{"id":446,"date":"2020-10-07T18:13:12","date_gmt":"2020-10-07T16:13:12","guid":{"rendered":"http:\/\/rue-de-seine.com\/?p=446"},"modified":"2022-03-28T18:52:25","modified_gmt":"2022-03-28T16:52:25","slug":"le-21-rue-de-seine-et-le-22-rue-mazarine","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/2020\/10\/07\/le-21-rue-de-seine-et-le-22-rue-mazarine\/","title":{"rendered":"Le 21 rue de Seine et le 22 rue Mazarine"},"content":{"rendered":"\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/photodes21-22W.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-437\" width=\"444\" height=\"271\" srcset=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/photodes21-22W.jpg 444w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/photodes21-22W-300x183.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 444px) 100vw, 444px\" \/><figcaption>Le 21 rue de Seine et le 22 rue Mazarine<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Le 21 rue de Seine est un immeuble d&rsquo;aspect certes modeste mais son histoire et celle de ses habitants et propri\u00e9taires sont passionnantes.<\/p>\n\n\n\n<p>Il fut fort longtemps la propri\u00e9t\u00e9 de g\u00e9n\u00e9rations d&rsquo;apothicaires et de m\u00e9decins qui ont fr\u00e9quent\u00e9 les plus grands personnages de leur \u00e9poque, il connut aussi comme propri\u00e9taire une femme dont l&rsquo;ascension sociale en \u00e9tonnera plus d&rsquo;un.<\/p>\n\n\n\n<p>Cet \u00e9difice m\u00e9rite aussi toute notre attention parce qu&rsquo;il a conserv\u00e9 au cours des si\u00e8cles une disposition qu&rsquo;on ne rencontre plus gu\u00e8re maintenant : il communique directement par derri\u00e8re avec la rue Mazarine par l&rsquo;immeuble&nbsp;&nbsp;du n\u00b0 22. Ce dernier qui reste tel qu&rsquo;il \u00e9tait au XVIIe si\u00e8cle a partag\u00e9 bien souvent ses propri\u00e9taires avec ceux de son voisin.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces deux maisons ont donc des histoires si fortement imbriqu\u00e9es que nous ne s\u00e9parerons pas ces soeurs siamoises et nous les ferons revivre ensemble.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-background\" style=\"background-color:#f5ba83;font-size:26px\">1532-1542 Gilles Le Maistre<\/p>\n\n\n\n<p>Gilles le Maistre qui est \u00e9voqu\u00e9 dans l&rsquo;histoire g\u00e9n\u00e9rale de la rue de Seine bailla le\u00a0\u00a027 janvier 1542 (n.s.) \u00e0 une certain Guillaume Fournier, ma\u00eetre charpentier de grande cogn\u00e9e,\u00a0\u00a0le lot qui recouvre et d\u00e9passe actuellement largement les 21 rue de Seine et 22 rue Mazarine puisqu&rsquo;il avait une surface de 258 toises (1000 m2 environ)<sup id=\"rf1-446\"><a href=\"#fn1-446\" title=\"A.N ; M.C. VIII\/288, Bail de Gilles Le Maistre \u00e0 Guillaume Fournier du 27\/01\/1542\" rel=\"footnote\">1<\/a><\/sup>. En v\u00e9rit\u00e9, ce terrain s&rsquo;\u00e9tendait depuis le 21 jusqu&rsquo;au 25 rue de Seine et du 22 au 26 rue Mazarine.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-background\" style=\"background-color:#f5ba83;font-size:26px\">1542-1582 La famille Fournier<\/p>\n\n\n\n<p>Guillaume Fournier dut verser&nbsp;&nbsp;\u00e0 Gilles La Maistre 12 livres 18 sols de rente annuelle et&nbsp;&nbsp;2 sols 8 deniers de cens aux bons moines de l\u2019abbaye. Il promit d&rsquo;entourer sa pi\u00e8ce de terre de bonnes murailles et d&rsquo;y construire dans les deux ans une maison \u00ab\u00a0manable\u00a0\u00bb<sup id=\"rf2-446\"><a href=\"#fn2-446\" title=\"habitable\" rel=\"footnote\">2<\/a><\/sup>. Ses voisins \u00e9taient \u00e0 l\u2019\u00e9poque Claude Billart \u00e0 gauche et Jean Duchesne \u00e0 droite.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1548, il figure encore sur le cueilleret de l\u2019abbaye mais Jacques Legros, marchand de soie rempla\u00e7ait Claude Billart<sup id=\"rf3-446\"><a href=\"#fn3-446\" title=\"A.N . ; LL1125\" rel=\"footnote\">3<\/a><\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"567\" height=\"235\" src=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/DecG_FournierW.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-429\" srcset=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/DecG_FournierW.jpg 567w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/DecG_FournierW-300x124.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 567px) 100vw, 567px\" \/><figcaption>D\u00e9claration concernant Guillaume Fournier (A.N. ; LL1125)<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><em>De Guillaume Fournier charpentier pour sa maison, jardin et lieu, comme il se comporte contenant 258 toises tenant d&rsquo;une part aux h\u00e9ritiers feu Jehan Bastier, d&rsquo;autre part \u00e0 Jacques Legros. Qui doit de cens chacun an icelluy, jour sainct Remy \u00e0 sa mesure et prix dessus dict : 2 sols 6 deniers obole<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 sa mort, il y eut&nbsp;&nbsp;partage dans le sens de la longueur du terrain puisque Paul Fournier, ma\u00eetre charpentier,&nbsp;&nbsp;eut la maison qui \u00e9tait sur l\u2019emprise du 21 rue de Seine et du 22 rue Mazarine tandis qu&rsquo;\u00e0 Louis Fournier \u00e9chut la maison qui la suivait en allant vers la rue de Bussy et \u00e0 Jean s&rsquo;installa dansla maison suivante.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"223\" height=\"370\" src=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/Plan-FournierW.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-438\" srcset=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/Plan-FournierW.jpg 223w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/Plan-FournierW-181x300.jpg 181w\" sizes=\"(max-width: 223px) 100vw, 223px\" \/><figcaption><em>La r\u00e9partition apr\u00e8s partage<\/em>.  <em>Jean rach\u00e8tera plus tard la part de Paul<\/em><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Paul Fournier vendit sa maison&nbsp;&nbsp;le 7 d\u00e9cembre 1575 \u00e0 son fr\u00e8re Jean, aussi ma\u00eetre charpentier, qui lui-m\u00eame la revendit 7 ans plus tard, le 7 avril 1582, \u00e0 Alexandre de Montmiral<sup id=\"rf4-446\"><a href=\"#fn4-446\" title=\"A.N., M.C., LI\/4, Vente de A. de Montmiral \u00e0 D. et A. Cattier du 1\/04\/1602\" rel=\"footnote\">4<\/a><\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-background\" style=\"background-color:#f5ba83;font-size:26px\">1582-1602 Alexandre de Montmiral<\/p>\n\n\n\n<p>Sim\u00e9on-Alexandre de Montmiral alla habiter avec sa femme, Jeanne de Charbiny, dans la maison, qui \u00e9tait construite \u00e0 cette \u00e9poque. Mais quand il devint le charg\u00e9 d\u2019affaires de Louise de Bretagne-Avangour, veuve de Gui de Castelnau-Clermont, le couple s\u2019installa au ch\u00e2teau de Castelnau-Bretonou o\u00f9 sa femme devint dame de compagnie de la ch\u00e2telaine. \u00c0 cette p\u00e9riode, le si\u00e8ge de Paris par Henri IV faisait beaucoup de d\u00e9g\u00e2ts dans la rue de Seine. La maison des Montmiral fut ruin\u00e9e et c\u2019est une simple place vide o\u00f9 ne restait que du pl\u00e2tre que les Montmiral vendirent en 1602<sup id=\"rf5-446\"><a href=\"#fn5-446\" title=\"A.N. ; M.C. ; LI\/4 vente de Montmiral aux fr\u00e8res Cattier du premier avril 1602\" rel=\"footnote\">5<\/a><\/sup> .<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"276\" height=\"194\" src=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/Castelnau-BretenouxW.