{"id":653,"date":"2021-11-12T10:51:47","date_gmt":"2021-11-12T09:51:47","guid":{"rendered":"http:\/\/rue-de-seine.com\/?p=653"},"modified":"2023-07-12T19:48:32","modified_gmt":"2023-07-12T17:48:32","slug":"les-61-63-et-65-rue-de-seine","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/2021\/11\/12\/les-61-63-et-65-rue-de-seine\/","title":{"rendered":"Les 61, 63 et 65 rue de Seine (et 68 rue Mazarine)"},"content":{"rendered":"<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"224\" height=\"353\" src=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/Photo-des-61-63-65-SeineW.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-656\" srcset=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/Photo-des-61-63-65-SeineW.jpg 224w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/Photo-des-61-63-65-SeineW-190x300.jpg 190w\" sizes=\"(max-width: 224px) 100vw, 224px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em>Photos du 61-63 rue de Seine et du 65 qui est l&rsquo;immeuble plus blanc \u00e0 une fen\u00eatre de fa\u00e7ade<\/em><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n<p>En 1530, la rue de Seine commen\u00e7ait \u00e0 la rivi\u00e8re mais s\u2019arr\u00eatait alors \u00e0 la rue de Buci. Ce n\u2019\u00e9tait qu\u2019un simple chemin de terre bord\u00e9 \u00e0 l\u2019ouest par une tuilerie et le c\u00e9l\u00e8bre petit Pr\u00e9 aux Clercs o\u00f9 s\u2019\u00e9battaient (et se battaient) les \u00e9tudiants de l\u2019Universit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Les premi\u00e8res maisons furent b\u00e2ties sur le c\u00f4t\u00e9 oriental de la rue vers 1530 parce que la r\u00e9ouverture de la porte de Bussy facilita aux Parisiens l\u2019acc\u00e8s au bourg Saint Germain dont le calme, le bon air et les distractions offertes par sa foire en firent un lieu \u00e0 la mode. Bourgeois de Paris, nobles et gens de robe s\u2019install\u00e8rent en ces lieux hospitaliers. Bord\u00e9 de belles maisons neuves, le chemin m\u00e9ritait de prendre l\u2019habit d\u2019une rue, ce que l\u2019on fit en 1545 en le pavant.<\/p>\n\n\n\n<p>Les comptes de 1532-1533, que les moines tenaient avec tant de soin, nous r\u00e9v\u00e8lent la topographie des lieux compris entre les rues de Seine, Mazarine et de Buci. ainsi qu\u2019elle est reconstitu\u00e9e sur le plan ci-dessous&nbsp;:<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"426\" height=\"290\" src=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/Plan-de-BelleforestW.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-657\" srcset=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/Plan-de-BelleforestW.jpg 426w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/Plan-de-BelleforestW-300x204.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 426px) 100vw, 426px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Plan de Belleforest (1575)<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n<p class=\"has-background\" style=\"background-color:#f5ba83;font-size:23px\">Les Prevost, premiers occupants des lieux&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\">Les premi\u00e8res mentions d\u2019existence d\u2019un propri\u00e9taire de l\u2019emplacement des num\u00e9ros 61, 63 et 65 rue de Seine et 68 rue Mazarine datent de cette p\u00e9riode heureuse, tr\u00e8s exactement du 10 mai 1530<a><sup> <\/sup><\/a>&nbsp;selon les comptes de l\u2019abbaye de Saint-Germain-des-Pr\u00e9s<sup id=\"rf1-653\"><a href=\"#fn1-653\" title=\"A.N. S2867, Bail d&rsquo;une parcelle de terre du 10\/05\/1530\" rel=\"footnote\">1<\/a><\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\">C&rsquo;est en effet \u00e0 cette date que le libraire Nicolas Prevost acquit ce terrain n\u2019\u00e9tait point b\u00e2ti et tenait d&rsquo;une part \u00e0 droite en le regardant \u00e0 Philippe Lenoir, libraire de son \u00e9tat, et d&rsquo;autre part \u00e0 Thomas Blanche<sup id=\"rf2-653\"><a href=\"#fn2-653\" title=\"Voir l&rsquo;histoire des 67 et 59 rue de Seine\" rel=\"footnote\">2<\/a><\/sup>.  L\u2019aum\u00f4nier de Saint-Germain-des-Pr\u00e9s avait affirm\u00e9 que cette pi\u00e8ce de terre avait une superficie de 37,5 perches mais il se r\u00e9v\u00e9la un an plus tard qu\u2019elle ne contenait que 25 perches 3\/4. Point content du tout, Nicolas Pr\u00e9vost en avait appel\u00e9 aux religieux, \u00e0 l\u2019abb\u00e9 et au couvent de Saint Germain des Pr\u00e9s afin qu\u2019on proc\u00e9da \u00e0 un arpentage officiel . Ceci fut fait en octobre 1531. On lui donna gain de cause et l\u2019on fixa le cens \u00e0 la somme de 51 sols et 6 deniers au lieu de 75 sols parisis demand\u00e9s en 1530, payables chaque ann\u00e9e au  jour de la Saint Remy.\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p>Son&nbsp;acquisition par le libraire-\u00e9diteur n\u2019\u00e9tait sans doute pas le fruit du hasard mais plut\u00f4t celui d\u2019une mode qui s\u2019\u00e9tait install\u00e9e parmi la confr\u00e9rie des libraires&nbsp; que Fran\u00e7ois Ier avait tant promus. Dans l\u2019espace d\u00e9limit\u00e9 par  le quai de Seine, les rues de Seine et de Buci et Mazarine on ne comptait pas moins d\u2019une petite demi-douzaine d\u2019entre eux qui avaient acquis des terrains pour y construire une maison&nbsp;: les libraires Gilles et Jean Pascot ainsi que Jean Champion avaient choisi la rue de Buci. Le libraire Philippe Lenoir&nbsp;\u00e9tait son voisin imm\u00e9diat. Quant au c\u00e9l\u00e8bre Pierre Roffet, relieur attitr\u00e9 de Fran\u00e7ois Ier, il poss\u00e9dait un peu plus loin sur la rue de Seine un terrain de&nbsp;12 perches 1\/4. Sur l\u2019autre rive de la rue, se trouvait Jean Longis, doreur sur cuir.<\/p>\n\n\n\n<p>Nicolas Pr\u00e9vost n\u2019\u00e9tait pas un inconnu, c\u2019\u00e9tait m\u00eame un libraire assez c\u00e9l\u00e8bre&nbsp;qui travaillait avec des couvents comme ceux des Celestins et des Jacobins et faisait aussi grand n\u00e9goce de livres d\u2019usage, comme des Missels, Br\u00e9viaires, Diurnaux et Heures. Sa marque \u00e9tait fort belle si on en juge la reproduction trouv\u00e9e dans l\u2019ouvrage de L.-C. Silvestre.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"229\" height=\"294\" src=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/LibrairiePrevostW.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-660\"\/><figcaption class=\"wp-element-caption\">La marque de Nicolas Prevost<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n<p> Il mourut en 1531,  sa veuve Marie Houppil vendit la parcelle en 1532 mais sans avoir pris en compte le malheureux changement de superficie. Peut-\u00eatre n&rsquo;\u00e9tait-elle pas au courant &#8230;<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/Declaration-HouppilW.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-760\" width=\"670\" height=\"323\" srcset=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/Declaration-HouppilW.jpg 709w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/Declaration-HouppilW-300x145.