{"id":697,"date":"2022-02-02T12:40:40","date_gmt":"2022-02-02T11:40:40","guid":{"rendered":"https:\/\/rue-de-seine.com\/?p=697"},"modified":"2022-02-02T12:40:40","modified_gmt":"2022-02-02T11:40:40","slug":"le-13-rue-de-seine-et-le-12-rue-mazarine","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/2022\/02\/02\/le-13-rue-de-seine-et-le-12-rue-mazarine\/","title":{"rendered":"Le 13 rue de Seine (et le 12 rue Mazarine)"},"content":{"rendered":"\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"406\" height=\"376\" src=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/Les1312W.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-698\" srcset=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/Les1312W.jpg 406w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/Les1312W-300x278.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 406px) 100vw, 406px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Bien que ces deux immeubles soient d&rsquo;aspect banal, leur int\u00e9r\u00eat r\u00e9side dans le fait que sur leur emplacement , on trouvait jusqu&rsquo;au d\u00e9but du XIXe si\u00e8cle un jeu de paume et ses d\u00e9pendances qui abrit\u00e8rent les d\u00e9buts de Moli\u00e8re et de sa troupe.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-background has-medium-font-size\" style=\"background-color:#f8c08b\">Au temps de Philippe de Tr\u00e9pigny<\/p>\n\n\n\n<p>Lorsque Gilles Le Maistre, futur premier pr\u00e9sident du Parlement de Paris, lotit ses terrains entre les rues de Seine et Mazarine (voir l&rsquo;histoire de la rue de Seine), un certain sieur de Tr\u00e9pigny lui fit de nombreuses acquisitions et en particulier celle du terrain qui nous occupe.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour celle-ci, le vendredi 27 octobre 1542,&nbsp;&nbsp;Gilles Le Maistre changea ses habitudes et fit des infid\u00e9lit\u00e9s \u00e0 son cher notaire Vincent Maup\u00e9ou. Il prit Pierre Poutrain, rue de La Ferronnerie dans la quartier Saint-Eustache, pour vendre une pi\u00e8ce de terre situ\u00e9e du c\u00f4t\u00e9 oriental de la rue de Seine \u00e0 la fois en face de l\u2019h\u00f4tel de Nesle du c\u00f4t\u00e9 Est et du ch\u00e2teau&nbsp;&nbsp;du Louvre au Nord. Ce terrain mesurait 400 toises carr\u00e9es et voisinait d\u2019un c\u00f4t\u00e9 et par derri\u00e8re Denis Billet, marchand bonnetier et de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9, au vendeur. L\u2019acheteur, Philippe de Tr\u00e9pigny l&rsquo;acquit moyennant une rente fonci\u00e8re de 25 livres, rachetable \u00e0 300 livres<sup id=\"rf1-697\"><a href=\"#fn1-697\" title=\"A.N. ; M.C. ; LXXXVI\/10, vente du 12 octobre 1542 de Gilles Le Maistre \u00e0 Philippe de Tr\u00e9pigny\" rel=\"footnote\">1<\/a><\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<p>Philippe de Tr\u00e9pigny faisait partie de l&rsquo;importante corporation des bonnetiers. Il fit fortune gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;invention du tricot qui lui permit de fabriquer des bas et des bonnets.&nbsp;&nbsp;Il avait \u00e9pous\u00e9 Claude Chevrier dont il eut plusieurs enfants.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Il ne tarda pas \u00e0&nbsp;&nbsp;faire construire sur son terrain un jeu de paume de 10 toises sur 3,5 toises qu\u2019il fit paver de bons carreaux et dans lequel il fit \u00e9difier des galeries et un rabat couverts de tuiles<sup id=\"rf2-697\"><a href=\"#fn2-697\" title=\"A.N. ; L 795, vente de P. de Tr\u00e9pigny \u00e0 Jean Charton\" rel=\"footnote\">2<\/a><\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-background has-medium-font-size\" style=\"background-color:#fcbd79\">De 1547 \u00e0 1599 . La famille Charton<\/p>\n\n\n\n<p>Le 11 mai 1547, notre bonnetier en drap vendit le jeu de paume et&nbsp;&nbsp;une partie du terrain qui l\u2019entourait (au total 120 toises) pour 200 livres \u00e0 Jean Charton et Jeanne Fran\u00e7ois sa femme.