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-425\"\/><figcaption><em>Ch\u00e2teau de Castelnau-Bretonou<\/em><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p class=\"has-background\" style=\"background-color:#f5ba83;font-size:26px\">1602-1664 La famille Cattier<\/p>\n\n\n\n<p>Les acheteurs \u00e9taient Agg\u00e9e et Daniel Cattier, deux fr\u00e8res ma\u00eetres \u00e9mailleurs en terre et huguenots surcroit. Ils venaient de Picardie et pay\u00e8rent comptant 250 \u00e9cus soleil le terrain et s\u2019engag\u00e8rent \u00e0 y construire. Ils n\u2019\u00e9taient pas riches, ils \u00e9difi\u00e8rent donc tout d&rsquo;abord une seule maison, du c\u00f4t\u00e9 des foss\u00e9s d\u2019entre les portes de Bussy et de Nesle (maintenant rue Mazarine). La maison \u00e9troite (deux trav\u00e9es de large) mais profonde comportait deux \u00e9tages et un grenier. La longue all\u00e9e qui la traversait conduisait \u00e0 une cour bord\u00e9e d\u2019un c\u00f4t\u00e9 d\u2019une galerie avec des si\u00e8ges d\u2019aisance et de l\u2019autre d&rsquo;un appentis avec une cuisine et un galetas au-dessus. Suivaient une mont\u00e9e hors-\u0153uvre et un deuxi\u00e8me petit \u00e9difice \u00e0 un \u00e9tage et grenier au-dessus. Au-del\u00e0 se trouvait un jardin avec un puits et un appentis qui abritait leurs fourneaux. Les deux fr\u00e8res n&rsquo;en firent commencer la construction qu&rsquo;en 1607 qui leur co\u00fbt\u00e8rent la somme de 1450 livres tournois\u00a0\u00a0<sup id=\"rf6-446\"><a href=\"#fn6-446\" title=\"A.N. ; M.C. ; CXXII\/378, devis d&rsquo;ouvrages du 21 mai 1697\" rel=\"footnote\">6<\/a><\/sup>. Auparavant, ils avaient fait \u00e9difier le mur de s\u00e9paration avec leur voisin vers la Seine M. Hellot qui leur fut factur\u00e9 90 livres tournois dont ils se firent rembourser la moiti\u00e9 par ce dernier<sup id=\"rf7-446\"><a href=\"#fn7-446\" title=\"A.N.; M.C. ; CXXII\/1558, remboursement par M. Hellot de la moiti\u00e9 du mur mitoyen du 30 octobre 1606\" rel=\"footnote\">7<\/a><\/sup> .<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"351\" height=\"149\" src=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/SignCattierW-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-450\" srcset=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/SignCattierW-1.jpg 351w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/SignCattierW-1-300x127.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 351px) 100vw, 351px\" \/><figcaption><em>Signatures au bas du contrat (Descamyn est le procureur de Montmiral)<\/em><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Pour am\u00e9liorer leurs affaires, les fr\u00e8res Cattier lou\u00e8rent en 1610, une partie de leur maison sur les foss\u00e9s \u00e0 Gilles Ranisant, gentilhomme suivant le roi, pour 225 livres de loyer par an<sup id=\"rf8-446\"><a href=\"#fn8-446\" title=\"A.N., M.C., CXXII\/388, bail du 18 mars 1610\" rel=\"footnote\">8<\/a><\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"449\" height=\"469\" src=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/Plan-des-21-a-25W.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-777\" srcset=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/Plan-des-21-a-25W.jpg 449w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/Plan-des-21-a-25W-287x300.jpg 287w\" sizes=\"(max-width: 449px) 100vw, 449px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>En 1606, Daniel Cattier prit femme en la personne de Marie Greban qui \u00e9tait l fille d\u2019un horloger du roi<sup id=\"rf9-446\"><a href=\"#fn9-446\" title=\"A.N.,M.C., XLIX\/259, contrat de mariage Cattier\/Greban du 24 f\u00e9vrier 1606\" rel=\"footnote\">9<\/a><\/sup>. Quatre enfants furent les fruits de ces \u00e9pousailles : Philippe qui devint avocat en Parlement, Marie qui \u00e9pousa Jean Blisson, marchand et bourgeois de Paris, Daniel dont on ne sait rien et Anne, la plus jeune, qui \u00e9pousa\u00a0\u00a0Pierre Elle dit Ferdinand, peintre du roi<sup id=\"rf10-446\"><a href=\"#fn10-446\" title=\"Voir l&rsquo;histoire du 47 rue de Seine\" rel=\"footnote\">10<\/a><\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<p>Cinq ans plus tard, son fr\u00e8re Agg\u00e9e Cattier \u00e9pousa Louise Dallemaigne, fille d\u2019un chirurgien jur\u00e9 en l\u2019Universit\u00e9 de Paris<sup id=\"rf11-446\"><a href=\"#fn11-446\" title=\"A.N., M.C., IX\/82, contrat de mariage Cattier\/Dallemaigne du 3 janvier 1611\" rel=\"footnote\">11<\/a><\/sup>. Les jeunes mari\u00e9s eurent aussi trois enfants : Isaac qui devint docteur en m\u00e9decine, Agg\u00e9e qui exer\u00e7a la profession d\u2019orf\u00e8vre et enfin Marie qui \u00e9pousa Jean Boursin, aussi orf\u00e8vre de son \u00e9tat.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"567\" height=\"295\" src=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/MarDalemagneW.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-434\" srcset=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/MarDalemagneW.jpg 567w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/MarDalemagneW-300x156.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 567px) 100vw, 567px\" \/><figcaption>S<em>ignatures du contrat de mariage d&rsquo;Agg\u00e9e Cattier avec Louise Dallemaigne en 1611<\/em><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Maintenant que deux familles \u00e9taient fond\u00e9es, une nouvelle maison fut construite du c\u00f4t\u00e9 de la rue de Seine. Le b\u00e2timent avait deux trav\u00e9es de large seulement et deux \u00e9tages de hauteur dont un en galetas, et un grenier. Une all\u00e9e le traversait avec d\u2019un c\u00f4t\u00e9 une boutique et une petite salle et de l\u2019autre, une cuisine, un escalier pour monter aux \u00e9tages et un \u00ab si\u00e8ge de priv\u00e9 \u00bb \u00e0 c\u00f4t\u00e9. En dessous, on trouvait des caves. Au bout de l\u2019all\u00e9e, il y avait la cour avec son puits et au fond une petite construction avec un cellier au rez-de-chauss\u00e9e, une chambre au-dessus et un grenier. Ensuite, on p\u00e9n\u00e9trait dans le jardin qui faisait un peu le no man\u2019s land entre les maisons des rues de Seine et Mazarine dans lequel les fr\u00e8res \u00e9mailleurs avaient install\u00e9 leur four.<\/p>\n\n\n\n<p>Les affaires semblent bien marcher pour Daniel puisqu&rsquo;il acheta en 1612 une loge \u00e0 la foire Saint-Germain qu&rsquo;il paya 1500 livres.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1613, les deux fr\u00e8res d\u00e9cid\u00e8rent de sortir de l&rsquo;indivision dans laquelle ils se trouvaient afin que chacun puisse vivre en ses murs.\u00a0\u00a0Agg\u00e9e prit possession de la maison de la rue de Seine d\u00e9crite ci-dessus avec ses d\u00e9pendances jusqu\u2019au jardin qui devint la propri\u00e9t\u00e9 de son fr\u00e8re Daniel avec la maison sur le foss\u00e9 d&rsquo;entre les portes de Bussy et de Nesle<sup id=\"rf12-446\"><a href=\"#fn12-446\" title=\"rue Mazarine\" rel=\"footnote\">12<\/a><\/sup> et ses d\u00e9pendances<sup id=\"rf13-446\"><a href=\"#fn13-446\" title=\"A.N., M.C., CXXII\/1580, partage du 17 juillet 1613\" rel=\"footnote\">13<\/a><\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<p>Daniel Cattier mourut en 1642 en sa maison rue du foss\u00e9 d&rsquo;entre les portes de Bussy et de Nesle. Son inventaire montre que Daniel vivait confortablement de ses \u00e9maux. Il s&rsquo;\u00e9tait fait un bel int\u00e9rieur, pouvait manger dans  la vaisselle d&rsquo;argent et poss\u00e9dait chez lui \u00e0 sa mort en esp\u00e8ces la coquette somme de pr\u00e8s de 10 000 livres.