{"id":495,"date":"2021-05-05T19:38:29","date_gmt":"2021-05-05T17:38:29","guid":{"rendered":"http:\/\/rue-de-seine.com\/?p=495"},"modified":"2025-02-04T17:15:01","modified_gmt":"2025-02-04T16:15:01","slug":"le-41-rue-de-seine","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/2021\/05\/05\/le-41-rue-de-seine\/","title":{"rendered":"Le 41 rue de Seine (et le 40 rue Mazarine)"},"content":{"rendered":"<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"211\" height=\"315\" src=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/41-Seine.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-498\" srcset=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/41-Seine.jpg 211w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/41-Seine-201x300.jpg 201w\" sizes=\"(max-width: 211px) 100vw, 211px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Le 41 rue de Seine<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Cet immeuble pr\u00e9sente une agr\u00e9able fa\u00e7ade en arcades sur la rue de Seine depuis&nbsp;&nbsp;sa reconstruction de 1765. Auparavant, l&rsquo;immeuble qui \u00e9tait \u00e0 son emplacement abrita quelques temps la veuve de Moli\u00e8re .<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-background\" style=\"background-color:#f5ba83;font-size:24px\">Au temps des Pr\u00e9s<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-white-background-color has-background\">Depuis des temps imm\u00e9moriaux, les terrains situ\u00e9s entre les rues de Seine et Mazarine n\u2019\u00e9taient que pr\u00e9s et cultures \u00e0 l\u2019exception d\u2019une tuilerie qui se situait, semble-t-il, entre les rues de Buci et Jacob sur la rive occidentale de la rue de Seine. Du c\u00f4t\u00e9 oriental, il n\u2019y avait que des pr\u00e9s et \u00ab&nbsp;le chemin de la butte o\u00f9 tirent les archers&nbsp;\u00bb, que dominaient les fortifications&nbsp;&nbsp;de la ville, hautes de plus de 8 m\u00e8tres avec d&rsquo;imposantes tours hautes de 25m entre les portes de Bussy et&nbsp;&nbsp;de Nesle. En 1530, l\u2019abb\u00e9 de Saint-Germain-des-Pr\u00e9s, soucieux d\u2019am\u00e9liorer les revenus de son couvent commen\u00e7a \u00e0 bailler \u00e0 cens et \u00e0 rente ces terrains, commen\u00e7ant par ceux situ\u00e9s entre les n\u00b075 et 55 de la rue de Seine et les n\u00b084 et 60 de la rue Mazarine. Les terrains restants c\u2019est-\u00e0-dire ceux couvrant les num\u00e9ros 53 jusqu\u2019au quai, aussi bien rue de Seine que rue Mazarine furent acens\u00e9s \u00e0 Gilles le Maistre \u00e0 partir de 1540.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-background\" style=\"background-color:#f5ba83;font-size:24px\">Au temps de Gilles Le Maistre<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-white-background-color has-background\">\u00c0 l\u2019\u00e9poque, Gilles  LeMaistre \u00e9tait avocat du roi au Parlement. C\u2019\u00e9tait la voie royale pour en devenir premier pr\u00e9sident, ce qui fut le cas pour lui. En 1540, il s&rsquo;attacha \u00e0 mettre en parcelles son acquisition du terrain pour les vendre \u00e0 des particuliers et le 15 novembre de cette ann\u00e9e-l\u00e0, il vendit \u00e0 titre de rente annuelle et perp\u00e9tuelle \u00e0 un certain Jehan H\u00e9nault,un terrain \u00e0 b\u00e2tir de 215 toises  c-\u00e0-d environ 820 m2<sup id=\"rf1-495\"><a href=\"#fn1-495\" title=\"A.N.&nbsp;; M.C.&nbsp;; VIII\/179, vente de Gilles Le Maistre \u00e0 Jean H\u00e9nault du 15 novembre 1540\" rel=\"footnote\">1<\/a><\/sup> qui \u00e9tait celui des actuels 41 rue de Seine et 40 rue Mazarine. Le vendeur le d\u00e9crivait alors ainsi&nbsp;:&nbsp;\u00ab&nbsp;une place \u00e0 b\u00e2tir contenant 215 (820 m2 environ) toises en une pi\u00e8ce aud Le Maistre appartenant assise \u00e0 \u00ab&nbsp;Saint-Germain-des-Pr\u00e9s \u00e0 &nbsp;l\u2019opposite du ch\u00e2teau du Louvre, la rivi\u00e8re de Seine entre deux, le long des buttes aux archers, r\u00e9pondant sur les foss\u00e9s de la ville du c\u00f4t\u00e9 de Nesle. <\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"549\" src=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/extrait-henault-1-1024x549.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-938\" srcset=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/extrait-henault-1-1024x549.png 1024w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/extrait-henault-1-300x161.png 300w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/extrait-henault-1-768x412.png 768w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/extrait-henault-1.png 1312w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-white-background-color has-background\">L\u2019acte mentionnait que le sieur Touvoye , ma\u00eetre dans l\u2019art de l\u2019esteuf, \u00e9tait son voisin et avait d\u00e9j\u00e0 construit un jeu de paume qui sera plus tard celui de&nbsp;<em>La Bouteille<\/em>.