui fut estim\u00e9e \u00e0 27 000 livres, compte-tenu des r\u00e9parations \u00e0 y faire. Elle s\u2019empressa de la vendre mais seulement au prix de 20 000 livres en deniers comptants et d\u2019une rente viag\u00e8re de 2300 livres. La vente eut lieu le 30 septembre 1740 devant ma\u00eetre Meny.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-background\" style=\"background-color:#f5ba83;font-size:26px\">1740-1742. Le temps d&rsquo;un notaire fort connu<\/p>\n\n\n\n<p>Fran\u00e7ois Bouron, \u00e9cuyer et notaire du roi, \u00e9tait l\u2019acheteur de la maison. Il demeurait et exer\u00e7ait ses talents professionnels pr\u00e8s du March\u00e9 Neuf depuis 1734. Il avait \u00e9pous\u00e9 Catherine de Beaufort. La maison pr\u00e9sentait un corps de logis sur la rue de trois \u00e9tages et un grenier au-dessus avec deux boutiques encadrant la porte coch\u00e8re. Ensuite venait la cour o\u00f9 on trouvait deux autres b\u00e2timents en aile aussi de trois \u00e9tages et en continuation deux autres moins \u00e9lev\u00e9s dont celui de droite \u00e9tait b\u00e2ti de neuf. D\u2019autres d\u00e9pendances comme des \u00e9curies et une remise de carrosses compl\u00e9taient l\u2019ensemble. La maison \u00e9tait lou\u00e9e \u00e0 six particuliers dont un chirurgien, Dagonneau, et un loueur de carrosse. Elle rapportait&nbsp;&nbsp;2 700 livres par an.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Fran\u00e7ois Bouron et sa femme Catherine de Beaufort ne gard\u00e8rent que deux ans la maison qui prit pour enseigne&nbsp;<em>H\u00f4tel Saint-Louis.&nbsp;<\/em>Ils la vendirent<sup id=\"rf5-418\"><a href=\"#fn5-418\" title=\"A.N.&nbsp;; M.C.&nbsp;; XLIV\/362, vente du 12\/09\/1742 \u00e0 Jean-Louis Camber\" rel=\"footnote\">5<\/a><\/sup>&nbsp;&nbsp;en 1742 \u00e0 Jean Louis Camber et Madeleine Labb\u00e9-Dutorar sa femme qui poss\u00e9daient la maison la jouxtant par derri\u00e8re sur la rue Mazarine (le n\u00b054 actuel). Ils firent un profit ind\u00e9cent puisqu\u2019ils la vendirent 60 000 livres&nbsp;!&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-background\" style=\"background-color:#f5ba83;font-size:26px\">Les Camber<\/p>\n\n\n\n<p>Lorsque le sieur Camber prit possession de son bien, il d\u00e9tacha une partie du terrain \u00e0 l\u2019arri\u00e8re de la maison pour l\u2019attribuer \u00e0 l\u2019immeuble de la rue Mazarine.<\/p>\n\n\n\n<p>Il \u00e9tait mari\u00e9 depuis 1724 \u00e0&nbsp;Madeleine Labb\u00e9-Dutorard qui \u00e9tait la fille de Jean Labb\u00e9, sieur Dutorard, ing\u00e9nieur du roi. Lorsqu\u2019il mourut en 1755, il laissa une seule h\u00e9riti\u00e8re, sa fille&nbsp;Madeleine Genevi\u00e8ve.<\/p>\n\n\n\n<p>Lors du partage qui suivit, la maison de la rue de Seine ainsi que celle de la rue Mazarine furent attribu\u00e9es \u00e0 Madeleine-Genevi\u00e8ve Camber.<\/p>\n\n\n\n<p>Madeleine-Genevi\u00e8ve Camber \u00e9pousa Alexandre Laudier-Duparcq. Le couple \u00e9tait riche et roulait carrosse. Un jour de janvier 1777, alors qu&rsquo;il roulait rue Saint-S\u00e9verin, il heurta un homme ivre du nom de Longueil, habile peintre-graveur. Ce dernier furieux sortit son \u00e9p\u00e9e et en donna deux coups au malheureux cocher qui expira alors qu&rsquo;on le transportait chez la marchand de vin d&rsquo;o\u00f9 sortait Longueil. Ce dernier fut imm\u00e9diatement arr\u00eat\u00e9 et conduit apr\u00e8s un long interrogatoire \u00e0 la prison du Grand Ch\u00e2telet. Il jouissait de la protection de l&rsquo;\u00e9v\u00eaque du Mans, M. de Grimaldi et du tr\u00e8s c\u00e9l\u00e8bre graveur du roi, Charle Nicolas  Cochin \u00a0et fut rel\u00e2ch\u00e9 trois semaines plus tard&#8230; Que valait la vie d&rsquo;un cocher \u00e0 cette \u00e9poque ? Quelques jours d&rsquo;enfermement ?<sup id=\"rf6-418\"><a href=\"#fn6-418\" title=\"Mes Loisirs, S.-P. Hardy publi\u00e9 par Maurice Tourneux et Maurice Vitrac\" rel=\"footnote\">6<\/a><\/sup><\/p>\n\n\n\n<p>N&rsquo;ayant pas d&rsquo;h\u00e9ritier direct, Madame Laudier-Duparcq, devenue \u00e2g\u00e9e, &nbsp;d\u00e9cida de faire don d&rsquo;une rente de 500 livres au bureau de bienfaisance de la division des Thermes pour la fondation d&rsquo;une \u00e9cole destin\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e9ducation des petites filles<sup id=\"rf7-418\"><a href=\"#fn7-418\" title=\"Bulletin des Lois, d\u00e9cret imp\u00e9rial du 30 mai 1806\" rel=\"footnote\">7<\/a><\/sup> puis mourut en 1810 apr\u00e8s avoir fait son testament par lequel elle institua Pierre Joseph Renard son l\u00e9gataire.