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le destin de la maison rue de Seine<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Du c\u00f4t\u00e9 de chez Agg\u00e9e, \u00e0 la mort de leurs parents, les trois enfants se partag\u00e8rent leurs biens le 16 janvier 1643<sup id=\"rf14-446\"><a href=\"#fn14-446\" title=\"A.N. Z1j\/261, 16\/01\/1643, partage des biens d&rsquo;Agg\u00e9e Cattier\" rel=\"footnote\">14<\/a><\/sup>. Ce fut Agg\u00e9e fils, marchand orf\u00e8vre, qui eut&nbsp;&nbsp;la maison. Il n&rsquo;en profita qu&rsquo;une dizaine d&rsquo;ann\u00e9es puisqu&rsquo;il mourut vers 1655, sans descendance.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 25 ao\u00fbt 1655, Isaac et Marie&nbsp;&nbsp;proc\u00e9d\u00e8rent au partage des biens de leur fr\u00e8re. La maison fut attribu\u00e9e \u00e0 Jean Boursin et Marie Cattier, sa femme<sup id=\"rf15-446\"><a href=\"#fn15-446\" title=\"A.N., M.C. : XVII\/7, partage du 25\/08\/1655\" rel=\"footnote\">15<\/a><\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<p>Le couple n\u2019habitait pas l\u00e0 et la maison \u00e9tait lou\u00e9e depuis fort longtemps pour 600 livres par an au sieur Dallemaigne, ma\u00eetre barbier chirurgien et probablement un parent. Jean Boursin lui renouvellera son bail le 14 ao\u00fbt 1660, pour cinq ans, somme qui sera un peu plus tard port\u00e9e \u00e0 700 livres<sup id=\"rf16-446\"><a href=\"#fn16-446\" title=\"A.N., M.C. : XXXIII\/1664-1812, bail du 14\/08\/1660\" rel=\"footnote\">16<\/a><\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<p>H\u00e9las, malgr\u00e9 ce revenu, des difficult\u00e9s financi\u00e8res survinrent. Le 25 mars 1664, ils vendirent leur maison \u00e0 un certain sieur Bourdelin, apothicaire, pour la somme de 16 000 livres<sup id=\"rf17-446\"><a href=\"#fn17-446\" title=\"A.N. ; M.C. ; VI\/402, vente de la maison rue de Seine par Jean Boursin \u00e0 Claude Bourdelin le 25\/03\/1664\" rel=\"footnote\">17<\/a><\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-background\" style=\"background-color:#f5ba83;font-size:26px\">1664-1812. Pendant pr\u00e8s de 150 ans, la famille Bourdelin&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;La vente se fit moyennant 16 000 livres. Claude Bourdelin \u00e9tait apothicaire de son \u00e9tat. Selon l&rsquo;\u00e9loge qui fut prononc\u00e9 \u00e0 sa mort par Fontenelle, Claude Bourdelin \u00e9tait n\u00e9 \u00e0 Villefranche de Beaujolais en 1621. Devenu orphelin tr\u00e8s jeune, il fut emmen\u00e9 \u00e0 Paris par son tuteur et apprit, dit-on, le grec et le latin afin d&rsquo;exercer la pharmacie et la chimie<\/p>\n\n\n\n<p>Il fut d&rsquo;abord apothicaire chez Monsieur, fr\u00e8re du roi et acquit rapidement la r\u00e9putation d&rsquo;un homme fort savant. Cependant, lorsque Gaston d\u2019Orl\u00e9ans fut m\u00eal\u00e9 \u00e0 la Fronde, il prit peur et alla installer son apothicairerie dans l&rsquo;h\u00f4tel de Liancourt, rue de Seine. L\u2019affaire des&nbsp;<em>Provinciales<\/em>&nbsp;toucha le duc qui dut s&rsquo;exiler en son ch\u00e2teau du Beauvaisis. Fid\u00e8le, Claude Bourdelin le suivit mais s\u2019ennuyant profond\u00e9ment, il alla installer une apothicairerie \u00e0 Senlis o\u00f9 la bonne soci\u00e9t\u00e9 se mit en quatre pour faire rencontrer \u00e0 cet homme de quarante ans une \u201cbonne personne\u201d \u00e0 marier. Elle lui choisit Madeleine de La Mothe, de vingt-deux ans sa cadette ! Il l&rsquo;\u00e9pousa le 10 f\u00e9vrier 1662. Le premier enfant se fit attendre cinq longues ann\u00e9es, ce qui n\u2019\u00e9tait point \u00e9tonnant puisqu\u2019il laissait&nbsp;&nbsp;la plupart du temps sa femme seule \u00e0 Senlis car \u00e0 la mort de Gaston d\u2019Orl\u00e9ans il avait fait transf\u00e9rer sa charge aupr\u00e8s de Philippe d\u2019Orl\u00e9ans<sup id=\"rf18-446\"><a href=\"#fn18-446\" title=\"Beaucoup de ces renseignements sont extraits de l\u2019article de M. de Redinger paru dans les Informations pharmaceutiques, bulletin n\u00b0236, 09\/1980\" rel=\"footnote\">18<\/a><\/sup>. C\u2019est alors qu\u2019il acheta la maison de la rue de Seine, juste en face de son cher h\u00f4tel de Liancourt.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"425\" height=\"328\" src=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/apothicairerieW.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-422\" srcset=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/apothicairerieW.jpg 425w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/apothicairerieW-300x232.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 425px) 100vw, 425px\" \/><figcaption><em>Une apothicairerie<\/em><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>A la fondation de l&rsquo;Acad\u00e9mie Royale en 1666, Colbert l&rsquo;y appela en qualit\u00e9 de chimiste. Il en devint un des plus distingu\u00e9s de ses membres et travailla avec une ardeur hors du commun puisqu&rsquo;il pr\u00e9senta&nbsp;&nbsp;\u00e0 ses confr\u00e8res plus de deux mille analyses.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"567\" height=\"286\" src=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/Pres_AcademieW.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-440\" srcset=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/Pres_AcademieW.jpg 567w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/Pres_AcademieW-300x151.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 567px) 100vw, 567px\" \/><figcaption><em>Pr\u00e9sentation au roi des membres de l&rsquo;Acad\u00e9mie des Sciences (Testelin)<\/em><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>De Madeleine de La Mothe, il eut deux fils, Claude II et Fran\u00e7ois. Claude II, l\u2019a\u00een\u00e9, \u00e9tait un scientifique tr\u00e8s pr\u00e9coce tandis que Fran\u00e7ois, le cadet, avait des go\u00fbts qui le portaient plut\u00f4t vers les lettres et surtout les langues \u00e9trang\u00e8res, ce qui plaisait bien moins \u00e0 son p\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Il&nbsp;&nbsp;acheta en 1690 par adjudication la maison qui \u00e9tait derri\u00e8re la sienne, sur les foss\u00e9s de la Ville (maintenant rue Mazarine) . En effet, lors du d\u00e9c\u00e8s de Daniel Cattier, il y eut partage<sup id=\"rf19-446\"><a href=\"#fn19-446\" title=\"A.N. : Z1j\/261, estimation du 16\/01\/1643\" rel=\"footnote\">19<\/a><\/sup>. Elle \u00e9chut alors \u00e0 Jean Blisson et Marie Cattier, sa femme. \u00c0 la mort de sa femme, ce dernier fit une d\u00e9claration \u00e0 l&rsquo;abbaye de Saint-Germain-des-Pr\u00e9s qui la d\u00e9crivait ainsi : \u00a0\u00bb&nbsp;<em>consistant en un corps de logis de deux trav\u00e9es de profondeur couverte de thuilles en comble \u00e0 esgoust sur lad rue et sur la court appliqu\u00e9 au rez-de-chauss\u00e9e \u00e0 une petite boutique seppar\u00e9e en deux d\u2019une cloison de massonnerie et charpentes, une salle au derri\u00e8re de lad boutique, une all\u00e9e \u00e0 cost\u00e9 d\u2019icelle, une escurie attenant sur la rue, quatre berceaux de cave soubz led rez-de-chauss\u00e9e, trois estages audessus dud rez-de-chauss\u00e9e et aultres lieux , appartenances et despendances ainsy qu\u2019elle se poursuit et comporte, tenant d\u2019une part au sieur de Riancourt, auditeur des Comptes, d\u2019aultre au S. Gayant, chyrurgien, d\u2019un bout par derri\u00e8re au S. Bourdelin\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Ensuite&nbsp;&nbsp;la maison appartint \u00e0 ses deux filles Anne et Judith dont le tuteur&nbsp;&nbsp;la vendit la 4 f\u00e9vrier 1690 \u00e0 Claude Bourdelin pour la modeste somme de 7 250 livres&nbsp;&nbsp;<sup id=\"rf20-446\"><a href=\"#fn20-446\" title=\"A.N. ; Y 3420, proc\u00e8s-verbal d\u2019adjudication \u00e0 Claude Bourdelin du 4\/02\/1690\" rel=\"footnote\">20<\/a><\/sup>. Ainsi l\u2019ensemble revint entre les mains d\u2019un seul propri\u00e9taire comme au temps des premiers Cattier.