&nbsp;&nbsp;Les conditions de vente pr\u00e9cisaient que l\u2019acqu\u00e9reur devait s\u2019acquitter envers l\u2019abbaye de Saint-Germain-des-Pr\u00e9s de 10 sols de cens par an ainsi que 10L15S de rente fonci\u00e8re envers Gilles Le Maistre tous les ans et perp\u00e9tuellement. Il devait clore sa parcelle de murailles qui seraient mitoyennes avec les futurs bailleurs du surplus de la terre.  Le preneur promettait d\u2019y b\u00e2tir une maison manable (habitable) dans les deux ans, ce pour au moins  300 livres<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-background\" style=\"background-color:#f5ba83;font-size:24px\">1540-1576. Au temps des H\u00e9nault<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-white-background-color has-background\">Le preneur \u00e9tait Jehan H\u00e9nault,  conseiller du roi et r\u00e9f\u00e9rendaire en la chancellerie de France. Son \u00e9pouse, Germaine Vivray, lui donna plusieurs enfants : Marthe  qui \u00e9pousa lettres le c\u00e9l\u00e8bre notaire Guillaume Cadier ; Marie qui s&rsquo;unit \u00e0 un procureur en Parlement du nom de Jean Bourgeois, Madeleine mari\u00e9e \u00e0 Pierre Met\u00e9reau,  bourgeois de Paris et enfin Jean qui en 1564 \u00e9tait commis du tr\u00e9sorier Morel. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-white-background-color has-background\">Jean H\u00e9nault fit  construire une maison qu&rsquo;il fit entourer d&rsquo;un jardin.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-white-background-color has-background\">Nous ne retrouvons la famille H\u00e9nault que 36 ans plus tard, en 1576. Le conseiller r\u00e9f\u00e9rendaire \u00e9tait d\u00e9c\u00e9d\u00e9 ainsi que sa femme. Les h\u00e9ritiers avaient partag\u00e9 les biens de leurs parents et la maison des rues de Seine et Mazarine \u00e9tait \u00e9chue \u00e0 leur fille Marie qui \u00e9tait veuve d\u2019un procureur au Parlement lorsqu\u2019elle vendit la maison e etson jardin  \u00e0 noble personne messire Pierre Le Fuzellier, notaire et secr\u00e9taire du roi&nbsp; maison couronne de France et de ses finances et \u00e0 dame Catherine de Harl\u00e9, sa femme<sup id=\"rf2-495\"><a href=\"#fn2-495\" title=\"A. N. ; M. C. CXXII\/1219, vente de Marie H\u00e9nault \u00e0 Pierre Le Fuzelier et Catherine Harl\u00e9 sa femme du 12\/07\/1576\" rel=\"footnote\">2<\/a><\/sup>. Elle fit cette vente moyennant une rente 126 livres 13 sols 4 deniers \u00e0 lui verser chaque ann\u00e9e aux quatre termes de l\u2019an, selon la coutume de Paris. Les acheteurs s\u2019engageaient \u00e0 continuer jusqu\u2019\u00e0 son \u00e9ch\u00e9ance le bail loyer que la vendeuse avait consenti \u00e0 Perrette Texier qui \u00e9tait aussi veuve.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-background\" style=\"background-color:#f6b981;font-size:24px\">\u00c0 partir de 1576, la famille Le Fuzelier<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-white-background-color has-background\">La p\u00e9riode qui suivit son acquisition ne fut heureuse ni pour les maisons ni pour leurs habitants du quartier Saint-Germain-des-Pr\u00e9s car les guerres de religion firent beaucoup de d\u00e9g\u00e2ts sur les b\u00e2timents de la rue de Seine et des foss\u00e9s d&rsquo;entre les portes de Buci et de Nesle (rue Mazarine). Le 41 rue de Seine n&rsquo;\u00e9chappa pas au sort commun  et Pierre Le Fuzelier fut oblig\u00e9 d&rsquo;y faire&nbsp;&nbsp;faire de tr\u00e8s nombreuses r\u00e9parations puisqu&rsquo;il y investit 1200 \u00e9cus soleil pour \u00ab\u00a0rendre la maison plus commode et habitable\u00a0\u00bb<sup id=\"rf3-495\"><a href=\"#fn3-495\" title=\" A.N., M.C., ET\/LVIII\/8, inventaire de Catherine de Harl\u00e9, femme de Pierre Le Fuzelier, commenc\u00e9 le 26 septembre 1601.\" rel=\"footnote\">3<\/a><\/sup>. Bien que poss\u00e9dant des biens immobiliers rue St Thomas du Louvre, le couple s&rsquo;installa rue de Seine avec Catherine de Recommande, fille d&rsquo;un premier mariage de Catherine de Harl\u00e9. En 1601, Pierre Le Fuzelier&nbsp;&nbsp;perdit sa femme. Ils n\u2019avaient pas eu d\u2019enfants de leur mariage. L\u2019inventaire qui fut fait r\u00e9v\u00e8le que le mari puis sa femme furent s\u00e9rieusement malades. Le mari surv\u00e9cut mais sa femme tr\u00e9passa malgr\u00e9 les bons soins prodigu\u00e9s par sa servante Marie Roussier et Jean de Saint-Germain, l\u2019apothicaire qui habitait tout \u00e0 c\u00f4t\u00e9 (au 47 actuel) et qui pr\u00e9senta une grosse note&nbsp;: 15 \u00e9cus 14 sols et 6 deniers &#8230;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-white-background-color has-background\">Sans doute la maladie de sa femme ruina le pauvre Pierre car sa