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 670px) 100vw, 670px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">D\u00e9claration Houppil (A.N. ; S 3086\/5)<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-background\" style=\"background-color:#f5ba83;font-size:23px\">O\u00f9 la famille Sosson devient propri\u00e9taire<\/p>\n\n\n\n<p>Le nouveau propri\u00e9taire, Michel Sosson, \u00e9tait seigneur de Rouville en Beauce pr\u00e8s de Pithiviers et exer\u00e7ait la charge de procureur au Grand Conseil du roi qui l\u2019amenait \u00e0 suivre Fran\u00e7ois Ier dans ses d\u00e9placements. C\u2019est ainsi que sur les registres du Grand Conseil on le trouve \u00e0 Orl\u00e9ans, \u00e0 Melun et \u00e0 Paris sur un laps de temps de quelques semaines seulement. Ainsi en 1544, on le trouve \u00e0 Lyon\u00a0pour d\u00e9fendre les compagnons imprimeurs qui demandaient d&rsquo;avoir moins d&rsquo;apprentis et faisaient gr\u00e8ve\u00a0<sup id=\"rf3-653\"><a href=\"#fn3-653\" title=\"&lt;em&gt;Histoire \u00e9conomique de l&rsquo;imprimerie,&lt;\/em&gt;\u00a0Paul Mellot\u00e9e Vol. 1, P345\" rel=\"footnote\">3<\/a><\/sup>. Le conflit se termina en faveur des \u00e9diteurs-libraires \u2026<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;\u00c0 l\u2019imitation de ses voisins qui avaient d\u00e9j\u00e0 fait construire une habitation et clore de murs leur terrain, Michel Sosson fit b\u00e2tir une maison entre 1538 et 1539<sup id=\"rf4-653\"><a href=\"#fn4-653\" title=\"Les comptes de l\u2019abbaye de Saint Germain des Pr\u00e8s de 1538-1539 (A.N.&nbsp;;  LL1122) indique l\u2019existence d\u2019une maison, non plus d\u2019un terrain vague.&nbsp;\" rel=\"footnote\">4<\/a><\/sup>. Petite, couverte d\u2019ardoise, entour\u00e9e d\u2019un jardin, elle avait son entr\u00e9e principale sur les foss\u00e9s de la ville et une issue sur la rue de Seine.<\/p>\n\n\n\n<p>Quelques ann\u00e9es apr\u00e8s, en 1541, Michel Sosson entreprit de faire construire \u00ab&nbsp;ung hostel assis \u00e0 Saint-Germain-des-Pr\u00e8s \u00e0 cost\u00e9 de la rivi\u00e8re de Seine&nbsp;\u00bb. Il signa chez ma\u00eetre Boreau un devis descriptif pr\u00e9cis quant aux&nbsp;&nbsp;travaux de ma\u00e7onnerie et de charpenterie \u00e0 r\u00e9aliser mais vague quant \u00e0 l\u2019emplacement exact<sup id=\"rf5-653\"><a href=\"#fn5-653\" title=\"A.N.&nbsp;; M.C. ; ET\/VIII\/61 Devis du 1\/03\/1541\" rel=\"footnote\">5<\/a><\/sup>. On peut cependant supposer qu\u2019il s\u2019agissait pour lui de b\u00e2tir du c\u00f4t\u00e9 de la rue de Seine. Il choisit pour le r\u00e9aliser Jehan P\u00e9an, ma\u00e7on et Jehan Lanquier ma\u00eetre charpentier. L\u2019h\u00f4tel devait mesurer 21 pieds de long (environ 7m)  sur 15 pieds de large (un peu monis de 5m) , \u00ab&nbsp;dedans oeuvre&nbsp;\u00bb et les murs de fondation 2 pieds \u00ab&nbsp;d\u2019espoisseur&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-media-text alignwide is-stacked-on-mobile\" style=\"grid-template-columns:48% auto\"><figure class=\"wp-block-media-text__media\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"528\" height=\"278\" src=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/CassiniRouvilleW-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-774 size-full\" srcset=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/CassiniRouvilleW-1.jpg 528w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/CassiniRouvilleW-1-300x158.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 528px) 100vw, 528px\" \/><\/figure><div class=\"wp-block-media-text__content\">\n<p style=\"font-size:16px\">Malgr\u00e9 sa charge importante de procureur au grand conseil du roi, Michel Sosson et sa femme habitaient plus volontiers Orl\u00e9ans ou  leur ch\u00e2teau de Rouville situ\u00e9 au nord du Loiret que Paris.<\/p>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p> Il  d\u00e9c\u00e9da entre 1551, date du dernier acte sign\u00e9 en la pr\u00e9sence de Michel Sosson,  et 1555,&nbsp;&nbsp;date \u00e0 laquelle sa femme, dite alors sa veuve, fit son propre testament <sup id=\"rf6-653\"><a href=\"#fn6-653\" title=\"A.N.&nbsp;;M.C.;  ET\/VIII\/107 . Acte du 21 mai 1555, testament de la veuve Sosson&nbsp;\" rel=\"footnote\">6<\/a><\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<p>Soucieuse du repos de son \u00e2me, elle recommandait son \u00e2me \u00e0 Dieu, \u00e0 Marie, \u00e0 \u00ab&nbsp;Michel l\u2019Ange&nbsp;\u00bb et \u00e0 tous les saints, demandait qu\u2019on lise cinq Ave et cinq Pater.&nbsp;&nbsp;Vingt messes basses seraient c\u00e9l\u00e9br\u00e9es le jour de son enterrement et un service solennel huit jours apr\u00e8s.&nbsp;&nbsp;Pour faire bonne mesure elle l\u00e9guait \u00e0 diverses personnes de son entourage la coquette somme totale de 900 \u00e9cus d\u2019or soleil, \u00e0 condition qu\u2019elle prient pour elle.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Consciente de sa condition, elle r\u00e9gla le c\u00e9r\u00e9monial de son enterrement. Elle ordonnait d\u2019\u00eatre inhum\u00e9e devant l\u2019autel Notre-Dame de l\u2019\u00e9glise Sainte-Catherine d\u2019Orl\u00e9ans. Son corps devrait y \u00eatre transport\u00e9 par six chevaux et douze personnes tenant des torches allum\u00e9es&nbsp;&nbsp;et conduits par le cur\u00e9 de sa paroisse, ses chapelains et les quatre ordres mendiants de la ville. Elle voulait que sa pierre tombale comporta son effigie, son nom, son surnom et la date de son tr\u00e9pas. Deux services solennels seraient c\u00e9l\u00e9br\u00e9s, le premier le jour de son enterrement et le second le lendemain. Les douze personnes tenant leurs torches seraient dispos\u00e9es autour de sa fosse et diraient cinq Pater et cinq Ave et deux De Profundis.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle v\u00e9cut cependant encore au moins une dizaine d\u2019ann\u00e9es puisque nous la retrouvons le 20 juillet 1564 signant un acte devant les notaires&nbsp;&nbsp;L\u00e9al et Viard<sup id=\"rf7-653\"><a href=\"#fn7-653\" title=\"Les minutes du notaire Viart n\u2019existent plus mais l\u2019acte ayant \u00e9t\u00e9 insinu\u00e9 (A.N.; Y 105 f\u00b0196). Elle s\u2019\u00e9tait en effet rendue \u00e0 Paris pour faire don de la moiti\u00e9 de la maison qui nous occupe \u00e0 son fils Ren\u00e9 qui avait repris la charge de son p\u00e8re et \u00e0 sa belle-fille, Jacquette Moreau, sous condition d\u2019en garder l\u2019usufruit sa vie durant. La maison n\u2019\u00e9tait toujours pas un palais puisque les lieux se composaient \u00ab&nbsp;d\u2019une maison, estable, court, jardin, lieulx et appartenances [\u2026] assis \u00e0 Sainct Germain des Pr\u00e9s lez Paris rue de Sayne et ayant yssues sur ladicte rue et sur les fossez d\u2019entre les portes de Nesle et de Bussi (maintenant la rue Mazarine)&nbsp;. Son voisin vers le midi&nbsp;&nbsp;\u00e9tait Jean Martin, procureur en la cour du Parlement. Toujours \u00e0 droite mais du c\u00f4t\u00e9 de la rue Mazarine, Guillaume Lenoir, libraire, avait succ\u00e9d\u00e9 \u00e0 son p\u00e8re, Philippe.&nbsp;&nbsp;\u00c0 gauche, vers le nord, on trouvait les h\u00e9ritiers de Denis Dupont et leur m\u00e8re Agnes Constantin, veuve depuis peu d\u2019un certain&nbsp;&nbsp;Henri Plunny.&nbsp;&lt;\/p&gt;\n\n\n\n&lt;p&gt;Lorsque le 6 janvier 1578, Ren\u00e9 Sosson et sa femme Jaquette Moreau mari\u00e8rent leur fille Marie \u00e0 ma\u00eetre Ren\u00e9 Corrard, avocat en la cour du Parlement, Marie Martel, l\u2019a\u00efeuele, ne fut point mentionn\u00e9e dans le contrat de mariage((A.N. ; M.C. ; VIII\/107, contrat de mariage\" rel=\"footnote\">7<\/a><\/sup>. Cela signifie-t-il qu\u2019elle \u00e9tait d\u00e9c\u00e9d\u00e9e&nbsp;? La dot que versait Ren\u00e9 Sosson s\u2019\u00e9levait \u00e0 la somme de 10 000 livres dont la moiti\u00e9 serait vers\u00e9e la veille de \u00ab&nbsp;leurs espousailles&nbsp;\u00bb.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Quelques jours apr\u00e8s, Ren\u00e9 Sosson et son gendre Claude Corrard empruntaient \u00e0 Antoine Faure commis au greffe du Grand Conseil 400 \u00e9cus moyennant une rente de 33 \u00e9cus un tiers payables chaque ann\u00e9e en quatre fois en l\u2019h\u00f4tel du sieur Faure.  