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce dernier exer\u00e7ait le m\u00e9tier de mouleur de bois, c&rsquo;est-\u00e0-dire qu&rsquo;il mesurait  avec son moule les bois \u00e0 br\u00fbler qui arrivaient sur les ports de Paris et en attestait la bonne mesure. Jean Chardon n&rsquo;\u00e9tait point nouveau dans le quartier, il avait d\u00e9j\u00e0 acquis le 4 avril 1541 (n.s.) de Gilles Le Maistre une place \u00e0 b\u00e2tir de 125 toises sur les foss\u00e9s du c\u00f4t\u00e9 de Nesle puis le 10 novembre 1545 le surplus de ce terrain.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"425\" height=\"138\" src=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/Le13_L795W.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-703\" srcset=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/Le13_L795W.jpg 425w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/Le13_L795W-300x97.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 425px) 100vw, 425px\" \/><figcaption>Extrait de l&rsquo;acte de vente de Me Le Maistre \u00e0 Ph. de Tr\u00e9pigny (L795)<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Il ne resta pas longtemps propri\u00e9taire puisque 5 ans apr\u00e8s le p\u00e8re \u00e9tait d\u00e9c\u00e9d\u00e9, la m\u00e8re remari\u00e9e \u00e0 un certain Pierre Soulhayne, ma\u00eetre gainier et bourgeois de Paris et les enfants sous la tutelle d&rsquo;Etienne Jehan, ma\u00eetre mar\u00e9chal qui loua le jeu de paume qui avait pour enseigne \u00ab\u00a0<em>Le Chardon<\/em>\u00a0\u00bb et la masure \u00e0 &#8230; Jeanne Fran\u00e7ois et son nouveau mari pour 80 livres tournois par an, ce qui \u00e9tait peu, mais la dame Fran\u00e7ois devait \u00eatre propri\u00e9taire de la moiti\u00e9 puisqu&rsquo;elle l&rsquo;avait achet\u00e9 conjointement avec son mari<sup id=\"rf3-697\"><a href=\"#fn3-697\" title=\"A.N., M.C. CXXII\/105, bail \u00e0 Pierre Soulhayne du 5\/02\/1551(a.s.). \" rel=\"footnote\">3<\/a><\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 cette \u00e9poque, Saint-Germain-des-Pr\u00e9s \u00e9tait un bien petit village o\u00f9 tout incident en faisait vite le tour. Voici qu&rsquo;un jour de septembre 1556, Jean Charton, fils mineur de Jean Charton , se fit agresser rue de Seine par un certain Guillaume Rousseau qui lui ass\u00e9na un coup de pierre sur la t\u00eate \u00ab\u00a0duquel coup il estoit en danger de sa personne, tellement qu&rsquo;il estoit entre les mains des barbiers chirurgiens\u00a0\u00bb. Furieux, son beau-p\u00e8re alla crier justice devant le bailli de Saint-Germain-des-Pr\u00e9s qui condamna le sieur Rousseau \u00e0 verser 6 livres parisis au bless\u00e9. L&rsquo;agresseur r\u00e9torqua en mena\u00e7ant le beau-p\u00e8re d&rsquo;un proc\u00e8s. Il avait, affirmait-il, re\u00e7u un coup de pierre \u00ab\u00a0\u00e0 la main senestre\u00a0\u00bb donn\u00e9 par Jean Charton et on avait prof\u00e9r\u00e9 \u00ab\u00a0d&rsquo;atroces paroles scandaleuses\u00a0\u00bb envers la femme de Rousseau et sa chambri\u00e8re. Une fois le calme revenu et les esprits apais\u00e9s, les protagonistes all\u00e8rent de concert devant Me Cothereau, notaire, r\u00e9gler le probl\u00e8me. Rousseau consentit \u00e0 d\u00e9frayer