maison fut vendue par d\u00e9cret du Parlement du 26 juin 1603 \u00e0 un certain Fran\u00e7ois Dubreuil (alias du Breuil) qui se r\u00e9v\u00e9lait \u00eatre le meilleur et dernier ench\u00e9risseur lors de la vente \u00e0 la cri\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-background\" style=\"background-color:#f6b981;font-size:24px\">1603-1652- Fran\u00e7ois Dubreuil et son gendre Etienne Guyon<\/p>\n\n\n\n<p>Fran\u00e7ois Dubreuil qui habitait rue de la Parcheminerie avait deux filles Marie \u00e9pouse de Martin Giry et Marguerite femme d&rsquo;Etienne Guyon. Il mourut en 1612<\/p>\n\n\n\n<p>Le fil conducteur des diff\u00e9rents propri\u00e9taires se casse \u00e0 cette \u00e9poque. Mais le cueilleret de 1595 de l&rsquo;abbaye de Saint-Germain-des-Pr\u00e9s nous apprend que les nouveaux propri\u00e9taires \u00e9taient Me Dubreuil&nbsp;procureur en la cour de Parlement :<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"428\" height=\"141\" src=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/cueilleret-de-1595W-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-504\" srcset=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/cueilleret-de-1595W-1.jpg 428w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/cueilleret-de-1595W-1-300x99.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 428px) 100vw, 428px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Extrait du cueillerez de 1595<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Une certaine Marguerite Dubreuil et son mari Etienne Guyon furent les propri\u00e9taires suivants de l&rsquo;ensemble qui comportait des maisons rue de Seine et  rue Mazarine  dont les voisins \u00e9taient <\/p>\n\n\n\n<ul>\n<li>le sieur Arroger du c\u00f4t\u00e9 droit propri\u00e9taire du 43 rue de Seine et du 42 rue Mazarine.<\/li>\n\n\n\n<li>le sieur Blaru alors propri\u00e9taire des maison de 39 rue de Seine et 38 rue Mazarine. <\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>En effet, Etienne Guyon et sa femme Marguerite Dubreuil constitu\u00e8rent \u00e0&nbsp;&nbsp;la veuve d&rsquo;un luthier 100L de rente rente qui fut assign\u00e9e entre autres choses sur les maisons des rues de Seine et Mazarine.<sup id=\"rf4-495\"><a href=\"#fn4-495\" title=\" A.N. ; M.C. ; LXXIII\/179, constitution de rente du 8\/04\/1617\" rel=\"footnote\">4<\/a><\/sup>. Cette rente fut rachet\u00e9e en 1628.<\/p>\n\n\n\n<p>Etienne Guyon perdit sa femme en 1634. Lui-m\u00eame mour\u00fbt en 1636. Fran\u00e7oise Guyon, sa fille, et Louis Guyon, son fils qui \u00e9tait pr\u00eatre et ermite de la congr\u00e9gation de Saint-Jean-Baptiste, se port\u00e8rent h\u00e9ritiers par b\u00e9n\u00e9fice d\u2019inventaire. En 1638, l\u2019ermite donna \u00e0 sa soeur Fran\u00e7oise la maison de la rue de Seine qui \u00e9tait \u00e0 l\u2019enseigne du&nbsp;<em>Roi du Danemark<\/em>&nbsp;et celle sur le foss\u00e9 d&rsquo;entre les portes de Buci et de Nesle (rue Mazarine) qui \u00e9tait \u00e0 l&rsquo;enseigne du&nbsp;<em>Lion d&rsquo;Or<\/em>. Il y mit &nbsp;\u00e0 condition qu\u2019elle lui verse une rente viag\u00e8re de 150 livres \u2026 il fallait bien vivre.<\/p>\n\n\n\n<p> Elle s&rsquo;installa dans le b\u00e2timent c\u00f4t\u00e9 rue de Seine et en loua une partie \u00e0 un bourrelier pour 650 livres. Quant \u00e0 la maison sur les foss\u00e9s, elle la bailla \u00e0 un tailleur d\u2019habits pour 1000 livres.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle fit faire des constructions neuves \u00e0 l\u2019arri\u00e8re du corps d\u2019h\u00f4tel sur la rue de Seine et sans doute ne put-elle en payer les frais car ses maisons furent saisies et vendues aux ench\u00e8res le 4 mai 1652 par sentence du Ch\u00e2telet de Paris.  <\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-background\" style=\"background-color:#f5ba83;font-size:24px\">1652-1717. La famille Crespin du Vivier<\/p>\n\n\n\n<p>Les maisons furent adjug\u00e9es \u00e0 J\u00e9r\u00f4me Crespin, seigneur&nbsp;&nbsp;du Vivier et du Coudray, conseiller et valet de chambre du roi et \u00e0 Charles Bri\u00e7onnet, seigneur de Glatigny, conseiller du roi en ses conseils et premier pr\u00e9sident au Parlement de Metz son beau-fr\u00e8re, \u00e9poux d\u2019Ang\u00e9lique Crespin, sa soeur.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u00e9r\u00f4me Crespin acheteur avait deux soeurs religieuses , l&rsquo;une pr\u00e9nomm\u00e9e Valentine au couvent Saint-Antoine-des-Champs et l&rsquo;autre, Jacqueline, chez les Cordeli\u00e8res de Notre-Dame-des-Champs. Ang\u00e9lique sa troisi\u00e8me soeur avait \u00e9pous\u00e9 Charles Bri\u00e7onnet, seigneur de Glatigny, le 2eme acheteur. Quant \u00e0 la derni\u00e8re soeur , pr\u00e9nomm\u00e9e Genevi\u00e8ve, elle \u00e9tait morte tr\u00e8s jeune en laissant un fils de son mariage avec Nicolas de Rassan. <\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"369\" height=\"253\" src=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/LeVivierW.