Les emprunteurs donnaient&nbsp;&nbsp;en garantie la seigneurie de Rouville et la maison de la rue de Seine qui, disait le contrat contenait \u00ab&nbsp;plusieurs corps d\u2019hostel , courtz et jardins, tenant d\u2019une part aux h\u00e9ritiers de&nbsp;feu Thomas Blanche et d\u2019aultre part \u00e0 Nicolas Frissart et aultres&nbsp;\u00bb<sup id=\"rf8-653\"><a href=\"#fn8-653\" title=\"A.N. ; M.C. ; VIII\/107 acte du 30\/01\/1578\" rel=\"footnote\">8<\/a><\/sup>. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Deux ans apr\u00e8s, toute la famille Corrard \u2013 Sosson s\u2019installait rue de Seine, sans Marie qui \u00e9tait d\u00e9c\u00e9d\u00e9e mais avec un fils pr\u00e9nomm\u00e9 Raoul. C\u2019est alors que Ren\u00e9 Sosson versa le  11 juillet 1580 \u00e0 son gendre le compl\u00e9ment de dot qu\u2019il devait encore, c\u2019est-\u00e0-dire 1666 \u00e9cus 3\/4<sup id=\"rf9-653\"><a href=\"#fn9-653\" title=\"A.N. ; M.C. ; LXXXVI\/115 , acte du 11\/07\/1580\" rel=\"footnote\">9<\/a><\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<p>Ren\u00e9 Sosson mourut en 1597, laissant pour h\u00e9ritiers ses fils Fran\u00e7ois, avocat en Parlement, Jean mineur, sa fille Madeleine et Richard Corrard son petit-fils.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;Le faubourg Saint-Germain-des pr\u00e9s avait retrouv\u00e9 un peu de tranquillit\u00e9 apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 troubl\u00e9e par les guerres de religion&nbsp;&nbsp;entre la Ligue et le futur Henri IV.&nbsp;&nbsp;En 1572, les cris de la Saint-Barth\u00e9l\u00e9my avaient eu leurs \u00e9chos dans Saint-Germain-des-Pr\u00e8s lorsque les sbires de Guise poursuivaient les huguenots rassembl\u00e9s au petit pr\u00e9 aux clercs et dans la rue des Marais<sup id=\"rf10-653\"><a href=\"#fn10-653\" title=\"Maintenant rue Visconti\" rel=\"footnote\">10<\/a><\/sup> qu\u2019on surnommait la petite Gen\u00e8ve.&nbsp;&nbsp;Quelques ann\u00e9es apr\u00e8s, on se battit avec acharnement aux pieds de la muraille de Philippe Auguste o\u00f9 les fid\u00e8les d\u2019Henri IV, criant vengeance, pass\u00e8rent au fil de l\u2019\u00e9p\u00e9e moult ligueurs. La situation des habitants du faubourg devint si critique en juin 1589, qu\u2019on&nbsp;&nbsp;creusa des tranch\u00e9es pour se d\u00e9fendre. On donna m\u00eame l\u2019ordre d\u2019aller chez tous les marchands de vin et les cabaretiers de Saint-Germain-des-Pr\u00e8s, et ils y \u00e9taient fort nombreux, afin de rassembler 2000 futailles pour la construction de barricades. L\u2019ann\u00e9e suivante, les habitants d\u00e9sert\u00e8rent leurs maisons et se r\u00e9fugi\u00e8rent dans l\u2019abbaye. \u00c0 l\u2019automne 1590, le Bureau de la Ville constata la destruction de nombreuses maisons alors que les troupes d\u2019Henri IV \u00e9taient repouss\u00e9es. Il fut alors d\u00e9cid\u00e9 de d\u00e9molir celles qui longeaient les fortifications de Paris ! La maison de Ren\u00e9 Sosson fit partie du lot<sup id=\"rf11-653\"><a href=\"#fn11-653\" title=\"Le censier de 1595 indique que toutes les maisons depuis le jeu de paume de l\u2019Aventure jusqu\u2019\u00e0 la porte de Buci furent d\u00e9truites\" rel=\"footnote\">11<\/a><\/sup>. Il faudra attendre l\u2019entr\u00e9e d\u2019Henri IV dans Paris, le 22 mars 1594, pour que la paix revienne enfin dans les faubourgs. De cette longue p\u00e9riode de guerre le quartier de Saint-Germain-des-Pr\u00e9s sortait compl\u00e8tement ruin\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Peut-\u00eatre les moines continu\u00e8rent-ils \u00e0 tenir \u00e0 jour leur censier durant ces trente ann\u00e9es, en tout cas il n\u2019en fut pas retrouv\u00e9. Par contre celui de 1595 nous apprend que les lieux qui nous int\u00e9ressent avaient chang\u00e9 de propri\u00e9taire. Claude Vellefaux<sup id=\"rf12-653\"><a href=\"#fn12-653\" title=\"L\u2019orthographe des noms n\u2019\u00e9tant pas fix\u00e9e \u00e0 cette \u00e9poque , il sera appel\u00e9 Vellefaux, Villefaux, Vilfaux, Velfaux, de Vellefaux&nbsp;&nbsp;et m\u00eame une fois Belfaux, cependant tous les actes sont sign\u00e9s par lui sous l\u2019orthographe \u00ab&nbsp;Vellefaux&nbsp;\u00bb\" rel=\"footnote\">12<\/a><\/sup>, jur\u00e9 du roy en l\u2019office de \u00ab\u00a0massonnerye et voyer g\u00e9n\u00e9ral de la terre et seigneurie de Sainct-Germain-des-Pr\u00e9s et ses appartenances&nbsp;\u00bb avait pris la place&nbsp;&nbsp;\u00ab&nbsp;des h\u00e9ritiers de Me Ren\u00e9 Saulson<sup id=\"rf13-653\"><a href=\"#fn13-653\" title=\"c-\u00e0-d Sosson\" rel=\"footnote\">13<\/a><\/sup>, procureur au grand conseil&nbsp;\u00bb.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-css-opacity\"\/>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-css-opacity\"\/>\n\n\n\n<p class=\"has-background\" style=\"background-color:#f5ba83;font-size:23px\">Claude Vellefaux et ses descendants propri\u00e9taires <\/p>\n\n\n\n<p>Claude Vellefaux \u00e9tait natif de Percy-le-Franc en Franche-Comt\u00e9. Il arriva \u00e0 Paris vers 1585 avec son fr\u00e8re Fran\u00e7ois qui exer\u00e7ait comme lui la profession de ma\u00eetre ma\u00e7on. De ses premi\u00e8res ann\u00e9es \u00e0 Paris, on sait seulement&nbsp;&nbsp;qu\u2019il acquit, le 9 avril 1586, une maison situ\u00e9e&nbsp;&nbsp;rue Sainte Catherine et qu\u2019il la paya comptant.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>On ignore quand et comment il acheta le terrain de la rue de Seine. Cependant deux documents font allusion \u00e0 son acquisition de la place \u00ab&nbsp;vuide&nbsp;\u00bb de la rue de Seine de fa\u00e7on assez contradictoire&nbsp;: le premier, est celui du censier de 1595 que nous reproduisons ci-dessous.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/decVellefauxW.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-764\" width=\"644\" height=\"325\" srcset=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/decVellefauxW.jpg 642w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/decVellefauxW-300x151.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 644px) 100vw, 644px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em>D\u00e9claration de Vellefaux vers 1595<\/em><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Un autre document<sup id=\"rf14-653\"><a href=\"#fn14-653\" title=\"Il s\u2019agit de l\u2019acte de saisie dat\u00e9 du 26 mai 1604. A.N.&nbsp;: Y2977\/A\" rel=\"footnote\">14<\/a><\/sup> qui est celui d\u2019une saisie dont nous parlerons plus loin, nous apprend clairement que Claude Vellefaux l\u2019avait acquise par l&rsquo;interm\u00e9diaire d&rsquo;Etienne Bonnet, son procureur.<\/p>\n\n\n\n<p>Alors qui de l\u2019un ou l\u2019autre \u00e9tait le propri\u00e9taire pr\u00e9c\u00e9dent&nbsp;? Ren\u00e9 Sosson&nbsp;? En l\u2019absence de l\u2019acte de vente, il est difficile de se prononcer. Cependant comme un demi-si\u00e8cle s\u00e9pare les deux recueils, il est possible qu\u2019en ces temps troubl\u00e9s, plusieurs propri\u00e9taires se soient succ\u00e9d\u00e9 mais que le r\u00e9dacteur du censier, prenant comme r\u00e9f\u00e9rence le censier de 1543, ait indiqu\u00e9 le propri\u00e9taire de 1543 en citant Sosson.<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant nous savons que Claude Vellefaux commen\u00e7a par \u00e9difier une maison c\u00f4t\u00e9 rue de Seine sur le terrain qu\u2019il avait acquis. Elle \u00e9tait alors la seconde \u00e0 main droite quand on venait de la rue de Bussy et se composait d\u2019un corps d\u2019h\u00f4tel couvert de tuile, avec une cour par derri\u00e8re, une \u00e9table, puis un jardin et encore une autre cour qui avait une issue sur \u00ab&nbsp;les fossez d\u2019entre la porte de Bussy et la porte de Nesle \u00bb donc l&rsquo;actuelle rue Mazarine, o\u00f9 il avait aussi commenc\u00e9 \u00e0 b\u00e2tir. Il&nbsp;&nbsp;s\u2019y installa et y abrita aussi son fr\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 8 novembre 1595, il obtint l\u2019un des quatre offices de jur\u00e9 expert du Roy es-\u0153uvre de ma\u00e7onnerie. Ce fut pour lui l\u2019assurance d\u2019une carri\u00e8re pleine de promesse. Cependant il lui fallait assurer sa situation en obtenant sa naturalisation puisque la Franche-Comt\u00e9 n\u2019\u00e9tait point fran\u00e7aise \u00e0 cette \u00e9poque. Cette \u00e9tape fut franchie le 27 octobre 1600.