Soulhayne des soins donn\u00e9s par le\u00a0\u00a0barbier-chirurgien et \u00e0 lui verser les douloureux 6 livres compensatoires de la bosse \u00e0 la t\u00eate. Autrement dit il obtemp\u00e9ra \u00e0 l&rsquo;injonction du bailla et fit m\u00eame plus &#8230;<sup id=\"rf4-697\"><a href=\"#fn4-697\" title=\"A.N., M.C. ; C\/55, acte du 8\/10\/1556 de r\u00e8glement du conflit\" rel=\"footnote\">4<\/a><\/sup><\/p>\n\n\n\n<p>Jean Charton junior ne mourut point de ces coups, il grandit et devint ma\u00eetre esteufier. Il \u00e9pousa d\u2019abord une certaine Anne Michel avec laquelle il signa une donation mutuelle de tous leurs biens le 15 avril 1573 \u00ab\u00a0in extremis\u00a0\u00bb puisqu\u2019en 1574 on le retrouve uni \u00e0 une veuve du nom de Madeleine Le Vasseur<sup id=\"rf5-697\"><a href=\"#fn5-697\" title=\"A.N., Y 115, F\u00b0 100, insinuation du contrat de mariage de Jean Chardon avec Madeleine Le Vasseur du 5\/10\/1574.\" rel=\"footnote\">5<\/a><\/sup>. Sa premi\u00e8re femme \u00e9tait donc d\u00e9c\u00e9d\u00e9e peu apr\u00e8s l\u2019acte de don mutuel. Sa seconde \u00e9pouse \u00e9tait veuve de Fran\u00e7ois Pastoureau, commissaire des guerres et propri\u00e9taire d\u2019un autre jeu de paume \u00e0 l\u2019enseigne du\u00a0<em>Heaume<\/em>\u00a0un peu plus haut dans la rue de Seine<sup id=\"rf6-697\"><a href=\"#fn6-697\" title=\"Tr\u00e8s exactement \u00e0 l\u2019emplacement du 59 rue de Seine\" rel=\"footnote\">6<\/a><\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<p>Jean II Charton \u00e9tait un homme avis\u00e9 qui entretenait soigneusement ses biens, en particulier son jeu de paume auquel il donna pour enseigne\u00a0<em>Le Chardon,\u00a0<\/em>et pour lequel il fit appel au c\u00e9l\u00e8bre Jean Autissier pour le reb\u00e2tir en 1579.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;Il mourut&nbsp;&nbsp;dans la maison sur le foss\u00e9 d&rsquo;entre les portes de Bussy et de Nesle (emplacement des n\u00b012-14 actuels rue Mazarine ) quelques jours avant le premier ao\u00fbt 1580, date \u00e0 laquelle sa veuve s\u2019acquitta des 9L 7S que co\u00fbt\u00e8rent les fun\u00e9railles de son mari \u00e0 Saint-Sulpice. Elle \u00e9tait encore jeune puisque ses enfants des premier et second lits \u00e9taient encore mineurs.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle-m\u00eame mourut en 1584. Consciente de sa mort prochaine, elle nomma son fr\u00e8re, Claude Le Vasseur, ex\u00e9cuteur de ses derni\u00e8res volont\u00e9s. Il fut \u00e9lu tuteur de tous ses enfants et l&rsquo;inventaire qui fut fait \u00e0 sa requ\u00eate nous fit d\u00e9couvrir une femme fort avis\u00e9e&nbsp;&nbsp;dans la conduite de ses affaires apr\u00e8s la mort de son mari.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous retrouvons la famille Charton une quinzaine d&rsquo;ann\u00e9es plus tard. En 1599, Roberte Charton, fille de Jean Charton et de Madeleine Le Vasseur, vendit par l&rsquo;interm\u00e9diaire de Paul Rougeon qui \u00e9tait devenu son tuteur la maison et jeu de paume du&nbsp;<em>Chardon&nbsp;<\/em><sup id=\"rf7-697\"><a href=\"#fn7-697\" title=\"A.N.; M.C. : XXXV\/234, inventaire apr\u00e8s le d\u00e9c\u00e8s de Arnoul Mestayer du 6 mai 1621 dans lequel il est fait mention de la vente par adjudication du jeu de paume du 4\/08\/1599\" rel=\"footnote\">7<\/a><\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous la rencontrons une derni\u00e8re fois \u00e0 l&rsquo;occasion de son mariage avec Hierosme du Roussay, seigneur de La Barre pr\u00e8s d&rsquo;Etampes et sergent royal au bailliage d&rsquo;Etampes. Son demi-fr\u00e8re Loys Pastoureau qui habitait rue de Seine, en profita pour donner quittance \u00e0 son tuteur pour la gestion de ses biens et son accord pour cette union.