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-506\" srcset=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/LeVivierW.jpg 369w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/LeVivierW-300x206.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 369px) 100vw, 369px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Le domaine du Vivier aujourd&rsquo;hui<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Les Crespin poss\u00e9daient la jolie seigneurie du Vivier pr\u00e8s de Challes en Mayenne&nbsp;&nbsp;<sup id=\"rf5-495\"><a href=\"#fn5-495\" title=\"&lt;em&gt;Madame de Fontpertuis: Une d\u00e9vote jans\u00e9niste, amie et g\u00e9rante d&rsquo;Antoine Arnauld et de Port-Royal&nbsp;&lt;\/em&gt;de F-Ellen Weaver\" rel=\"footnote\">5<\/a><\/sup>. J\u00e9r\u00f4me \u00e9tait capitaine d\u2019un r\u00e9giment de cavalerie du prince de Cond\u00e9&nbsp;&nbsp;<sup id=\"rf6-495\"><a href=\"#fn6-495\" title=\"A.N. ; Y 3920B , B\u00e9n\u00e9fice d\u2019inventaire du 14\/12\/1647\" rel=\"footnote\">6<\/a><\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Quant \u00e0 la famille Bri\u00e7onnet, elle \u00e9tait tr\u00e8s c\u00e9l\u00e8bre dans les milieux de la Robe et du Clerg\u00e9&nbsp;&nbsp;\u00e0 cause des archev\u00eaques et le cardinal qu\u2019elle avait donn\u00e9s \u00e0 la France et les nombreux maires \u00e0 la ville de Tours ainsi qu&rsquo;un chancelier \u00e0 la France et un archev\u00eaque&nbsp;&nbsp;\u00e0 Reims<sup id=\"rf7-495\"><a href=\"#fn7-495\" title=\"&lt;em&gt;Prosographie des gens du Parlement \u00e0 Paris&lt;\/em&gt;, publi\u00e9e par Michel Popoff en 2003.\" rel=\"footnote\">7<\/a><\/sup>. Charles Bri\u00e7onnet pour sa part \u00e9tait pr\u00e9sident du Parlement de Metz.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"http:\/\/www.rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2012\/04\/Bri%C3%A7onnet-Wikim%C3%A9dia.png\"><strong><em><\/em><\/strong><strong><em><\/em><\/strong><\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s deux ans , d\u00e9sirant jouir s\u00e9par\u00e9ment des deux maisons les deux beaux-fr\u00e8res all\u00e8rent devant le notaire. Le partage fut fait d&rsquo;une \u00e9trange mani\u00e8re : il y avait deux maisons comportant plusieurs corps de logis. La premi\u00e8re, \u00e0 l\u2019enseigne du&nbsp;<em>Roi du Danemark,<\/em>&nbsp;avait son entr\u00e9e par la rue de Seine comportait deux corps de logis plus un inachev\u00e9, avec une avanc\u00e9e vers la rue Mazarine servant de remise de carrosse.&nbsp;&nbsp;On entrait dans la deuxi\u00e8me maison, \u00e0 l\u2019enseigne du&nbsp;<em>Lion d\u2019Or<\/em>, par la rue Mazarine. Le notaire fit deux lots , le premier \u00e9tait compos\u00e9 de la maison en bordure de la rue de Seine et du b\u00e2timent du milieu \u00e0 l&rsquo;exception de l&rsquo;avanc\u00e9e qui allait&nbsp;&nbsp;au deuxi\u00e8me lot avec le b\u00e2timent sur la rue du foss\u00e9. On inscrivit les noms des deux lots sur deux billets identiques et on les fit&nbsp;&nbsp;tirer au sort par un gamin qui passait par l\u00e0. Le premier lot, celui de la rue de Seine, \u00e9chut au sieur Crespin du Vivier tandis que le second, celui de la rue Mazarine,  alla \u00e0 Me Bri\u00e7onnet, \u00e9poux d&rsquo;Ang\u00e9lique Crespin. J\u00e9r\u00f4me Crespin paya une soulte de 6000 livres au sieur de Glatigny. Chacun des deux possesseurs des deux lots devait effectuer des travaux pour que les eaux de chaque b\u00e2timents s\u2019\u00e9coulent dans leur propre cour.<\/p>\n\n\n\n<p>H\u00e9las, Ang\u00e9lique Crespin, la femme du pr\u00e9sident Bri\u00e7onnet , mourut le 7 avril 1657, sans enfant. Il fut donc proc\u00e9d\u00e9 au partage de ses biens entre ses h\u00e9ritiers c&rsquo;est-\u00e0-dire son fr\u00e8re J\u00e9r\u00f4me et son neveu, fils de sa s\u0153ur Genevi\u00e8ve, Nicolas de Rassan,&nbsp;&nbsp;(les deux autres soeurs d&rsquo;Ang\u00e9lique \u00e9taient entr\u00e9es en religion)<sup id=\"rf8-495\"><a href=\"#fn8-495\" title=\"A.N. ; M.C. ; C\/247, partage des biens d\u2019Ang\u00e9lique Crespin du 23\/06\/1657\" rel=\"footnote\">8<\/a><\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u00e9r\u00f4me I Crespin du Vivier mourut en 1665, mar\u00e9chal de bataille et capitaine au r\u00e9giment du Cond\u00e9 cavalerie. Il avait \u00e9pous\u00e9 Marie Chevalier en 1644 qui \u00e9tait fille d&rsquo;un ma\u00eetre des Comptes. De ce mariage naquirent de tr\u00e8s nombreux enfants : Ang\u00e9lique qui \u00e9pousera Jacques Angran de Fontpertuis, J\u00e9rome II, Louise-Marie, Marie- Madeleine qui \u00e9pousera