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"291\" src=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/NatuVellefauxW-1024x291.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-763\" srcset=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/NatuVellefauxW-1024x291.jpg 1024w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/NatuVellefauxW-300x85.jpg 300w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/NatuVellefauxW-768x218.jpg 768w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/NatuVellefauxW.jpg 1132w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em>Naturalisation de Claude Vellefaux <\/em><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Cependant Claude Vellefaux pour purger les \u00e9ventuelles hypoth\u00e8ques qui pouvaient \u00eatre sur sa maison la fit d\u00e9creter au Ch\u00e2telet le 26 mai 1604<sup id=\"rf15-653\"><a href=\"#fn15-653\" title=\"Arch. Nat., Y2977\/A, adjudication du 16 mai 1604\" rel=\"footnote\">15<\/a><\/sup>. Une description assez compl\u00e8te des constructions figure dans l\u2019acte&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>La maison consistait en 1604 en \u00ab&nbsp;un corps d\u2019hostel couvert de thuille&nbsp;\u00bb qui comportait une \u00ab&nbsp;salle basse \u00bb<sup id=\"rf16-653\"><a href=\"#fn16-653\" title=\"C\u2019\u00e9tait le nom que portait la pi\u00e8ce \u00e0 vivre de cette \u00e9poque\" rel=\"footnote\">16<\/a><\/sup>, un cabinet au bout de celle-ci, une cuisine \u00e0 c\u00f4t\u00e9, un passage entre la salle et la cuisine , plusieurs&nbsp;&nbsp;\u00ab&nbsp;chambres hautes&nbsp;\u00bb et un grenier au-dessus. Puis venait une cour sur le derri\u00e8re au centre&nbsp; de laquelle \u00e9tait une \u00e9table , un jardin derri\u00e8re et des \u00ab&nbsp;lieux&nbsp;\u00bb,&nbsp;&nbsp;&nbsp;enfin&nbsp;&nbsp;une cour ayant issue sur les foss\u00e9s d\u2019entre les portes de Bussy et de Nesle&nbsp;&nbsp;sur le c\u00f4t\u00e9 de laquelle cour il y avait y a une galerie et un corps d\u2019hostel formant le dessus de la porte. Le tout n\u2019\u00e9tait pas achev\u00e9 et tenait d\u2019une part aux h\u00e9ritiers de feu Jehan Martin, en son vivant procureur en la court de Parlement et d\u2019autre \u00e0 Nicolas Frissart marchand drapier demeurant en la maison o\u00f9 pendait pour enseigne&nbsp;<em>Le Heaulme<\/em>&nbsp;et au jardin de feu Marie Blanche et Valentin Relmollin et aboutissait d\u2019un c\u00f4t\u00e9 sur les foss\u00e9s et par-devant sur la rue de Seine. Telle \u00e9tait la description de la maison sur l\u2019acte d\u2019adjudication apr\u00e8s la saisie.<\/p>\n\n\n\n<p>Sa carri\u00e8re prit un excellent tournant. Le roi Henri IV, tr\u00e8s impressionn\u00e9 par les vagues d\u2019\u00e9pid\u00e9mie de peste de 1562 et de 1596, signa un \u00e9dit de fondation en mai 1607 d\u2019un h\u00f4pital destin\u00e9 aux pestif\u00e9r\u00e9s auquel il donna le nom de Saint-Louis, en souvenir du roi mort de la peste devant Tunis en 1270.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-media-text alignwide is-stacked-on-mobile\"><figure class=\"wp-block-media-text__media\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/HopitalSaintLouisW-2.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-769 size-full\"\/><\/figure><div class=\"wp-block-media-text__content\">\n<p style=\"font-size:16px\">En 1606, il en confia la construction \u00e0 Claude Vellefaux. Claude Chastillon et Fran\u00e7ois Quesnel en avaient dress\u00e9 les plans. Lui fut charg\u00e9 de l\u2019ex\u00e9cution des travaux par un contrat qui stipulait qu\u2019il devait venir au moins une fois par jour.   Les travaux commenc\u00e8rent par la construction de la chapelle \u00e0 laquelle des milliers d\u2019ouvriers furent affect\u00e9s<sup id=\"rf17-653\"><a href=\"#fn17-653\" title=\"&nbsp;Nouvelle collection pour servir l\u2019histoire de France \u2026. P.432\" rel=\"footnote\">17<\/a><\/sup> .&nbsp;<\/p>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p>En l\u2019ann\u00e9e 1607, Claude Vellefaux et son coll\u00e8gue Jean Autissier furent nomm\u00e9s comme experts dans un proc\u00e8s entre le Bureau de la Ville et un certain Marin de la Vall\u00e9e&nbsp;: deux ans auparavant le Bureau avait d\u00e9cid\u00e9 les travaux n\u00e9cessaires \u00e0 l\u2019ach\u00e8vement de l\u2019H\u00f4tel de Ville. Ils furent mis en adjudication au prix de 135 livres tournois la toise. Trois personnes se pr\u00e9sent\u00e8rent dont d\u2019ailleurs n\u2019\u00e9tait point Claude Vellefaux. Les travaux furent adjug\u00e9s le 6 juin \u00e0 Marin de la Vall\u00e9e, jur\u00e9 du roi en l\u2019office de ma\u00e7onnerie, qui en caution engagea deux de ses maisons. La lente h\u00e2te&nbsp;&nbsp;avec laquelle il ex\u00e9cuta une premi\u00e8re s\u00e9rie de travaux ne l\u2019emp\u00eacha point de concourir pour la deuxi\u00e8me s\u00e9rie dont il se rendit adjudicataire moyennant 15 600 livres malgr\u00e9 la r\u00e9pugnance de Guillain, ma\u00eetre des \u0153uvres de ma\u00e7onnerie pour ce candidat. Ce dernier avait vu juste puisque l\u2019ann\u00e9e suivante, \u00e0 l\u2019issue du proc\u00e8s, l\u2019entrepreneur fut condamn\u00e9 \u00e0 recommencer ses travaux. On peut penser que Claude Vellefaux se fit un ennemi.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Il fut aussi grand voyer de l\u2019abbaye de Saint Germain des Pr\u00e9s et, en 1599, emporta un march\u00e9 important&nbsp;: celui de la r\u00e9fection du portail de la porte de Saint Germain. Quelques ann\u00e9es plus tard, il construisit le r\u00e9servoir des halles, puis il devint un temps le collaborateur de Quesnel pour l\u2019\u00e9laboration du plan de Paris, il proc\u00e9da aussi&nbsp;&nbsp;\u00e0 la construction d\u2019une terrasse au bord de l\u2019eau pour l\u2019H\u00f4tel Dieu.<\/p>\n\n\n\n<p>Un an apr\u00e8s, il fut \u00e0 nouveau consult\u00e9 par le Bureau de la Ville pour une contestation entre la Ville et \u00e0 nouveau Marin de la Vall\u00e9e. Cette fois il conclut en faveur de La Vall\u00e9e et son avis fut suivi. La m\u00eame ann\u00e9e, sur les ordres du roi, il participa \u00e0 une&nbsp;&nbsp;commission avec les architectes Chambiges, Petit et Gu\u00e9rin&nbsp;&nbsp;pour h\u00e2ter les travaux le de l\u2019H\u00f4tel de Ville et signe \u00e0 cette occasion le plan de la vo\u00fbte de la chapelle du Saint-Esprit.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Pendant cette p\u00e9riode, il&nbsp;&nbsp;fonda une famille en \u00e9pousant Laurence H\u00e9bert qui \u00e9tait fille de Thomas H\u00e9bert, marchand, bourgeois de Paris et de Nicole Touvoye, propri\u00e9taires d\u2019une maison en la Grande Rue de Saint Germain des Pr\u00e9s et d\u2019une autre rue des Mauvais Gar\u00e7ons. Cependant, apr\u00e8s quelques ann\u00e9es de mariage, le couple n\u2019avait toujours pas d\u2019enfant, ce dont ils \u00e9taient fort marris. Ils d\u00e9cid\u00e8rent de se faire don mutuel de leurs biens \u00ab&nbsp;en consid\u00e9ration de la grande amiti\u00e9 qu\u2019ils se portent l\u2019un deulx \u00e0 l\u2019autre et des peines qu\u2019ils ont eu \u00e0 amasser si peu de biens qu\u2019ilz ont de pr\u00e9sent jouict, qu\u2019ilz n\u2019ont aucuns enfans&nbsp;\u00bb. Ils choisirent \u00e0 cette occasion le notaire Babinet qui vint chez eux, rue de Seine, pour la signature du contrat.