<\/p>\n\n\n\n<p>Claude Bourdelin atteint ainsi doucement ses 70 ans. Le grand \u00e2ge a aussi ses joies. C\u2019est ainsi qu\u2019il vit son fils a\u00een\u00e9 Claude II devenir docteur en m\u00e9decine de la Facult\u00e9 de Paris et s\u2019unir \u00e0 Fran\u00e7oise Claire Mercier.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"510\" height=\"273\" src=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/LiancourtSilvestreW.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-433\" srcset=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/LiancourtSilvestreW.jpg 510w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/LiancourtSilvestreW-300x161.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 510px) 100vw, 510px\" \/><figcaption><em>Le ch\u00e2teau de Liancourt par Isra\u00ebl Silvestre<\/em><br><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Malheureusement, un soir d\u2019automne de 1699, notre ami qui avait maintenant 78 ans prit froid et mourut. On \u00e9tait le 15 octobre. Le 2 septembre pr\u00e9c\u00e9dent&nbsp;&nbsp;il avait lu et d\u00e9montr\u00e9 \u00e0 ses coll\u00e8gues son analyse sur la dilatation du sang.<\/p>\n\n\n\n<p>Malheureusement, un soir d\u2019automne de 1699, notre ami qui avait maintenant 78 ans prit froid et mourut. On \u00e9tait le 15 octobre. Le 2 septembre pr\u00e9c\u00e9dent&nbsp;&nbsp;il avait lu et d\u00e9montr\u00e9 \u00e0 ses coll\u00e8gues son analyse sur la dilatation du sang.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce fut Fontenelle qui pronon\u00e7a son \u00e9loge \u00e0 l&rsquo;Acad\u00e9mie des Sciences.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-background\" style=\"background-color:#f5ba83\"><strong>La deuxi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration : Claude II, m\u00e9decin de la duchesse de Bourgogne<\/strong><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"425\" height=\"494\" src=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/claudeIIW.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-428\" srcset=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/claudeIIW.jpg 425w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/claudeIIW-258x300.jpg 258w\" sizes=\"(max-width: 425px) 100vw, 425px\" \/><figcaption><em>Claude II Bourdelin, m\u00e9decin<\/em><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Son fils Claude II fit une carri\u00e8re fulgurante : en 1699, il entra \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie des Sciences comme anatomiste. Quatre ans plus tard, il acheta la charge de m\u00e9decin ordinaire de la duchesse de Bourgogne. \u00c0 la mort de Bourdelot,&nbsp;&nbsp;premier m\u00e9decin, la princesse proposa elle-m\u00eame au Roi le nom de Bourdelin. Il devint donc en 1708 le premier m\u00e9decin de la Dauphine, celle que Louis XIV aimait tant.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"510\" height=\"262\" src=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/honoduchesseW.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-431\" srcset=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/honoduchesseW.jpg 510w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/honoduchesseW-300x154.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 510px) 100vw, 510px\" \/><figcaption><em>Un relev\u00e9 d&rsquo;honoraires pour Claude Bourdelin, m\u00e9decin de la duchesse d&rsquo;Orl\u00e9ans<\/em><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Quelles \u00e9motions s\u2019empar\u00e8rent de lui lors de sa prestation de serment ? lorsqu&rsquo;il se trouva \u00e0 genoux sur \u00ab\u00a0un carreau de velours<sup id=\"rf21-446\"><a href=\"#fn21-446\" title=\"C&rsquo;est tout simplement un coussin\" rel=\"footnote\">21<\/a><\/sup> \u00a0\u00bb aux pieds de la Dauphine et que le secr\u00e9taire des commandements pronon\u00e7a alors les paroles du serment :&nbsp;&nbsp;&nbsp;\u00ab Vous jurez et promettez \u00e0 Dieu de bien et fid\u00e8lement servir Madame la Duchesse de Bourgogne en l\u2019estat et charge de son&nbsp;&nbsp;premier m\u00e9decin dont le Roy vous a pourvu \u2026 \u00bb&nbsp;&nbsp;.<\/p>\n\n\n\n<p>Les honoraires qu\u2019il re\u00e7ut \u00e0 partir de ce jour furent \u00e0 la hauteur de ses hautes responsabilit\u00e9s, pr\u00e8s de 5 400 livres par an.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 la fin de l&rsquo;ann\u00e9e 1692, Claude II \u00e9pousa Fran\u00e7oise Claire Mercier, fille de Louis Mercier, bourgeois de Paris et de Genevi\u00e8ve Guid\u00e9 qui amenait une dot confortable de 30 000 livres et des esp\u00e9rances. Les parents du futur \u00e9poux donnait aussi 30 000 livres dont la maison de la rue Mazarine estim\u00e9e \u00e0 20 000 livres dans la contrat de mariage<sup id=\"rf22-446\"><a href=\"#fn22-446\" title=\"A.N. ; M.C. ; XLIV\/119, contrat de mariage du 19 novembre 1692\" rel=\"footnote\">22<\/a><\/sup>. Il est int\u00e9ressant pour la suite des \u00e9v\u00e9nements que signait au contrat Louis Stocq sieur de Rumilly, grand-oncle du futur.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab\u00a0Les esp\u00e9rances\u00a0\u00bb ne tard\u00e8rent pas \u00e0 se concr\u00e9tiser en une maison situ\u00e9e rue du S\u00e9pulcre (l&rsquo;actuelle rue du Dragon).<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s la disparition de leur m\u00e8re, les deux fr\u00e8res, Claude et Fran\u00e7ois, sign\u00e8rent, en 1707, une convention de partage dont ils excluaient la maison de la rue de Seine qu\u2019ils lou\u00e8rent au sieur Pradinac, apothicaire, puisque aucun d&rsquo;entre eux n&rsquo;habitait alors \u00e0 Paris. Claude II \u00e9tait pr\u00e8s la cour et Fran\u00e7ois, son fr\u00e8re, r\u00e9sidait au Danemark. Cependant, trois ans plus tard, Claude II qui poss\u00e9dait d\u00e9j\u00e0 l\u2019immeuble de la rue Mazarine&nbsp;&nbsp;racheta sa part \u00e0 son fr\u00e8re pour 10 000 livres et devint ainsi le propri\u00e9taire d&rsquo;un bien immobilier allant de la rue Mazarine \u00e0 la rue de Seine..<\/p>\n\n\n\n<p>Pour accomplir tous les devoirs de sa charge \u00e0 Versailles, Claude II prenait beaucoup de caf\u00e9 pour \u201cs\u2019emp\u00eacher de dormir\u201d et rattraper le sommeil qui lui manquait, il s\u2019adonnait de plus \u00e0 l\u2019opium. L\u2019association n\u2019\u00e9tait pas des meilleures ! Apr\u00e8s \u00eatre tomb\u00e9 par degr\u00e9s dans une grande ext\u00e9nuation\u201c, il mourut \u00e0 Versailles \u201cd\u2019hydropisie de poitrine\u201d le 20 avril 1711.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"567\" height=\"313\" src=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/ActeDC-CLAUDEIIW.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-421\" srcset=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/ActeDC-CLAUDEIIW.jpg 567w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/ActeDC-CLAUDEIIW-300x166.