Etienne Sachot , Marie-Valentine , Nicolas et enfin Jean-Louis. Il laissait un h\u00e9ritage qui s\u2019\u00e9levait \u00e0 la confortable somme de 207 000 livres . J\u00e9r\u00f4me II, son fils, re\u00e7ut entre autres choses l\u2019immeuble de la rue Mazarine (que l\u2019on appelait encore \u00ab le foss\u00e9 d\u2019entre les portes de Bussy et de Nesle \u00bb) estim\u00e9 \u00e0 21 000 livres. Les deux immeubles furent donc \u00e0 nouveau r\u00e9unis en une seule main. Cette maison pr\u00e9sentait une large face sur la rue de 5 trav\u00e9es de long avec une porte coch\u00e8re. Elle&nbsp;&nbsp;consistait en caves, 2 \u00e9tages carr\u00e9s au-dessus du rez-de-chauss\u00e9e et d\u2019un \u00e9tage en galetas, plus un grenier. Tous ces niveaux \u00e9taient desservis par un escalier \u00e0 gauche du b\u00e2timent au haut duquel on trouvait une chambre en donjon. Des galeries parcouraient chaque \u00e9tage pour desservir 3 chambres qui avaient un d\u00e9gagement par un petit escalier \u00e0 droite de b\u00e2timent. Derri\u00e8re une cour menait \u00e0 des \u00e9curies adoss\u00e9es derri\u00e8re le troisi\u00e8me corps de logis de la rue de la rue de Seine.<\/p>\n\n\n\n<p>Tous les gar\u00e7ons rest\u00e8rent c\u00e9libataires. De toute cette famille, la figure la plus remarquable fut certainement Ang\u00e9lique qui avait \u00e9pous\u00e9 Jacques Angran de Fontperthuis. Elle \u00e9tait une amie intime du grand Antoine Arnaud, g\u00e9ra ses affaires pendant l&rsquo;exil et montra une pi\u00e9t\u00e9 extraordinaire, jeunant de fa\u00e7on tellement excessive qu&rsquo;elle eut deux graves maladies en 1679 et 1686. Elle montra toute sa vie un soutien ind\u00e9fectible envers le Jans\u00e9nisme et Port-Royal.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u00e9r\u00f4me Crespin du Vivier mourut&nbsp;&nbsp;en 1665. Sa femme mourut 4 ans apr\u00e8s et un partage eut lieu entre les sept enfants en 1674<sup id=\"rf9-495\"><a href=\"#fn9-495\" title=\"A.N. ; M.C. ; C\/320, partage des biens de J\u00e9rome Crespin du Vivier et de Marie Chevalier du 30 septembre 1674\" rel=\"footnote\">9<\/a><\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"362\" src=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/signatures-CrespinW-1024x362.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-509\" srcset=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/signatures-CrespinW-1024x362.jpg 1024w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/signatures-CrespinW-300x106.jpg 300w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/signatures-CrespinW-768x272.jpg 768w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/signatures-CrespinW.jpg 1280w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Signatures des h\u00e9ritiers Crespin<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><a href=\"http:\/\/www.rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2012\/04\/Plan2-restitu%C3%A9-du-41.png\"><strong><\/strong><strong><\/strong><\/a><\/p>\n\n\n\n<p>La maison de la rue de Seine est amplement d\u00e9crite dans l&rsquo;acte de partage : elle contenait trois corps de logis. On entrait dans le premier sur la rue par une belle porte coch\u00e8re entour\u00e9e de deux boutiques, l&rsquo;une \u00e9tait lou\u00e9e au sieur La Vergne, Me chirurgien et l&rsquo;autre au sieur Raison, Me serrurier. On acc\u00e9dait ensuite \u00e0 une cour par la grande all\u00e9e de passage de la porte coch\u00e8re o\u00f9 on trouvait un puits et un corps de logis en aile de chaque c\u00f4t\u00e9 dont l&rsquo;un comportait une \u00e9curie au rez-de-chauss\u00e9e. Un grand corps de logis avec porte coch\u00e8re \u00e9tait au fond de cette cour avec une all\u00e9e qui permettait d&rsquo;atteindre les \u00e9curies et la remise de carrosses de la seconde cour. Au fond de cette derni\u00e8re cour, Fran\u00e7oise Guyon, la propri\u00e9taire pr\u00e9c\u00e9dente avait fait \u00e9lever un grand corps de logis qui comportait 3 \u00e9tages au-dessus du rez-de-chauss\u00e9e. La maison \u00e9tait maintenant \u00e0 l&rsquo;enseigne de l&rsquo;<em>H\u00f4tel d&rsquo;Arras<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Quant \u00e0 la maison de la rue Mazarine, elle consistait en un corps de logis sur le devant, une grande cour desservie par une porte coch\u00e8re faisait suite et on trouvait \u00e0 main gauche un petit corps de logis tandis qu&rsquo;\u00e0 droite on avait construit des cabinets.<\/p>\n\n\n\n<p>Une maison rue Saint-Andr\u00e9-des-Arts et la seigneurie du Vivier figuraient dans le partage mais les biens immobiliers n&rsquo;\u00e9taient pas suffisants pour en attribuer un \u00e0 chaque enfant. La maison de la rue de Seine \u00e9choua \u00e0 Jean-Louis&nbsp;&nbsp;et \u00e0 Marie-Valentine Crespin, sa soeur tandis que celle de la rue&nbsp;&nbsp;Mazarine alla par le tirage au sort \u00e0 J\u00e9r\u00f4me et Marie-Louise.