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-background has-medium-font-size\" style=\"background-color:#f5ba83\">1599- 16.. . La famille Le Mestayer<\/p>\n\n\n\n<p>Le 4 ao\u00fbt 1599, par sentence du Ch\u00e2telet, Arnoult Mestayer, capitaine des 100 arquebusiers de la Ville, acheta donc \u00e0 Roberte Charton, pour 400 \u00e9cus, ce qui restait du jeu de paume du&nbsp;<em>Chardon<\/em>. Il avait en effet \u00e9t\u00e9 abattu en m\u00eame temps que presque toutes les maisons de cet il\u00f4t sur ordre de des chefs de la Ligue pendant \u00ab les troubles \u00bb afin d&#8217;emp\u00eacher Henri IV et ses troupes d&rsquo;avoir \u00e0 port\u00e9e de tir les d\u00e9fenseurs de la Ligue.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;D\u00e8s le d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e suivante, il fit entamer des travaux de reconstruction sur les ruines des maisons et jeu de paume. Par contrat<sup id=\"rf8-697\"><a href=\"#fn8-697\" title=\"A.N., M.C., XLIX\/243, march\u00e9 de travaux de ma\u00e7onnerie\" rel=\"footnote\">8<\/a><\/sup>, un ma\u00e7on s&rsquo;engagea \u00e0 d\u00e9buter les travaux d\u00e8s le lendemain qui lui cout\u00e8rent 1000 \u00e9cus pour la ma\u00e7onnerie. La charpente co\u00fbta \u00e0 Arnoul Mestayer 3900 livres , il paya 500 \u00e9cus pour la couverture et 80 \u00e9cus pour la menuiserie auquel se rajouta 103 \u00e9cus 2\/3 pour le pavage de gr\u00e8s. Par un jeu de mot un peu tortueux, Arnoul Mestayer appela son cher jeu de paume&nbsp;<em>Le May Estay\u00e9&nbsp;<\/em>qui devint plus tard le jeu de paume du<em>&nbsp;Mestayer.&nbsp;<\/em>Le 15 avril suivant, un autre march\u00e9 lui permit de faire \u00e9difier une maison.<\/p>\n\n\n\n<p>La famille a une histoire compliqu\u00e9e, d&rsquo;abord parce qu&rsquo;elle fut tr\u00e8s prolifique et ensuite parce que plusieurs membres de la m\u00eame famille port\u00e8rent les m\u00eames pr\u00e9noms. Il ressort de diff\u00e9rents actes qu&rsquo;Arnoul Mestayer \u00e9pousa en premi\u00e8res noces Jeanne Canu,&nbsp;&nbsp;veuve d&rsquo;un faiseur d&rsquo;esteufs du nom de Bedeau. \u00c0 son remariage, Jeanne et son mari Arnoul Mestayer adopt\u00e8rent le r\u00e9gime de la communaut\u00e9 de biens si bien qu&rsquo;\u00e0 la mort de Jeanne, ses deux filles du sieur Bedeau h\u00e9rit\u00e8rent la moiti\u00e9 du jeu de paume qu&rsquo;Arnoul Mestayer avait acquis en 1599.&nbsp;&nbsp;L&rsquo;une d&rsquo;elle, Genevi\u00e8ve, \u00e9pousa un cousin d&rsquo;Arnoul Mestayer du nom de Claude Mestayer et racheta la part de sa soeur. Elle devint ainsi propri\u00e9taire de la moiti\u00e9 du jeu de paume, son beau-p\u00e8re ayant l&rsquo;autre moiti\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce dernier \u00e9tait un boulimique de biens immobiliers. Il acheta par d\u00e9cret des requ\u00eates du Palais le 2 mars 1612 les maisons voisines du jeu de paume&nbsp;&nbsp;(le 15 actuel) sur l&#8217;emplacement desquelles il fit construire de neuf deux maisons. La premi\u00e8re portait fi\u00e8rement l&rsquo;enseigne du&nbsp;<em>Lion d&rsquo;Argent<\/em>&nbsp;et donnait sur la rue de Seine , la seconde, la&nbsp;<em>Ville de Lion,<\/em>&nbsp;&nbsp;avait sa porte d&rsquo;entr\u00e9e sur la rue du foss\u00e9 d&rsquo;entre les portes de Bussy et de Nesle. Il la loua \u00e0 une sage-femme.