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 567px) 100vw, 567px\" \/><figcaption><em>Acte de d\u00e9c\u00e8s de Claude Bourdelin (Etat civil des Archives d\u00e9partementales des Yvelines- Versailles)<\/em><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Il laissait un fils a\u00een\u00e9 de quatorze ans, Louis-Claude, un cadet Henry-Fran\u00e7ois, \u00e2g\u00e9 de deux ans, ainsi qu&rsquo;une veuve \u00ab joyeuse \u00bb qui ne tarda pas \u00e0 \u00e9pouser un beau militaire fort dispendieux.<\/p>\n\n\n\n<p>Quant \u00e0 Fran\u00e7ois, son fr\u00e8re, il eut une vie assez chaotique.\u00a0\u00a0Comme dans son jeune \u00e2ge il accompagnait son p\u00e8re dans tous ses voyages il prit le go\u00fbt des langues, et  apprit l\u2019anglais, l\u2019allemand, l\u2019italien, l\u2019espagnol et m\u00eame quelques rudiments d\u2019arabe. Il devint secr\u00e9taire d\u2019ambassade aupr\u00e8s de M. de Bonrepos, ambassadeur au Danemark. Mais de sant\u00e9 fragile, il dut rentrer en France au bout de 18 mois et devint conseiller au Ch\u00e2telet. Mais cela ne lui plaisait gu\u00e8re. Il devint traducteur des d\u00e9p\u00eaches de M. de Pontchartrain, son ami. Il eut alors un autre d\u00e9sir, celui d\u2019\u00eatre employ\u00e9 dans des n\u00e9gociations. Il prit alors la charge de gentilhomme ordinaire du roi<sup id=\"rf23-446\"><a href=\"#fn23-446\" title=\"AN,\u00a0\u00a0\u00a0O1 53 f\u00b0106\" rel=\"footnote\">23<\/a><\/sup>, pensant que le cr\u00e9dit de son fr\u00e8re aupr\u00e8s de la Dauphine lui apporterait des missions.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"723\" height=\"208\" src=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/Brevet-gentilhommeW.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-458\" srcset=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/Brevet-gentilhommeW.jpg 723w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/Brevet-gentilhommeW-300x86.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 723px) 100vw, 723px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>H\u00e9las, en 1711 son fr\u00e8re mourut et la Dauphine d\u00e9c\u00e9da en 1712. D\u00e9courag\u00e9, il se maria et acheta une terre pr\u00e8s de Paris. L\u2019heureuse \u00e9lue \u00e9tait Anne Fran\u00e7oise Brion dont il aura un gar\u00e7on, Albert-Fran\u00e7ois. Quant \u00e0 la terre, nous ne savons o\u00f9 elle se situait, mais c&rsquo;est peut-\u00eatre \u00e0 Rumilly puisqu&rsquo;il prit le nom de Bourdelin de Rumilly. Cet achat lui causait une multitude de soucis et de fatigues. Son ancienne langueur lui revint, la fi\u00e8vre s\u2019y joignit et l\u2019emporta en moins de trois semaines. Il mourut le 24 mai 1717, \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 49 ans. Son fils Albert-Fran\u00e7ois n&rsquo;avait que dix mois !<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-background\" style=\"background-color:#f5ba83\"><strong>La troisi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration : Louis-Claude, m\u00e9decin des filles de Louis XV.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-media-text alignwide is-stacked-on-mobile\"><figure class=\"wp-block-media-text__media\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"225\" height=\"303\" src=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/Claude-FrsW-1-e1602252591572.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-459 size-full\"\/><\/figure><div class=\"wp-block-media-text__content\">\n<p class=\"has-normal-font-size\">Louis-Claude Bourdelin, le fils de Claude II, fut admis en 1725 \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie des Sciences, \u00e0 29 ans seulement. Il devint ensuite doyen de la Facult\u00e9 de M\u00e9decine, puis professeur au Jardin du Roy en 1743. Sa carri\u00e8re atteint son sommet lorsqu\u2019en 1761 il fut nomm\u00e9 premier m\u00e9decin de Mesdames les filles de Louis XV.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1740, avec son fr\u00e8re Henry Fran\u00e7ois, ils d\u00e9cid\u00e8rent de partager les maisons de la rue de Seine et de la rue Mazarine<\/p>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p> Le partage fut sign\u00e9, devant Me de Savigny, le 30 juillet 1740.\u00a0\u00a0La maison de la rue de Seine \u00e9chut \u00e0 Henry-Fran\u00e7ois et celle de la rue Mazarine devint la propri\u00e9t\u00e9 de Louis-Claude.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1740, avec son fr\u00e8re Henry Fran\u00e7ois, ils d\u00e9cid\u00e8rent de partager les maisons de la rue de Seine et de la rue Mazarine. Le partage fut sign\u00e9, devant Me de Savigny, le 30 juillet 1740.&nbsp;&nbsp;La maison de la rue de Seine \u00e9chut \u00e0 Henry-Fran\u00e7ois et celle de la rue Mazarine devint la propri\u00e9t\u00e9 de Louis-Claude.<\/p>\n\n\n\n<p>Sa vie ne fut pas un long fleuve tranquille. En 1732, il perdit son beau-p\u00e8re, le sieur Hardy, qui avait dissip\u00e9 la fortune de sa m\u00e8re et laissait des dettes consid\u00e9rables qu\u2019il fallut rembourser.<\/p>\n\n\n\n<p>Il vit aussi disparaitre Henry-Fran\u00e7ois Bourdelin de Rumilly, son jeune fr\u00e8re de 13 ans son cadet, son disciple aim\u00e9 entre tous,&nbsp;&nbsp;docteur r\u00e9gent de la facult\u00e9 de m\u00e9decine promis \u00e0 une brillante carri\u00e8re qui mourut en f\u00e9vrier 1750 \u00e0 l\u2019\u00e2ge de quarante ans et qui laissait de son mariage avec Marie-Madeleine Quignon. deux enfants, Ad\u00e9la\u00efde-Madeleine et Louis-Fran\u00e7ois <\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;Claude-Louis en devint le tuteur et les aima comme ses enfants, lui qui n&rsquo;en avait pas. Il prit aussi soin de sa belle-s\u0153ur qui \u00e9tait dans une situation financi\u00e8re d\u00e9licate : elle avait bien les revenus des locataires de la maison de la rue de Seine : Desissard, apothicaire, louait une des boutiques tandis que l\u2019autre \u00e9tait lou\u00e9e par Trucheau, cordonnier. Les Charpentier occupaient au second un appartement sur le devant, un abb\u00e9 nomm\u00e9 Picard logeait sur le derri\u00e8re, demoiselle Fasquel occupait le troisi\u00e8me \u00e9tage tandis que le sieur Bourbonnier louait le quatri\u00e8me. Tous ces loyers rapportaient, bon an mal an, 1050 livres. Mais cela ne suffisait pas : elle se r\u00e9signa \u00e0 quitter l\u2019appartement du premier \u00e9tage sur la rue de Seine, dont le loyer \u00e9tait estim\u00e9 \u00e0 350 livres par an pour s\u2019installer dans celui du second du b\u00e2timent sur la cour. Il fallait \u00e9conomiser \u2026<\/p>\n\n\n\n<p>En l\u2019\u00e9t\u00e9 1762, alors que Louis-Claude suivait Mesdames les filles de Louis XV \u00e0 Plombi\u00e8res, sa femme tomba gravement malade.&nbsp;&nbsp;Il la confia aux soins de son aide nomm\u00e9 Bouvart. Le 12 ao\u00fbt,&nbsp;&nbsp;se sentant au plus mal, elle r\u00e9digea son testament d\u2019une \u00e9criture trembl\u00e9e. Une quinzaine de jours apr\u00e8s, elle rendait son \u00e2me \u00e0 Dieu. Son mari ne put se d\u00e9gager de ses obligations \u00ab \u00e9tant \u00e0 la suite de Mesdames de France \u00bb . Il se fit repr\u00e9senter \u00e0 la messe de s\u00e9pulture !<\/p>\n\n\n\n<p>Treize ans apr\u00e8s, Louis-Claude Bourdelin perdit son neveu, le seul h\u00e9ritier de son nom et son disciple. Tr\u00e8s affect\u00e9 par toutes ces disparitions, il n\u2019avait plus aucun go\u00fbt \u00e0 la vie et mourut sans post\u00e9rit\u00e9 le 13 septembre 1777.