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"631\" height=\"269\" src=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/PLAN-DU-41W.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-510\" srcset=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/PLAN-DU-41W.jpg 631w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/PLAN-DU-41W-300x128.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 631px) 100vw, 631px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Plan des 41 rue de Seine et 40 rue Mazarine<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>L&rsquo;h\u00f4tel d&rsquo;Arras fut en partie lou\u00e9 \u00e0 Armande B\u00e9jart alors veuve de Moli\u00e8re, Jean-Baptiste Aubry, sieur des Carri\u00e8res, et Genevi\u00e8ve B\u00e9jart. Le bail qui fut sign\u00e9 le 16 ao\u00fbt 1673 donnait la permission \u00e0 Armande B\u00e9jart de faire d\u00e9paver certains endroits de la cour afin d\u2019y planter quelques arbres car elle avait toujours aim\u00e9 la campagne.  Il lui fut aussi donn\u00e9 l\u2019autorisation de percer une porte de communication avec le jeu de paume de&nbsp;<em>La Bouteille&nbsp;<\/em>o\u00f9 elle jouait la com\u00e9die<sup id=\"rf10-495\"><a href=\"#fn10-495\" title=\"A.N.; M.C. ; XLV\/ 235 , bail \u00e0 la veuve de Moli\u00e8re du 16\/08\/1673\" rel=\"footnote\">10<\/a><\/sup>. Le logement comprenait le corps de logis du milieu plus toutes les caves, \u00e9curies et remises de carosses . Elle vint aussit\u00f4t y habiter en compagnie de sa s\u0153ur Genevi\u00e8ve qui y mourut le 3 juillet 1675 \u00e0 55 ans. Armande resta seule et \u00e9pousa un des com\u00e9diens de la Troupe&nbsp;&nbsp;du nom de Isaac-Fran\u00e7ois Gu\u00e9rin. On ne sait quand le couple quitta la rue de Seine \u2026<\/p>\n\n\n\n<p><em>Le quatri\u00e8me jour de juillet 1675 a est\u00e9 faict le convoi, service et enterrement de Genevi\u00e8ve B\u00e9jart, \u00e2g\u00e9e de quarante quatre ans, femme de M. Aubry [\u2026] morte le 3e du pr\u00e9sent mois , rue de Seyne \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel d&rsquo;Arras [\u2026]<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>En 1699, Jean-Louis Crespin du Vivier vendit &nbsp;sa part par licitation \u00e0 Marie-Valentine, sa soeur,&nbsp;qui \u00e9tait veuve d&rsquo;Etienne Sachot et habitait au couvent des Cordeli\u00e8res. Elle-m\u00eame c\u00e9da l&rsquo;<em>H\u00f4tel d&rsquo;Arras<\/em>&nbsp;en 1717 \u00e0 un certain Louis Gouy<sup id=\"rf11-495\"><a href=\"#fn11-495\" title=\"A.N. ; M.C. ; CI\/195 ; vente par Marie Valentine Crespin \u00e0 Louis Gouy du 1\/10\/1717\" rel=\"footnote\">11<\/a><\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<p>Quant \u00e0 la maison de la rue Mazarine, elle  fut vendue moyennant 42 000 livres \u00e0 un certain Pierre Michel par acte pass\u00e9 devant Me Le Chanteur le 22 novembre 1722.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"891\" height=\"254\" src=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/PLAN-RESTITU\u00c9SW.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-532\" srcset=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/PLAN-RESTITU\u00c9SW.jpg 891w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/PLAN-RESTITU\u00c9SW-300x86.jpg 300w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/PLAN-RESTITU\u00c9SW-768x219.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 891px) 100vw, 891px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Plan restitu\u00e9 des maisons des 41 rue de Seine et 40 rue Mazarine<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n<p class=\"has-background\" style=\"background-color:#f5ba83;font-size:24px\">\u00c0 partir de 1717- La famille Gouy<\/p>\n\n\n\n<p>Louis Gouy \u00e9tait issu d&rsquo;une famille de c\u00e9r\u00e9alier et farinier de la r\u00e9gion de Pontoise. Il \u00e9tait huissier audience du consulat de Paris et avait achet\u00e9 l&rsquo;office de jur\u00e9 contr\u00f4leur de la marchandise de foin. Il \u00e9tait mari\u00e9 \u00e0 Jeanne Dumoutier. Ils n&rsquo;eurent point d&rsquo;enfant et lorsque Louis Gouy mourut \u00e0 l&rsquo;automne 1747, son neveu, Claude Gouy et ses ni\u00e8ces Jeanne Madeleine et Marie Madeleine Gouy se pr\u00e9sent\u00e8rent comme h\u00e9ritiers. Comme Louis Gouy et son \u00e9pouse Jeanne Dumoutier s&rsquo;\u00e9taient fait don mutuel de leurs biens, l&rsquo;immeuble de la rue de Seine, ainsi qu&rsquo;un autre rue de La Cossonnerie (qu&rsquo;elle habitait) et une maison \u00e0 La Chapelle-Saint-Denis qui furent estim\u00e9s pour un total de 130 600 livres rest\u00e8rent dans le giron de la veuve.