<\/p>\n\n\n\n<p>Lorsqu\u2019il eut termin\u00e9 de construire la maison sur \u00ab&nbsp;les fossez d\u2019entre les portes de Bussy et de Nesle&nbsp;\u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire notre rue Mazarine,il signa un bail en 1609 <sup id=\"rf18-653\"><a href=\"#fn18-653\" title=\"Le bail fut sign\u00e9 le 30 novembre 1609 devant Le Sennelier et Bontemps&nbsp;\" rel=\"footnote\">18<\/a><\/sup> au sieur \u00c9tienne Doucet, bourgeois de Paris. L\u2019acte nous en donne une description&nbsp;d\u00e9taill\u00e9e. Elle consistait&nbsp;&nbsp;\u00ab&nbsp;en ung&nbsp;&nbsp;corps d\u2019hostel, une salle basse, caves et cellier en dessous , deux chambres au dessus, une escurye au dessus de laquelle il y a quatre petites chambres, une cuisine et au dessus d\u2019icelle deux autres chambres, cour, jardin, puits garny de sa poullye de cuivre&nbsp;\u00bb. Il loua les lieux 600 livres par an. Le preneur devait la garnir de biens meubles et exploitables \u00ab&nbsp;pour surett\u00e9 du loyer&nbsp;\u00bb et y effectuer toutes menues r\u00e9parations locatives, en particulier entretenir le pav\u00e9 \u00ab&nbsp;estant tant au devant qu\u2019en la cour de lad maison&nbsp;\u00bb. Il s\u2019engageait aussi \u00e0 payer les taxes des fortifications, des boues, chandelles, lanternes et les taxes des pauvres, \u00ab&nbsp;empruntz, subsides et&nbsp;&nbsp;autres impotz&nbsp;\u00bb.&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\">\u00c0 la fin de l\u2019ann\u00e9e 1614, le pr\u00e9v\u00f4t et les \u00e9chevins de Paris firent savoir que la r\u00e9\u00e9dification de quatre maisons situ\u00e9es sur le Petit Pont, du c\u00f4t\u00e9 \u00ab&nbsp;d\u2019aval l\u2019eaue&nbsp;\u00bb et appartenant \u00e0 la Ville serait baill\u00e9e \u00ab&nbsp;au rabbaiz et moings disant&nbsp;[\u2026] \u00e0 la charge &nbsp;par l\u2019entrepreneur de faire lesdictes maisons bien et deuement , conform\u00e9ment audict devis, et de rendre les clefs en la main&nbsp;\u00bb. Claude Vellefaux et un autre jur\u00e9 furent charg\u00e9s d\u2019\u00e9valuer la n\u00e9cessit\u00e9 des travaux de r\u00e9\u00e9dification et la conformit\u00e9 de leur reconstruction au regard du cahier des charges.<\/p>\n\n\n\n<p>Un an apr\u00e8s, il fit aussi le plan du nouveau quartier du Luxembourg avec Fran\u00e7ois Quesnel. Nomm\u00e9 jur\u00e9 du roi et voyer du prince de Conti en 1611, il devint contr\u00f4leur des b\u00e2timents de l\u2019H\u00f4tel-Dieu en 1625.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\">Le 15 f\u00e9vrier 1614 vit la signature du contrat de mariage<a><sup> <\/sup><\/a><sup id=\"rf19-653\"><a href=\"#fn19-653\" title=\"A.N. ; M.C.&nbsp;; CX\/57, contrat de mariage du 15\/02\/1614\" rel=\"footnote\">19<\/a><\/sup>&nbsp;entre sa ni\u00e8ce, Etiennette Vellefaux et Christophe Gamard, son assistant ma\u00eetre ma\u00e7on. \u00c0 cette occasion, on convoqua le ban et l\u2019arri\u00e8re-ban.&nbsp;&nbsp;Jeanne Bellebaude, sa belle-s\u0153ur, m\u00e8re de la future y assistait bien \u00e9videmment mais sans le p\u00e8re, Fran\u00e7ois Vellefaux, qui \u00e9tait mort entre-temps. Tr\u00e8s g\u00e9n\u00e9reusement, Claude Vellefaux dota sa ni\u00e8ce d\u2019une rente de \u2026.. livres. Il entretint des liens tr\u00e8s \u00e9troits avec son neveu et disciple qui devint par la suite un architecte connu.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 sa grande joie, sa femme finit par lui donner deux filles auxquelles ils donn\u00e8rent les pr\u00e9noms de Laurence et Anne qui firent toutes deux de fort beaux mariages.<\/p>\n\n\n\n<p>Laurence, l\u2019a\u00een\u00e9e \u00e9pousa en 1624 Valentin Hieraulme <sup id=\"rf20-653\"><a href=\"#fn20-653\" title=\"&nbsp;A.N. ; M.C.;&nbsp;: LXXIII\/19&nbsp;?, contrat de mariage du 20 f\u00e9vrier 1624\" rel=\"footnote\">20<\/a><\/sup>&nbsp;\u00bb docteur r\u00e9gent en la facult\u00e9 de m\u00e9decyne en l\u2019universit\u00e9 de Paris y demeurant rue Saint Denis, paroisse Saint Eustache&nbsp;\u00bb. Laurence eut de nombreux t\u00e9moins&nbsp;qui vinrent signer le \u00ab&nbsp;traict\u00e9 de mariage&nbsp;\u00bb: tout d\u2019abord, son p\u00e8re, \u00ab&nbsp;jur\u00e9 du Roy en ses oeuvres de massonnerie&nbsp;\u00bb et sa m\u00e8re, Laurence H\u00e9bert, qui stipul\u00e8rent en son nom car elle n\u2019avait pas encore atteint l\u2019\u00e2ge de sa majorit\u00e9&nbsp;; son cousin germain Pierre Tourin, marchand, bourgeois de Paris&nbsp;; Simon Machard aussi cousin&nbsp;; messire Cherton du Lie, conseiller du roi en son conseil d\u2019\u00e9tat&nbsp;; ma\u00eetre Gilles Francset, substitut du procureur g\u00e9n\u00e9ral du roi en sa cour du Parlement&nbsp;; enfin ma\u00eetre Du Plessis, conseiller du roi en son pr\u00e9sidial du Ch\u00e2telet. De la part de Valentin Hieraulme, qui stipulait en son nom car il \u00e9tait majeur, on trouvait Fran\u00e7ois Hieraulme, son p\u00e8re accompagn\u00e9 de sa femme Catherine Vinion&nbsp;; sa tante Catherine Hieraulme qui \u00e9tait veuve de Jean Martin en son vivant premier m\u00e9decin de la reine ainsi qu\u2019une autre tante Marie Hieraulme, veuve de messire de La Virienne. Le c\u00f4t\u00e9 Vinion \u00e9tait repr\u00e9sent\u00e9 par son oncle maternel&nbsp;Claude Vinion marchand, bourgeois de Paris&nbsp;; Magdelaine Vinion, veuve de messire Galland marchand bourgeois de Paris, et Anne Vinion, veuve de messire La F\u00e8re ses tantes. Sa m\u00e8re avait sans doute \u00e9t\u00e9 mari\u00e9e une premi\u00e8re fois avec un certain sieur Charles car vinrent aussi signer Fran\u00e7ois Charles, conseiller du roi et receveur des tailles en l\u2019\u00e9lection de Rennes, fr\u00e8re ut\u00e9rin, ainsi que Charles Langlois greffier au Ch\u00e2telet de Paris \u00e0 cause de sa femme, Catherine Charles. Des conseillers du roi en la chambre des comptes, en la cour du Parlement ou secr\u00e9taire du roi repr\u00e9sentaient le cousinage accompagn\u00e9s plus modestement par un procureur, un bourgeois de Paris et un avocat au conseil. Trois conseillers et m\u00e9decins du roi signaient en tant qu\u2019amis.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Claude Vellefaux donnait \u00e0 sa fille 13 000 livres dont la moiti\u00e9 entrait dans la communaut\u00e9 tandis que&nbsp;&nbsp;Fran\u00e7ois Hieraulme en apportait 12 000&nbsp;&nbsp;\u00e0 son fils. La parit\u00e9 \u00e9tait donc bien l\u00e0. Le futur \u00e9poux&nbsp;&nbsp;allouait \u00e0 Laurence Vellefaux un douaire pr\u00e9fix de 300 livres tournois de rente. En cas de d\u00e9c\u00e8s du p\u00e8re ou de la m\u00e8re des futurs \u00e9poux, ils ne pourraient demander aucun partage et devaient laisser le survivant jouir des biens communs. Cette clause avait son importance comme on le verra plus loin.<\/p>\n\n\n\n<p>Une fille naquit de ce mariage. On la pr\u00e9nomma Catherine. Vraisemblablement, sa m\u00e8re mourut en mettant sa fille au monde et son mari ne tarda point \u00e0 la suivre dans la tombe puisqu\u2019en 1631, c\u2019est son oncle et tuteur, Fran\u00e7ois Hieraulme, receveur g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019Hotel-Dieu qui viendra en son nom participer \u00e0 la transaction en forme de partage que Laurence H\u00e9bert organisera \u00e0 la mort de son mari.<\/p>\n\n\n\n<p>Claude Vellefaux gagnait bien sa vie, il continua donc \u00e0 acheter des terrains pour y construire des maisons pour les louer. Ainsi il en acquit rue des Mauvais Gar\u00e7ons, rue des Canettes, rue des Boucheries. Le&nbsp;&nbsp;9 juin 1616,<sup id=\"rf21-653\"><a href=\"#fn21-653\" title=\"A.N.&nbsp;:, M.C. XXXVI\/101, 9\/06\/1616, Me Jolly, acquisition d\u2019une maison rue Saint Benoit.