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-background\" style=\"background-color:#f5ba83\"><strong>La quatri\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration : Ad\u00e9la\u00efde-Madeleine Bourdelin<\/strong><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-media-text alignwide has-media-on-the-right is-stacked-on-mobile\"><figure class=\"wp-block-media-text__media\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"283\" height=\"314\" src=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/bellotW.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-423 size-full\" srcset=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/bellotW.jpg 283w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/bellotW-270x300.jpg 270w\" sizes=\"(max-width: 283px) 100vw, 283px\" \/><\/figure><div class=\"wp-block-media-text__content\">\n<p class=\"has-normal-font-size\">Ad\u00e9la\u00efde-Madeleine, la fille de Henry-Fran\u00e7ois Bourdelin avait \u00e9pous\u00e9 en 1765, Adrien Christophe Bellot de Busy, \u00e9cuyer, ancien lieutenant-colonel au service du roi et de la R\u00e9publique de Cologne, contr\u00f4leur g\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;extraordinaire des guerres.<\/p>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p>\u00c0 la disparition de son fr\u00e8re Louis-Fran\u00e7ois, elle \u00e9tait devenue en 1777 propri\u00e9taire de la totalit\u00e9 de l&rsquo;immeuble de la rue de Seine. La mort de son oncle lui donna celui de la rue Mazarine. Le couple s\u2019y installa.<\/p>\n\n\n\n<p>Son mari mourut \u00e0 l\u2019aube de la r\u00e9volution, en juillet 1789. Devenue veuve, elle \u00e9pousa Fran\u00e7ois-Xavier Aub\u00e9ry qui \u00e9tait un fieff\u00e9 personnage. Il fit tant et si bien qu\u2019il dressa sa femme contre ses enfants et d\u00e9pensa joyeusement la fortune, fort belle, de son \u00e9pouse. Ruin\u00e9s, le 24 octobre 1812, les \u00e9poux vendirent les maisons des rues de Seine et Mazarine. moyennant 45 000 F, ce qui \u00e9tait peu.<\/p>\n\n\n\n<p>Le couple, retir\u00e9 \u00e0 Pontoise, mourut dans la mis\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-background\" style=\"background-color:#f5ba83;font-size:26px\"><strong>1812-1819. Simon Crouillebois<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Simon Crouillebois, l\u2019acheteur, \u00e9tait entrepreneur en b\u00e2timents. Propri\u00e9taire du magnifique h\u00f4tel de Sens, il l\u2019avait vendu pour acqu\u00e9rir ces deux maisons. Celle de la rue de Seine avait alors deux corps de logis s\u00e9par\u00e9s par une petite cour et travers\u00e9s par une all\u00e9e donnant sur la cour de la maison de la rue Mazarine.<\/p>\n\n\n\n<p>Quant \u00e0 la maison de la rue Mazarine, elle consistait en un grand corps de avec des ailes en retour \u00e0 droite et \u00e0 gauche qui donnaient sur une cour avec un puits.&nbsp;&nbsp;Divers b\u00e2timents joignaient le corps de logis principal \u00e0 celui de l\u2019arri\u00e8re de la maison rue de Seine.<\/p>\n\n\n\n<p>Les \u00e9poux Crouillebois, cribl\u00e9s de dettes, ne gard\u00e8rent les lieux que 7 ans. Ils les vendirent le 9 juin 1819 au sieur Robert-Augustin Lecouturier et \u00e0 son \u00e9pouse \u00c9lisabeth-\u00c9l\u00e9onore Deslandes. Comme ils en re\u00e7urent 75 000 francs, ils faisaient ainsi une magnifique plus-value.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-background\" style=\"background-color:#f5ba83;font-size:26px\">1819-1924. La famille Lecouturier<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e8s l\u2019acte de vente sign\u00e9, les \u00e9poux s\u2019install\u00e8rent rue de Seine dans un appartement du second \u00e9tage compos\u00e9 d&rsquo;une salle \u00e0 manger donnant sur la cour, de deux chambres sur la rue, d&rsquo;une chambre donnant sur les deux cours et d&rsquo;une chambre de domestique.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Robert-Augustin Lecouturier \u00e9tait veuf sans enfant au moment de son mariage avec Elisabeth-El\u00e9onore Deslandes qui \u00e9tait veuve d&rsquo;un certain Andr\u00e9 Champoulot dont elle avait eu un enfant qui r\u00e9pondait au pr\u00e9nom \u00e9trange de D\u00e9cius. Robert-Augustin qui vivait de ses rentes eut bient\u00f4t un fils, Augustin, qui \u00e9pousera \u00c9milie-Clara Loup dont le destin sera \u00e9tonnant.<\/p>\n\n\n\n<p>Les acheteurs s\u2019install\u00e8rent rue de Seine dans un appartement du second \u00e9tage o\u00f9 Robert-Augustin d\u00e9c\u00e9da le 15 octobre 1828. <\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;inventaire<sup id=\"rf24-446\"><a href=\"#fn24-446\" title=\"&nbsp;AN, MC : ET\/LXX\/1027, 5 novembre 1828\" rel=\"footnote\">24<\/a><\/sup>&nbsp;de ses papiers nous apprend qu&rsquo;un jugement a rectifi\u00e9 son nom, qu&rsquo;il avait rembours\u00e9 aux h\u00e9ritiers d&rsquo;un certain Mr Grain une obligation de 18 000 francs qu&rsquo;Ad\u00e9la\u00efde Madeleine Bourdelin avait souscrite lors de son mariage avec Xavier Aub\u00e9ry, mari de Ad\u00e9la\u00efde Madeleine Bourdelin,qu\u2019il avait pay\u00e9 la somme de 20 000 francs \u00e0 un particulier, pour le paiement d&rsquo;une obligation souscrite par Mr Crouillebois.&nbsp;<br><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p> Sa femme recueillit la succession et s\u2019installa au 22 rue Mazarine.&nbsp;&nbsp;Elle loua verbalement \u00e0 Mr et Mme Champoulot, son fils et sa belle-fille, la totalit\u00e9 des deux immeubles, \u00e0 l&rsquo;exception bien entendu de son logement. Elle y d\u00e9c\u00e9dera le 15 mai 1844. <\/p>\n\n\n\n<p>Des papiers trouv\u00e9s lors de l&rsquo;inventaire&nbsp;&nbsp;<sup id=\"rf25-446\"><a href=\"#fn25-446\" title=\"AN, MC : ET\/LXX\/1213,&nbsp;&nbsp;23 mai 1844\" rel=\"footnote\">25<\/a><\/sup> font \u00e9tat du monument fun\u00e9raire qu\u2019elle avait fait \u00e9lever pour son mari ainsi que d&rsquo;une \u00ab\u00a0permission de police\u00a0\u00bb de r\u00e9parer et faire construire dans les maisons des rues de Seine et Mazarine. Mais sur ce dernier point on n&rsquo;en sait gu\u00e8re plus &#8230;&nbsp;<br><\/p>\n\n\n\n<p>Ses h\u00e9ritiers furent les fr\u00e8res ut\u00e9rins D\u00e9cius Chaupoulot et Augustin Lecouturier. Le&nbsp;&nbsp;partage des biens de la succession de leur m\u00e8re attribua \u00e0 Augustin Lecouturier les maisons des rues de Seine et Mazarine. Les maisons \u00e9taient estim\u00e9es \u00e0 120 000 francs lors du partage, le prix avait donc doubl\u00e9 en 25 ans.<\/p>\n\n\n\n<p>Augustin Lecouturier<sup id=\"rf26-446\"><a href=\"#fn26-446\" title=\"Il est appel\u00e9 aussi bien Couturier que Lecouturier dans les actes notari\u00e9s.\" rel=\"footnote\">26<\/a><\/sup> \u00e9tait meunier \u00e0 Saint Denis au moulin Choisel et associ\u00e9 \u00e0 Anne-\u00c9milie Saunier pour le commerce de grains et de farine et la fabrication de vermicelle.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"301\" height=\"404\" src=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/Moulin-de-choiseul.