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;La maison de la rue de Seine \u00e9tait une maison de rapport pour notre veuve et nombreux sont les baux qu&rsquo;elle signa durant son veuvage. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;elle loua en 1757 une partie de la maison \u00e0 Claude Colas, aubergiste moyennant 750 livres, \u00e0 Joseph Lormier une autre partie pour le m\u00eame prix et l&rsquo;ann\u00e9e suivante \u00e0 un perruquier d&rsquo;une 3e partie de la maison pour 690 livres sans compter les baux \u00e9crits sous seing priv\u00e9<sup id=\"rf12-495\"><a href=\"#fn12-495\" title=\"A.N. ; M.C. ; LXXIX\/117, inventaire des biens de la veuve Gouy commenc\u00e9 le 19 mars 1762\" rel=\"footnote\">12<\/a><\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle fit son testament en 1757<sup id=\"rf13-495\"><a href=\"#fn13-495\" title=\"A.P. &#8211; DC6\/243 F\u00b0247\" rel=\"footnote\">13<\/a><\/sup>, y ajouta trois codicilles les 3 ann\u00e9es suivantes et mourut en 1762. Les h\u00e9ritiers de Louis Gouy et les l\u00e9gataires de sa veuve, en bon gestionnaires, firent expertiser les biens immobiliers qu&rsquo;ils avaient re\u00e7us .<sup id=\"rf14-495\"><a href=\"#fn14-495\" title=\"A.N. ; Z1j\/874, PV d&rsquo;expertise du 22 juin 1762\" rel=\"footnote\">14<\/a><\/sup>.<br>Les r\u00e9parations \u00e0 faire dans la maison de la rue de seine sont tellement consid\u00e9rables qu&rsquo;elle est estim\u00e9e \u00e0 seulement 52 000 livres<\/p>\n\n\n\n<p>Le 16 f\u00e9vrier 1765, les h\u00e9ritiers de la veuve Gouy font faire devant notaires<sup id=\"rf15-495\"><a href=\"#fn15-495\" title=\"A.N. ;M.C; ET\/LXXIX\/132\" rel=\"footnote\">15<\/a><\/sup> un devis des ouvrages \u00e0 faire pour reconstruire l&rsquo;H\u00f4tel d&rsquo;Arras , maintenant appel\u00e9 H\u00f4tel de Varsovie : le b\u00e2timent sera compos\u00e9 d\u2019un grand corps de logis sur la rue de Seine en la largeur de toute la place de 39 pieds pris dans son milieu hors d\u2019\u0153uvre avec deux ailes \u00e0 droite et \u00e0 gauche , dont celle de droite aura 7,5 pieds de long sur 11,5 pieds de large hors d\u2019\u0153uvre. Celui de gauche aura 39 pieds sur 11,5 pieds. Les deux ailes seront s\u00e9par\u00e9es par une cour entre deux&nbsp;de 39 pieds de long sur 35 pieds de large. Au derri\u00e8re de la cour sera un corps de logis de 24 pieds de large. Les \u00e9difices seront \u00e9lev\u00e9s de trois \u00e9tages carr\u00e9s et d&rsquo;un grenier lambriss\u00e9. Des plans ont \u00e9t\u00e9 faits :<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"377\" height=\"526\" src=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/Plandu41W.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-524\" srcset=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/Plandu41W.jpg 377w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2021\/06\/Plandu41W-215x300.jpg 215w\" sizes=\"(max-width: 377px) 100vw, 377px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Repr\u00e9sentation de la fa\u00e7ade sur rue du 41 rue de Seine <br><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"537\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/IMGP1282-537x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-528\" srcset=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/IMGP1282-537x1024.jpg 537w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/IMGP1282-157x300.jpg 157w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2021\/05\/IMGP1282.jpg 720w\" sizes=\"(max-width: 537px) 100vw, 537px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Plan au sol du 41<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Les charpenteries seront de bois de ch\u00eane. Les \u00e9l\u00e9ments de ma\u00e7onnerie viennent pour la plupart des carri\u00e8res d&rsquo;Arcueil.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1769, il est finalement indiqu\u00e9 que :<\/p>\n\n\n\n<p>Le b\u00e2timent sera compos\u00e9 d\u2019un grand corps de logis sur la rue de Seine en la largeur de toute la place de 39 pieds (12 m env.)  pris dans son milieu hors d\u2019\u0153uvre avec deux ailes \u00e0 droite et \u00e0 gauche , dont celle de droite aura 7,5 pieds de long (2,3 m env.) sur 11,5 pieds de large hors d\u2019\u0153uvre. Celui de gauche aura 39 pieds sur 11,5 pieds (3,5 m env.). Les deux ailes seront s\u00e9par\u00e9es par une cour entre deux. Il est donn\u00e9 une estimation des ouvrages par Brice Le Chauve, architecte :<\/p>\n\n\n\n<p>Pour les ouvrages faits avant le 18\/01\/1768 : 53 223 livres. Pour les ouvrages faits post\u00e9rieurement au 18\/01\/1768 : 103 956 livres, ce qui donne un total de 157 179 livres. Les honoraires de l&rsquo;architecte Brice Le Chauve s&rsquo;\u00e9levaient \u00e0 24 593 livres.