\" rel=\"footnote\">21<\/a><\/sup>&nbsp;il devint propri\u00e9taire&nbsp;&nbsp;pour 9 000L d\u2019une maison qui tint un r\u00f4le tr\u00e8s important dans sa vie et celle de ses proches. Elle se situait rue et paroisse Saint-Beno\u00eet, face \u00e0 l\u2019\u00e9glise du m\u00eame nom et contenait deux corps d\u2019h\u00f4tel, l\u2019un sur le devant et l\u2019autre derri\u00e8re, court et jardin. Il ne tarda point \u00e0 venir y habiter et y demeurera jusqu\u2019\u00e0 la fin de sa vie.<\/p>\n\n\n\n<p>On demanda \u00e0 nouveau son avis d\u2019expert en 1625 pour le trajet que devaient emprunter les tuyaux venant de la fontaine de Rongis (maintenant Rungis)&nbsp;jusqu\u2019\u00e0 la place de Gr\u00e8ve et autres lieux. Il fallait \u00e9viter&nbsp;&nbsp;d\u2019ab\u00eemer les piles et les vo\u00fbtes du Petit Pont et du grand Pont Notre Dame.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais Claude Vellefaux se sentait vieillir. Il commen\u00e7a donc \u00e0 mettre de l\u2019ordre dans ses affaires. Tout d\u2019abord, le 27 avril 1627, persuad\u00e9 qu\u2019il allait mourir prochainement, il fit son testament <sup id=\"rf22-653\"><a href=\"#fn22-653\" title=\"&nbsp;A.N.; M.C. ;&nbsp;&nbsp;LXXIII\/196, Me Saint Vaast, testament\" rel=\"footnote\">22<\/a><\/sup>, l\u00e9guant \u00e0 l\u2019H\u00f4tel-Dieu trois arpents et demi de terre, \u00e0 son directeur de conscience 30 L et&nbsp;&nbsp;\u00e0 sa paroisse quatre belles nappes d\u2019autel et un bassin en vermeil.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant, il ne mourut pas dans les jours qui suivirent. Mais son \u00e9criture se d\u00e9gradait tant qu\u2019elle devint presque m\u00e9connaissable. Le 1<sup>er<\/sup>&nbsp;juillet, il donna procuration \u00e0 sa femme pour donner \u00e0 loyer une partie de la maison de la rue de Seine. Elle signait un bail de 3 ans moyennant 270 livres tournois \u00ab&nbsp;pour et par chacun&nbsp;par an&nbsp;\u00bb \u00e0 Jean Cristofle, ma\u00eetre p\u00e2tissier \u00e0 l\u2019abbaye de Saint Germain des Pr\u00e9s habitant alors rue du Four. Ce dernier devait garnir le logement de bons meubles et entretenir le pav\u00e9 de la rue sur le devant de son logis. Il ne pouvait pas c\u00e9der son bail, par contre il pouvait descendre son vin et monter ses futailles de la cave occup\u00e9 par son voisin, aussi locataire de la maison.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 27 octobre, ne se sentant plus capable d\u2019exercer sa profession de jur\u00e9 du roi, il vendit son office \u00e0 Christophe Gamard, son neveu par alliance, qui lui versa imm\u00e9diatement 300 livres sur les 1500 livres qu\u2019il en demandait.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La mort vint&nbsp;&nbsp;vraisemblablement en janvier 1629. En tout cas, l\u2019inventaire (que nous n\u2019avons pas retrouv\u00e9) commen\u00e7a le 16 f\u00e9vrier sous l\u2019\u00e9gide de Me Saint-Vaast, son notaire. Sa cl\u00f4ture fut sign\u00e9e par Musnier le 13 mars suivant.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Sa seconde fille, Anne, n\u2019\u00e9tait alors pas encore majeure et fut donc plac\u00e9e sous la tutelle de sa m\u00e8re.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant elle se maria entre avril 1630 et avril 1631. Elle prit pour \u00e9poux un descendant d\u2019une famille noble et tr\u00e8s ancienne du Poitou dont les origines remontait, dit-on, \u00e0 1046. Il s\u2019agissait de Gilles Sanglier, seigneur de Jou\u00e9 et de la Noblaye.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Ce dernier descendait d\u2019un Jacques Sanglier qui avait \u00e9pous\u00e9 Jaquette de Chezelles qui laissa \u00e0 sa mort le domaine de la Noblaye (paroisse de L\u00e9mer\u00e9) qui lui&nbsp;&nbsp;venait de son p\u00e8re. \u00c0 partir de cette date Anne Vellefaux devint Anne de Vellefaux et porta les armes de son mari&nbsp;: <em>d\u2019or, \u00e0 un sanglier de sable, dent\u00e9 d\u2019argent&nbsp;; au chef d\u2019azur, charg\u00e9 d\u2019un croissant d\u2019argent, accost\u00e9 de deux \u00e9toiles d\u2019or<\/em>. En faveur de ce mariage Laurence H\u00e9bert avait donn\u00e9 \u00e0 sa fille le quart des revenus venant de Claude Vellefaux. Elle lui donna donc le quart des revenus de la maison \u00e0 l\u2019enseigne de l\u2019<em>Image Saint Martin<\/em> situ\u00e9e rue des Boucheries, de celle de l\u2019<em>\u00c9charpe Blanche<\/em> rue des Mauvais Gar\u00e7ons, de celle de la rue Saint Benoit et de celle de la rue des Rosiers, ainsi que de celle de la rue d\u2019entre les portes de Bussy et de Nesle (rue Mazarine) \u00e0 l\u2019enseigne de la <em>Ville de Francfort <\/em>dont le fonds \u00e9taient du propre de Claude Vellefaux mais dont les b\u00e2timents \u00e9taient \u00e0 la communaut\u00e9 ainsi que la part lui revenant des loyers de la rue de Seine qui \u00e9taient un bien propre de Vellefau<em>x. <\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Soucieuse des int\u00e9r\u00eats de ses enfants, Laurence H\u00e9bert mit au clair devant les notaires de Montrousel et de Saint Vaast, ce qui lui appartenait et ce qui leur revenait de la succession de son d\u00e9funt mari. Le 14 juin 1631, toute la famille Vellefaux se r\u00e9unit autour des deux notaires. \u00c9taient pr\u00e9sents Laurence H\u00e9bert, la veuve, Fran\u00e7ois Hieraulme, le tuteur de Catherine Hieraulme, petite fille de Laurence H\u00e9bert, Gilles Sanglier le tout nouvel \u00e9poux d\u2019Anne Vellefaux. Il s\u2019agissait de donner \u00e0 la petite Catherine les m\u00eames avantages que ceux qui avaient \u00e9t\u00e9 accord\u00e9s \u00e0 Gilles Sanglier et sa femme lors de leur mariage. Ce qui fut fait. Scrupuleuse, elle fit un compte d\u00e9taill\u00e9 des rentes qu\u2019elle avait touch\u00e9es depuis la mort de son mari auquel elle ajouta g\u00e9n\u00e9reusement&nbsp;&nbsp;le produit de la vente des meubles mis aux ench\u00e8res apr\u00e8s le d\u00e9c\u00e8s de Vellefaux. On en remit le quart \u00e0 Fran\u00e7ois Hieraulme au nom de sa ni\u00e8ce et un autre quart aux jeunes \u00e9poux.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\"><strong>Les Sanglier, propri\u00e9taire<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Anne de Vellefaux donna de nombreux enfants \u00e0 Gilles Sanglier&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Louis, seigneur de la Noblaye,<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Joseph, seigneur de Saint Martin,<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Jacques, seigneur de Jable,<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Charles, seigneur de la Guineti\u00e8re et capitaine au r\u00e9giment de la reine,<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Fran\u00e7ois, seigneur de la Gabilli\u00e8re,<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Gilles, seigneur du Perron,<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Et enfin Marie qui \u00e9pousera Fran\u00e7ois de La Barre.<\/p>\n\n\n\n<p>Le Li<em>on Noir&nbsp;<\/em>\u00e9tait pour eux des maisons de rapport. Ils r\u00e9sidaient la plupart du temps \u00e0 la <em>Noblaye <\/em>dans leur seigneurie de Touraine. Cependant Gilles Sanglier se rendit \u00e0 Paris le 17 novembre 1643 pour signer un bail<sup id=\"rf23-653\"><a href=\"#fn23-653\" title=\"&nbsp;A.N., M.C. XCII\/118\" rel=\"footnote\">23<\/a><\/sup>.  \u00c0 cette occasion, il logea chez&nbsp;&nbsp;Fran\u00e7ois Hierosme, fr\u00e8re de son beau-fr\u00e8re, Valentin Hieraulme qui \u00e9tait d\u00e9c\u00e9d\u00e9. Ils signaient ce bail en faveur de Pierre Ruette et sa femme Catherine de Choisy pour la coquette somme de 900 livres par an et pour six ans. Comme ces derniers \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 locataires du&nbsp;<em>Lion Noir<a><sup><strong> <\/strong><\/sup><\/a><\/em><sup id=\"rf24-653\"><a href=\"#fn24-653\" title=\"On remarquera que le lion noir n\u2019est plus couronn\u00e9\" rel=\"footnote\">24<\/a><\/sup> , les lieux ne sont pas d\u00e9crits dans l\u2019acte, ce qui est bien dommage&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\"><strong>O\u00f9 une&nbsp;&nbsp;partie&nbsp;&nbsp;de&nbsp;&nbsp;la&nbsp;&nbsp;maison&nbsp;&nbsp;est&nbsp;&nbsp;s\u00e9par\u00e9e&nbsp;&nbsp;du&nbsp;&nbsp;reste&nbsp;&nbsp;et&nbsp;&nbsp;vendue<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Une vingtaine d\u2019ann\u00e9es apr\u00e8s la signature du bail, messire Gilles Sanglier et dame de Vellefaux, sa femme, d\u00e9cid\u00e8rent de vendre une partie de la maison du&nbsp;<em>Lion Noir<\/em>. Avaient-ils des dettes&nbsp;? Est-ce \u00e0 cette \u00e9poque qu\u2019ils achet\u00e8rent la terre de Peron, proche de la Noblaye ? Toujours est-il que cette fois-ci, ils ne se rendirent pas \u00e0 Paris. Ils nomm\u00e8rent comme procureur Hubert Gamard, un de leurs neveux, fils de Christophe Gamard, l\u2019architecte. Il \u00e9tait chevalier de l\u2019ordre du Roi, ma\u00eetre en ses conseils, gentilhomme ordinaire en sa chambre et lieutenant g\u00e9n\u00e9ral des chasses du Louvre. Nous \u00e9tions le 29 f\u00e9vrier 1668 . La vente \u00e9tait faite en faveur de Charles Lheureux , officier de monseigneur Le Tellier, secr\u00e9taire d\u2019Etat, et \u00e0 Antoinette Tripache sa femme. La partie de la maison du&nbsp;<em>Lion Noir Couronn\u00e9<\/em>&nbsp;qui est vendue \u00e9tait le batiment sur la rue, \u00e0 gauche de la porte coch\u00e8re, c\u2019est-\u00e0-dire le num\u00e9ro 61 actuel. Elle \u00e9tait occup\u00e9e par le sieur Bazoche, p\u00e2tissier qui \u00e9tait le gendre de l\u2019acqu\u00e9reur. Cette fois-ci la maison , ou du moins la partie vendue, est d\u00e9crite dans l\u2019acte. Pour une meilleure compr\u00e9hension, il faut se reporter au plan ci-joint (datant des environs de 1822) sur lequel le morceau c\u00e9d\u00e9 est colori\u00e9 en rouge et les cours en gris. La maison consistait en deux corps de logis l\u2019un sur la rue et l\u2019autre derri\u00e8re, cour entre deux. Celui de devant comportait, comme de nos jours,&nbsp;une boutique sur la rue avec caves au-dessous, salle derri\u00e8re, trois chambres par \u00e9tage qui sont au nombre de trois et bouge attenant. Celui de derri\u00e8re avait une petite salle au rez-de-chauss\u00e9e, trois \u00e9tages au dessus. Une galerie joignait les deux b\u00e2timents et donnait sur une petite cour. Le tout \u00e9tait couvert de tuiles. Son voisin de droite \u00e9tait la maison du&nbsp;<em>Lion Noir Couronn\u00e9<\/em>, celui de gauche \u00e9tait une maison qui porte l\u2019enseigne de&nbsp;<em>L\u2019Image Saint Louis<\/em>&nbsp;et derri\u00e8re se trouvait le reste de la maison du&nbsp;Lion Noir qui appartenait au sieur et dame de Jou\u00e9. La vente se fit moyennant 13 000 livres.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 14 mai de la m\u00eame ann\u00e9e le sieur Sanglier et sa femme \u00e9taient \u00e0 Paris, log\u00e9s dans la maison derri\u00e8re. Ils venaient signer un avenant au contrat pour apporter quelques pr\u00e9cisions.&nbsp;&nbsp;Le cens, auquel la maison \u00e9tait assujetti, \u00e9tait de 12 sols 6 deniers. Il \u00e9tait stipul\u00e9 que les fen\u00eatres du premier \u00e9tage du b\u00e2timent sur la cour qui avaient une vue sur la cour de la maison des sieur et dame de Jo\u00fc\u00e9 seraient bouch\u00e9es sur la moiti\u00e9 de la hauteur. En aucun cas le sieur et la dame Lheureux ne pourraient emprunter le passage de la porte coch\u00e8re qui \u00e9tait r\u00e9serv\u00e9e \u00e0 l\u2019usage unique du sieur et dame de Jo\u00fc\u00e9. Enfin l\u2019enseigne du&nbsp;<em>Lion Noir<\/em>, accroch\u00e9e au mur des Lheureux , resterait l\u00e0 o\u00f9 elle est plac\u00e9e et les sieur et dame de Jo\u00fc\u00e9 pourraient la changer quand il leur plairait<\/p>\n\n\n\n<p>En 1678, Gilles Sanglier \u00e9tait mort. Comme sa m\u00e8re l\u2019avait fait en 1646, sa veuve fit sans doute don de ses biens \u00e0 ses enfants \u00e0 l\u2019occasion du partage des biens de la succession de son mari qui se fit le 6 mai devant ma\u00eetre Champigny, notaire \u00e0 Chinon<sup id=\"rf25-653\"><a href=\"#fn25-653\" title=\"Malheureusement les minutes de ce notaire n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 vers\u00e9es aux&nbsp;&nbsp;AD d\u2019Indre&amp;Loire\" rel=\"footnote\">25<\/a><\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<p>Joseph e\u00fbt la maison de la rue Mazarine qui s\u2019appelait toujours\u00a0<em>La Ville de Francfort<\/em>. Il se maria deux fois. Il \u00e9pousa en premi\u00e8res noces\u00a0\u00a0Charlotte Guillau (dont il aura deux enfants Charlotte qui rentrera en religion et Joseph)\u00a0\u00a0et en secondes noces Michelle Bienvenue. De cette seconde union naquirent\u00a0\u00a0Anne et Gilles qui vendront la maison \u00e0 l\u2019enseigne de <em>La Ville de Francfort <\/em>en 1714 \u00e0 un certain sieur Courcault, marchand sellier-lormier. L\u2019acte de vente indique que la maison \u00e9tait en fort mauvais \u00e9tat. On y entrait par une porte charreti\u00e8re qui \u00e9tait perc\u00e9e dans un \u00e9difice \u00e0 un \u00e9tage et grenier au-dessus et une boutique au rez-de-chauss\u00e9e dans laquelle on entrait en descendant cinq marches. Dans la cour qui \u00e9tait ensuite, sur le c\u00f4t\u00e9 gauche on trouvait un \u00e9difice \u00e0 deux \u00e9tages avec une \u00e9curie au rez-de-chauss\u00e9e. Le grenier formait un pignon sur la rue Mazarine. \u2026\u2026\u2026..<\/p>\n\n\n\n<p>Louis, seigneur de la Noblaye se vit octroyer la maison \u00e0 l\u2019enseigne de l<em>\u2019Image Saint Martin<\/em> de la rue des Boucheries tandis qu\u2019\u00e0 Gilles \u00e9choua la maison de l\u2019<em>\u00c9charpe Blanche<\/em>, rue des Mauvais Gar\u00e7ons <sup id=\"rf26-653\"><a href=\"#fn26-653\" title=\"A.N.&nbsp;: S 2840 Acte de vente de la maison de la rue des Boucheries du&nbsp;&nbsp;19\/01\/1679\" rel=\"footnote\">26<\/a><\/sup> &nbsp;ainsi que celle du <em>Lion Noir <\/em>de la rue de Seine.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 SUIVRE<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-css-opacity\"\/>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-css-opacity\"\/>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-css-opacity\"\/>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-css-opacity\"\/>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-css-opacity\"\/>\n<hr class=\"footnotes\"><ol class=\"footnotes\" style=\"list-style-type:decimal\"><li id=\"fn1-653\"><p >A.N. S2867, Bail d&rsquo;une parcelle de terre du 10\/05\/1530&nbsp;<a href=\"#rf1-653\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 1.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn2-653\"><p >Voir l&rsquo;histoire des 67 et 59 rue de Seine&nbsp;<a href=\"#rf2-653\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 2.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn3-653\"><p ><em>Histoire \u00e9conomique de l&rsquo;imprimerie,<\/em>\u00a0Paul Mellot\u00e9e Vol. 1, P345&nbsp;<a href=\"#rf3-653\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 3.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn4-653\"><p >Les comptes de l\u2019abbaye de Saint Germain des Pr\u00e8s de 1538-1539 (A.N.&nbsp;;  LL1122) indique l\u2019existence d\u2019une maison, non plus d\u2019un terrain vague.&nbsp;&nbsp;<a href=\"#rf4-653\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 4.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn5-653\"><p >A.N.