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-456\" srcset=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/Moulin-de-choiseul.jpg 301w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/Moulin-de-choiseul-224x300.jpg 224w\" sizes=\"(max-width: 301px) 100vw, 301px\" \/><figcaption><em>Moulin de Choiseul (avec l&rsquo;autorisation des Archives de la Seine-St Denis)<\/em><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Par deux actes sign\u00e9s le m\u00eame jour (9 f\u00e9vrier 1826), son associ\u00e9e fit&nbsp;&nbsp;deux transactions bizarrement assorties : elle donna en mariage Emilie-Clara Parmier Loup, sa fille de 17 ans, au sieur Augustin Lecouturier&nbsp;&nbsp;et lui vendit in petto sa part dans la soci\u00e9t\u00e9 du moulin de Choisel \u00e0 Saint-Denis<sup id=\"rf27-446\"><a href=\"#fn27-446\" title=\"A.N., M.C. : Me Herbelin, contrat de mariage du 9\/02\/1826\" rel=\"footnote\">27<\/a><\/sup>. Le couple s\u2019installa \u00e0 Royaumont, petite commune d\u2019Asni\u00e8res-sur-Oise o\u00f9 le mari d\u00e9c\u00e9dera en 1849.&nbsp;&nbsp;\u00c9milie h\u00e9rita l\u2019usufruit des immeubles, mais la nue-propri\u00e9t\u00e9 appartint \u00e0 D\u00e9cius Chaupoulot, son demi-beau-fr\u00e8re qui consentit en 1850 \u00e0 lui vendre moyennant 30 000 F.<\/p>\n\n\n\n<p>Quatre ans plus tard, en 1853, \u00c9milie Clara Parmier Loup se remaria. Cette fois-ci l\u2019\u00e9lu \u00e9tait \u00c9dm\u00e9 Vincent Grandjean-Delisle, avocat au conseil d\u2019\u00c9tat. On quittait la farine pour les hautes sph\u00e8res du droit. Ce dernier mourut le 1er juin 1859 en donnant par testament&nbsp;&nbsp;la totalit\u00e9 de l\u2019usufruit de ses biens \u00e0 \u00c9milie qui avait atteint la cinquantaine.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c9milie vivait dans l\u2019ombre lorsqu\u2019elle \u00e9pousa le 27 f\u00e9vrier 1865 \u00e0 la mairie du 9e arrondissement Jean Raymond Sigismond Alfred, comte de Salignac F\u00e9nelon, s\u00e9nateur, grand officier de la L\u00e9gion d\u2019Honneur, ancien ministre de France \u00e0 Francfort, \u00e2g\u00e9 de 55 ans, veuf et p\u00e8re de famille<sup id=\"rf28-446\"><a href=\"#fn28-446\" title=\"A.N., M.C. : II\/1137, contrat de mariage Salignac-F\u00e9nelon\/Loup du 23\/02\/1865\" rel=\"footnote\">28<\/a><\/sup>. On quittait le droit pour les hautes sph\u00e8res de la diplomatie.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"510\" height=\"649\" src=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/MariageFenelonW.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-435\" srcset=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/MariageFenelonW.jpg 510w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/MariageFenelonW-236x300.jpg 236w\" sizes=\"(max-width: 510px) 100vw, 510px\" \/><figcaption><em>Acte de mariage Loup\/Salignac-F\u00e9nelon<\/em><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Les Archives Nationales mettent \u00e0 la disposition du public les plans des maisons de Paris qui furent \u00e9tablis rue par rue entre 1822 et 1850. Le plan de la maison qui nous occupent y figurent et sont pr\u00e9sent\u00e9s \u00e0 la page suivante. Comme on pourra le constater, ils pr\u00e9sentent plusieurs d\u00e9fauts :<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Ils ne comportent pas de date,&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Ils ont subi plusieurs rectifications de num\u00e9rotation,<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Le propri\u00e9taire indiqu\u00e9 est M. Couturier &#8211; au lieu de Le Couturier.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"585\" height=\"509\" src=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/Plans-du-21-Seine-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-464\" srcset=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/Plans-du-21-Seine-1.jpg 585w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/Plans-du-21-Seine-1-300x261.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 585px) 100vw, 585px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Aussi, pour \u00e9tablir de fa\u00e7on certaine qu\u2019il s\u2019agit bien des immeubles du 21 rue de Seine et du 22 rue Mazarine, ils ont \u00e9t\u00e9 compar\u00e9s \u00e0 ceux d\u2019un plan cadastral num\u00e9rot\u00e9, \u00e9tabli par Jacoubet. On y retrouve bien le m\u00eame plan. Comme un acte notari\u00e9 indique qu\u2019un jugement du tribunal de grande instance a fix\u00e9 le nom du propri\u00e9taire comme \u00e9tant celui de Lecouturier (et non Couturier), le doute est lev\u00e9 &#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>Sur les calepins des propri\u00e9t\u00e9s b\u00e2ties de 1862, il est indiqu\u00e9 que l\u2019immeuble de la rue de Seine a une entr\u00e9e par porte d\u2019all\u00e9e et deux crois\u00e9es de face. Un premier corps de b\u00e2timent donne sur la rue, il est double en profondeur, \u00e9lev\u00e9 de quatre \u00e9tages carr\u00e9s et d\u2019un cinqui\u00e8me lambriss\u00e9. Le deuxi\u00e8me corps de b\u00e2timent se situe entre deux cours, il est de m\u00eame \u00e9l\u00e9vation.<\/p>\n\n\n\n<p>Quant au b\u00e2timent sur la rue Mazarine, il a son entr\u00e9e sur la rue par une porte coch\u00e8re dans un corps de b\u00e2timent \u00e9lev\u00e9 de trois \u00e9tages et un quatri\u00e8me lambriss\u00e9, il se poursuit en aile \u00e0 droite par un b\u00e2timent simple en profondeur. `Sur le calepin de 1876, il est inscrit qu\u2019il y a eu des modifications en 1885 : le b\u00e2timent entre deux cours a \u00e9t\u00e9 d\u00e9truit et remplac\u00e9 par un b\u00e2timent \u00e0 gauche des deux cours, simple en profondeur et de six \u00e9tages.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"567\" height=\"846\" src=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/Sommier21GTW.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-445\" srcset=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/Sommier21GTW.jpg 567w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/Sommier21GTW-201x300.jpg 201w\" sizes=\"(max-width: 567px) 100vw, 567px\" \/><figcaption><em>Sommier du 21 rue de Seine (Archives de Paris)<\/em><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>En 1862, le sommier foncier indique toujours la m\u00eame propri\u00e9taire, mais elle fait place en 1870 au comte de Salignac F\u00e9nelon qui demeure quai d&rsquo;Orsay. En 1876, un changement important intervient : le corps de b\u00e2timent entre les deux cours est barr\u00e9 et remplac\u00e9 par la mention \u201c b\u00e2timent \u00e0 gauche, simple en profondeur. Enfin en 1894 la maison est l\u00e9gu\u00e9e \u00e0 Victoire Elisa Blancard, \u00e9pouse Destrez. Elle semble comporter six \u00e9tages au lieu de cinq.<\/p>\n\n\n\n<p>Depuis 1934, d&rsquo;apr\u00e8s le cadastre, la maison appartient \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 immobili\u00e8re Seine-Mazarine \u00e0 la suite d\u2019une vente du 20 novembre1933.\u00a0<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/Sommier21B-W.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-444\" width=\"567\" height=\"756\" srcset=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/Sommier21B-W.jpg 567w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/Sommier21B-W-225x300.jpg 225w\" sizes=\"(max-width: 567px) 100vw, 567px\" \/><figcaption><em>Sommier du 21 rue de Seine<\/em><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>\u00c0 l&rsquo;heure actuelle, la maison s&rsquo;\u00e9tend toujours de la rue de Seine \u00e0 la rue Mazarine. Elle est enti\u00e8rement raval\u00e9e. Le b\u00e2timent sur rue comporte une all\u00e9e sous le b\u00e2timent qui aboutit \u00e0 une premi\u00e8re cour orn\u00e9e d\u2019une fontaine puis \u00e0 une deuxi\u00e8me cour plus vaste donnant sur un b\u00e2timent profond au bout duquel on aper\u00e7oit une magnifique porte coch\u00e8re donnant sur la rue Mazarine.