<\/p>\n\n\n\n<p>A SUIVRE<\/p>\n\n\n\n<p>Monique Etivant<\/p>\n<hr class=\"footnotes\"><ol class=\"footnotes\" style=\"list-style-type:decimal\"><li id=\"fn1-495\"><p >A.N.&nbsp;; M.C.&nbsp;; VIII\/179, vente de Gilles Le Maistre \u00e0 Jean H\u00e9nault du 15 novembre 1540&nbsp;<a href=\"#rf1-495\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 1.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn2-495\"><p >A. N. ; M. C. CXXII\/1219, vente de Marie H\u00e9nault \u00e0 Pierre Le Fuzelier et Catherine Harl\u00e9 sa femme du 12\/07\/1576&nbsp;<a href=\"#rf2-495\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 2.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn3-495\"><p > A.N., M.C., ET\/LVIII\/8, inventaire de Catherine de Harl\u00e9, femme de Pierre Le Fuzelier, commenc\u00e9 le 26 septembre 1601.&nbsp;<a href=\"#rf3-495\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 3.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn4-495\"><p > A.N. ; M.C. ; LXXIII\/179, constitution de rente du 8\/04\/1617&nbsp;<a href=\"#rf4-495\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 4.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn5-495\"><p ><em>Madame de Fontpertuis: Une d\u00e9vote jans\u00e9niste, amie et g\u00e9rante d&rsquo;Antoine Arnauld et de Port-Royal&nbsp;<\/em>de F-Ellen Weaver&nbsp;<a href=\"#rf5-495\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 5.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn6-495\"><p >A.N. ; Y 3920B , B\u00e9n\u00e9fice d\u2019inventaire du 14\/12\/1647&nbsp;<a href=\"#rf6-495\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 6.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn7-495\"><p ><em>Prosographie des gens du Parlement \u00e0 Paris<\/em>, publi\u00e9e par Michel Popoff en 2003.&nbsp;<a href=\"#rf7-495\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 7.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn8-495\"><p >A.N. ; M.C. ; C\/247, partage des biens d\u2019Ang\u00e9lique Crespin du 23\/06\/1657&nbsp;<a href=\"#rf8-495\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 8.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn9-495\"><p >A.N. ; M.C. ; C\/320, partage des biens de J\u00e9rome Crespin du Vivier et de Marie Chevalier du 30 septembre 1674&nbsp;<a href=\"#rf9-495\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 9.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn10-495\"><p >A.N.; M.C. ; XLV\/ 235 , bail \u00e0 la veuve de Moli\u00e8re du 16\/08\/1673&nbsp;<a href=\"#rf10-495\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 10.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn11-495\"><p >A.N. ; M.C. ; CI\/195 ; vente par Marie Valentine Crespin \u00e0 Louis Gouy du 1\/10\/1717&nbsp;<a href=\"#rf11-495\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 11.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn12-495\"><p >A.N. ; M.C. ; LXXIX\/117, inventaire des biens de la veuve Gouy commenc\u00e9 le 19 mars 1762&nbsp;<a href=\"#rf12-495\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 12.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn13-495\"><p >A.P. &#8211; DC6\/243 F\u00b0247&nbsp;<a href=\"#rf13-495\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 13.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn14-495\"><p >A.N. ; Z1j\/874, PV d&rsquo;expertise du 22 juin 1762&nbsp;<a href=\"#rf14-495\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 14.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn15-495\"><p >A.N. ;M.C; ET\/LXXIX\/132&nbsp;<a href=\"#rf15-495\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 15.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><\/ol>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cet immeuble pr\u00e9sente une agr\u00e9able fa\u00e7ade en arcades sur la rue de Seine depuis&nbsp;&nbsp;sa reconstruction de 1765. Auparavant, l&rsquo;immeuble qui \u00e9tait \u00e0 son emplacement abrita quelques temps la veuve de Moli\u00e8re . Au temps des Pr\u00e9s Depuis des temps imm\u00e9moriaux, &hellip; <a href=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/2021\/05\/05\/le-41-rue-de-seine\/\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[42],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/495"}],"collection":[{"href":"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=495"}],"version-history":[{"count":33,"href":"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/495\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1005,"href":"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/495\/revisions\/1005"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=495"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=495"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=495"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}