<\/p>\n\n\n\n<p>Le sieur Renard mourut trois ans apr\u00e8s le veuve Camber et laissa pour h\u00e9riti\u00e8re sa tante, Marie-Marthe Renard qui d\u00e9c\u00e9da le 1er juillet 1817 \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 94 ans,&nbsp;\u00e0 Versailles, rue Royale o\u00f9 elle habitait en compagnie de son petit-fils, Pierre Charles Coster. Elle \u00e9tait veuve d&rsquo;un ancien musicien du roi du nom de Etienne Gautherot.<\/p>\n\n\n\n<p>Ils avaient eu trois filles dont l&rsquo;une, Elisabeth-Nicole devint l&rsquo;\u00e9pouse du sieur Taskin. L&rsquo;autre, Marie-Fran\u00e7oise, resta demoiselle. La troisi\u00e8me, Marie-Elisabeth-C\u00e9cile, s&rsquo;unit \u00e0 Claude-Charles Coster. Les h\u00e9ritiers d\u00e9cid\u00e8rent de vendre l&rsquo;immeuble par adjudication le 25 d\u00e9cembre 1817 . L&rsquo;acheteur fut un certain Azimon et sa femme.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-background\" style=\"background-color:#f5ba83;font-size:26px\">1817-1859. Les Azimon<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 cette date l&rsquo;immeuble portait le n\u00b0 51 au lieu de 53. On y entrait par une porte coch\u00e8re encadr\u00e9e de boutiques. L&rsquo;immeuble sur la rue avait trois \u00e9tages et \u00e9tait prolong\u00e9 par deux ailes \u00e0 droite et \u00e0 gauche avec une cour au milieu qui comportait un puits. au fond de celle-ci on trouvait des \u00e9curies et autres petites constructions. L&rsquo;acheteur, Jean-Fran\u00e7ois Azimon, le paya&nbsp;&nbsp;48 700F.<\/p>\n\n\n\n<p>A SUIVRE<\/p>\n\n\n\n<p>Monique Etivant<\/p>\n<hr class=\"footnotes\"><ol class=\"footnotes\" style=\"list-style-type:decimal\"><li id=\"fn1-418\"><p >A.N., M.C., CXXII\/1374, 24 juillet 1551, constitution de rente&nbsp;<a href=\"#rf1-418\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 1.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn2-418\"><p >Voir l&rsquo;histoire du 51 rue de Seine&nbsp;<a href=\"#rf2-418\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 2.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn3-418\"><p >Voir l\u2019histoire du 55 rue de Seine&nbsp;<a href=\"#rf3-418\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 3.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn4-418\"><p >A.N., M.C., VIII\/171, acte du 3 janvier 1558&nbsp;<a href=\"#rf4-418\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 4.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn5-418\"><p >A.N.&nbsp;; M.C.&nbsp;; XLIV\/362, vente du 12\/09\/1742 \u00e0 Jean-Louis Camber&nbsp;<a href=\"#rf5-418\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 5.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn6-418\"><p >Mes Loisirs, S.-P. Hardy publi\u00e9 par Maurice Tourneux et Maurice Vitrac&nbsp;<a href=\"#rf6-418\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 6.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn7-418\"><p >Bulletin des Lois, d\u00e9cret imp\u00e9rial du 30 mai 1806&nbsp;<a href=\"#rf7-418\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 7.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><\/ol>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Au temps de Gilles Le Maistre C\u2019est le 26 juillet 1543 que Gilles Le Maistre qui n\u2019\u00e9tait alors qu\u2019un simple mais prometteur&nbsp;&nbsp;avocat du roi au Parlement de Paris vendit une pi\u00e8ce de terre de 18 toises de long sur 9 &hellip; <a href=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/2020\/10\/10\/le-53-rue-de-seine\/\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[40],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/418"}],"collection":[{"href":"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=418"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/418\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":988,"href":"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/418\/revisions\/988"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=418"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=418"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=418"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}