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Monique ETIVANT<\/p>\n<hr class=\"footnotes\"><ol class=\"footnotes\" style=\"list-style-type:decimal\"><li id=\"fn1-446\"><p >A.N ; M.C. VIII\/288, Bail de Gilles Le Maistre \u00e0 Guillaume Fournier du 27\/01\/1542&nbsp;<a href=\"#rf1-446\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 1.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn2-446\"><p >habitable&nbsp;<a href=\"#rf2-446\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 2.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn3-446\"><p >A.N . ; LL1125&nbsp;<a href=\"#rf3-446\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 3.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn4-446\"><p >A.N., M.C., LI\/4, Vente de A. de Montmiral \u00e0 D. et A. Cattier du 1\/04\/1602&nbsp;<a href=\"#rf4-446\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 4.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn5-446\"><p >A.N. ; M.C. ; LI\/4 vente de Montmiral aux fr\u00e8res Cattier du premier avril 1602&nbsp;<a href=\"#rf5-446\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 5.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn6-446\"><p >A.N. ; M.C. ; CXXII\/378, devis d&rsquo;ouvrages du 21 mai 1697&nbsp;<a href=\"#rf6-446\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 6.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn7-446\"><p >A.N.; M.C. ; CXXII\/1558, remboursement par M. Hellot de la moiti\u00e9 du mur mitoyen du 30 octobre 1606&nbsp;<a href=\"#rf7-446\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 7.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn8-446\"><p >A.N., M.C., CXXII\/388, bail du 18 mars 1610&nbsp;<a href=\"#rf8-446\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 8.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn9-446\"><p >A.N.,M.C., XLIX\/259, contrat de mariage Cattier\/Greban du 24 f\u00e9vrier 1606&nbsp;<a href=\"#rf9-446\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 9.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn10-446\"><p >Voir l&rsquo;histoire du 47 rue de Seine&nbsp;<a href=\"#rf10-446\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 10.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn11-446\"><p >A.N., M.C., IX\/82, contrat de mariage Cattier\/Dallemaigne du 3 janvier 1611&nbsp;<a href=\"#rf11-446\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 11.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn12-446\"><p >rue Mazarine&nbsp;<a href=\"#rf12-446\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 12.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn13-446\"><p >A.N., M.C., CXXII\/1580, partage du 17 juillet 1613&nbsp;<a href=\"#rf13-446\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 13.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn14-446\"><p >A.N. Z1j\/261, 16\/01\/1643, partage des biens d&rsquo;Agg\u00e9e Cattier&nbsp;<a href=\"#rf14-446\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 14.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn15-446\"><p >A.N., M.C. : XVII\/7, partage du 25\/08\/1655&nbsp;<a href=\"#rf15-446\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 15.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn16-446\"><p >A.N., M.C. : XXXIII\/1664-1812, bail du 14\/08\/1660&nbsp;<a href=\"#rf16-446\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 16.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn17-446\"><p >A.N. ; M.C. ; VI\/402, vente de la maison rue de Seine par Jean Boursin \u00e0 Claude Bourdelin le 25\/03\/1664&nbsp;<a href=\"#rf17-446\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 17.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn18-446\"><p >Beaucoup de ces renseignements sont extraits de l\u2019article de M. de Redinger paru dans les Informations pharmaceutiques, bulletin n\u00b0236, 09\/1980&nbsp;<a href=\"#rf18-446\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 18.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn19-446\"><p >A.N. : Z1j\/261, estimation du 16\/01\/1643&nbsp;<a href=\"#rf19-446\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 19.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn20-446\"><p >A.N. ; Y 3420, proc\u00e8s-verbal d\u2019adjudication \u00e0 Claude Bourdelin du 4\/02\/1690&nbsp;<a href=\"#rf20-446\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 20.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn21-446\"><p >C&rsquo;est tout simplement un coussin&nbsp;<a href=\"#rf21-446\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 21.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn22-446\"><p >A.N. ; M.C. ; XLIV\/119, contrat de mariage du 19 novembre 1692&nbsp;<a href=\"#rf22-446\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 22.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn23-446\"><p >AN,\u00a0\u00a0\u00a0O1 53 f\u00b0106&nbsp;<a href=\"#rf23-446\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 23.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn24-446\"><p >&nbsp;AN, MC : ET\/LXX\/1027, 5 novembre 1828&nbsp;<a href=\"#rf24-446\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 24.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn25-446\"><p >AN, MC : ET\/LXX\/1213,&nbsp;&nbsp;23 mai 1844&nbsp;<a href=\"#rf25-446\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 25.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn26-446\"><p >Il est appel\u00e9 aussi bien Couturier que Lecouturier dans les actes notari\u00e9s.&nbsp;<a href=\"#rf26-446\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 26.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn27-446\"><p >A.N., M.C. : Me Herbelin, contrat de mariage du 9\/02\/1826&nbsp;<a href=\"#rf27-446\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 27.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn28-446\"><p >A.N., M.C. : II\/1137, contrat de mariage Salignac-F\u00e9nelon\/Loup du 23\/02\/1865&nbsp;<a href=\"#rf28-446\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 28.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><\/ol>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le 21 rue de Seine est un immeuble d&rsquo;aspect certes modeste mais son histoire et celle de ses habitants et propri\u00e9taires sont passionnantes. Il fut fort longtemps la propri\u00e9t\u00e9 de g\u00e9n\u00e9rations d&rsquo;apothicaires et de m\u00e9decins qui ont fr\u00e9quent\u00e9 les plus &hellip; <a href=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/2020\/10\/07\/le-21-rue-de-seine-et-le-22-rue-mazarine\/\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[36],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/446"}],"collection":[{"href":"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=446"}],"version-history":[{"count":9,"href":"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/446\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":779,"href":"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/446\/revisions\/779"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=446"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=446"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=446"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}