&nbsp;; M.C. ; ET\/VIII\/61 Devis du 1\/03\/1541&nbsp;<a href=\"#rf5-653\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 5.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn6-653\"><p >A.N.&nbsp;;M.C.;  ET\/VIII\/107 . Acte du 21 mai 1555, testament de la veuve Sosson&nbsp;&nbsp;<a href=\"#rf6-653\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 6.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn7-653\"><p >Les minutes du notaire Viart n\u2019existent plus mais l\u2019acte ayant \u00e9t\u00e9 insinu\u00e9 (A.N.; Y 105 f\u00b0196). Elle s\u2019\u00e9tait en effet rendue \u00e0 Paris pour faire don de la moiti\u00e9 de la maison qui nous occupe \u00e0 son fils Ren\u00e9 qui avait repris la charge de son p\u00e8re et \u00e0 sa belle-fille, Jacquette Moreau, sous condition d\u2019en garder l\u2019usufruit sa vie durant. La maison n\u2019\u00e9tait toujours pas un palais puisque les lieux se composaient \u00ab&nbsp;d\u2019une maison, estable, court, jardin, lieulx et appartenances [\u2026] assis \u00e0 Sainct Germain des Pr\u00e9s lez Paris rue de Sayne et ayant yssues sur ladicte rue et sur les fossez d\u2019entre les portes de Nesle et de Bussi (maintenant la rue Mazarine)&nbsp;. Son voisin vers le midi&nbsp;&nbsp;\u00e9tait Jean Martin, procureur en la cour du Parlement. Toujours \u00e0 droite mais du c\u00f4t\u00e9 de la rue Mazarine, Guillaume Lenoir, libraire, avait succ\u00e9d\u00e9 \u00e0 son p\u00e8re, Philippe.&nbsp;&nbsp;\u00c0 gauche, vers le nord, on trouvait les h\u00e9ritiers de Denis Dupont et leur m\u00e8re Agnes Constantin, veuve depuis peu d\u2019un certain&nbsp;&nbsp;Henri Plunny.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Lorsque le 6 janvier 1578, Ren\u00e9 Sosson et sa femme Jaquette Moreau mari\u00e8rent leur fille Marie \u00e0 ma\u00eetre Ren\u00e9 Corrard, avocat en la cour du Parlement, Marie Martel, l\u2019a\u00efeuele, ne fut point mentionn\u00e9e dans le contrat de mariage((A.N. ; M.C. ; VIII\/107, contrat de mariage&nbsp;<a href=\"#rf7-653\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 7.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn8-653\"><p >A.N. ; M.C. ; VIII\/107 acte du 30\/01\/1578&nbsp;<a href=\"#rf8-653\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 8.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn9-653\"><p >A.N. ; M.C. ; LXXXVI\/115 , acte du 11\/07\/1580&nbsp;<a href=\"#rf9-653\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 9.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn10-653\"><p >Maintenant rue Visconti&nbsp;<a href=\"#rf10-653\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 10.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn11-653\"><p >Le censier de 1595 indique que toutes les maisons depuis le jeu de paume de l\u2019Aventure jusqu\u2019\u00e0 la porte de Buci furent d\u00e9truites&nbsp;<a href=\"#rf11-653\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 11.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn12-653\"><p >L\u2019orthographe des noms n\u2019\u00e9tant pas fix\u00e9e \u00e0 cette \u00e9poque , il sera appel\u00e9 Vellefaux, Villefaux, Vilfaux, Velfaux, de Vellefaux&nbsp;&nbsp;et m\u00eame une fois Belfaux, cependant tous les actes sont sign\u00e9s par lui sous l\u2019orthographe \u00ab&nbsp;Vellefaux&nbsp;\u00bb&nbsp;<a href=\"#rf12-653\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 12.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn13-653\"><p >c-\u00e0-d Sosson&nbsp;<a href=\"#rf13-653\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 13.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn14-653\"><p >Il s\u2019agit de l\u2019acte de saisie dat\u00e9 du 26 mai 1604. A.N.&nbsp;: Y2977\/A&nbsp;<a href=\"#rf14-653\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 14.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn15-653\"><p >Arch. Nat., Y2977\/A, adjudication du 16 mai 1604&nbsp;<a href=\"#rf15-653\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 15.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn16-653\"><p >C\u2019\u00e9tait le nom que portait la pi\u00e8ce \u00e0 vivre de cette \u00e9poque&nbsp;<a href=\"#rf16-653\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 16.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn17-653\"><p >&nbsp;Nouvelle collection pour servir l\u2019histoire de France \u2026. P.432&nbsp;<a href=\"#rf17-653\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 17.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn18-653\"><p >Le bail fut sign\u00e9 le 30 novembre 1609 devant Le Sennelier et Bontemps&nbsp;&nbsp;<a href=\"#rf18-653\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 18.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn19-653\"><p >A.N. ; M.C.&nbsp;; CX\/57, contrat de mariage du 15\/02\/1614&nbsp;<a href=\"#rf19-653\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 19.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn20-653\"><p >&nbsp;A.N. ; M.C.;&nbsp;: LXXIII\/19&nbsp;?, contrat de mariage du 20 f\u00e9vrier 1624&nbsp;<a href=\"#rf20-653\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 20.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn21-653\"><p >A.N.&nbsp;:, M.C. XXXVI\/101, 9\/06\/1616, Me Jolly, acquisition d\u2019une maison rue Saint Benoit.&nbsp;<a href=\"#rf21-653\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 21.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn22-653\"><p >&nbsp;A.N.; M.C. ;&nbsp;&nbsp;LXXIII\/196, Me Saint Vaast, testament&nbsp;<a href=\"#rf22-653\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 22.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn23-653\"><p >&nbsp;A.N., M.C. XCII\/118&nbsp;<a href=\"#rf23-653\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 23.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn24-653\"><p >On remarquera que le lion noir n\u2019est plus couronn\u00e9&nbsp;<a href=\"#rf24-653\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 24.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn25-653\"><p >Malheureusement les minutes de ce notaire n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 vers\u00e9es aux&nbsp;&nbsp;AD d\u2019Indre&amp;Loire&nbsp;<a href=\"#rf25-653\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 25.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn26-653\"><p >A.N.&nbsp;: S 2840 Acte de vente de la maison de la rue des Boucheries du&nbsp;&nbsp;19\/01\/1679&nbsp;<a href=\"#rf26-653\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 26.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><\/ol>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En 1530, la rue de Seine commen\u00e7ait \u00e0 la rivi\u00e8re mais s\u2019arr\u00eatait alors \u00e0 la rue de Buci. Ce n\u2019\u00e9tait qu\u2019un simple chemin de terre bord\u00e9 \u00e0 l\u2019ouest par une tuilerie et le c\u00e9l\u00e8bre petit Pr\u00e9 aux Clercs o\u00f9 s\u2019\u00e9battaient &hellip; <a href=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/2021\/11\/12\/les-61-63-et-65-rue-de-seine\/\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[64],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/653"}],"collection":[{"href":"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=653"}],"version-history":[{"count":17,"href":"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/653\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":910,"href":"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/653\/revisions\/910"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=653"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=653"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=653"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}