<\/p>\n\n\n\n<p>Il poss\u00e9dait aussi une maison et un jeu de paume \u00e0 l&rsquo;enseigne de la<em>&nbsp;Salamandre<\/em>&nbsp;rue des Deux Portes qu&rsquo;il habitait.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour compliquer un peu plus les choses, Arnoul et Claude Mestayer firent un \u00e9change avec leur voisin de gauche, Jean Levesque : les premiers donnaient un bout de terrain contenant un puits qui deviendrait mitoyen tandis que le second r\u00e9troc\u00e9dait\u00a0\u00a0aussi une partie de son terrain contigu, la propri\u00e9t\u00e9 de notre paumier prit alors l&rsquo;allure suivante :<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"484\" height=\"428\" src=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/PlanMestayerW.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-699\" srcset=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/PlanMestayerW.jpg 484w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/PlanMestayerW-300x265.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 484px) 100vw, 484px\" \/><figcaption><em>Plan du jeu de paume du May Estayer<\/em><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Arnoul Mestayer \u00e9pousa en secondes noces Marie Raganel et en eut six enfants ! Il laissa \u00e0 sa mort qui survint en 1621 Nicolas 8 ans, Anne 6 ans, Arnoul 6 ans , Madeleine 3, Isabelle 2 ans 3 mois&nbsp;&nbsp;et enfin Louis 13 mois<sup id=\"rf9-697\"><a href=\"#fn9-697\" title=\"A.N., M.C., XXXV\/234, inventaire des biens d&rsquo;Arnoul Mestayer commenc\u00e9 le 6 mai 1621\" rel=\"footnote\">9<\/a><\/sup>. Marie Raganel se remaria avec Olivier du Creux qui \u00e9tait lui-m\u00eame ma\u00eetre paumier. Elle eut la douleur de perdre un de ses enfants, Arnoul : les h\u00e9ritiers ne furent plus que cinq. Madeleine devint religieuse au couvent de l&rsquo;Annonciade, Anne \u00e9pousa Jean de La Fert\u00e9 , sieur de Champrobert<\/p>\n\n\n\n<p>Pendant ce temps, Genevi\u00e8ve Bedeau, la fille de la premi\u00e8re femme d&rsquo;Arnoul Mestayer, qui poss\u00e9dait avec Claude Mestayer, son mari, la moiti\u00e9 de la maison et du jeu de paume mourut et le quart qu&rsquo;elle poss\u00e9dait passa \u00e0 son fils Arnoul, sieur de Saint Arnoul qui revendit ce quart \u00e0 son p\u00e8re Claude Mestayer en 1633.<\/p>\n\n\n\n<p>A SUIVRE<\/p>\n<hr class=\"footnotes\"><ol class=\"footnotes\" style=\"list-style-type:decimal\"><li id=\"fn1-697\"><p >A.N. ; M.C. ; LXXXVI\/10, vente du 12 octobre 1542 de Gilles Le Maistre \u00e0 Philippe de Tr\u00e9pigny&nbsp;<a href=\"#rf1-697\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 1.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn2-697\"><p >A.N. ; L 795, vente de P. de Tr\u00e9pigny \u00e0 Jean Charton&nbsp;<a href=\"#rf2-697\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 2.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn3-697\"><p >A.N., M.C. CXXII\/105, bail \u00e0 Pierre Soulhayne du 5\/02\/1551(a.s.). &nbsp;<a href=\"#rf3-697\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 3.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn4-697\"><p >A.N., M.C. ; C\/55, acte du 8\/10\/1556 de r\u00e8glement du conflit&nbsp;<a href=\"#rf4-697\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 4.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn5-697\"><p >A.N., Y 115, F\u00b0 100, insinuation du contrat de mariage de Jean Chardon avec Madeleine Le Vasseur du 5\/10\/1574.&nbsp;<a href=\"#rf5-697\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 5.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn6-697\"><p >Tr\u00e8s exactement \u00e0 l\u2019emplacement du 59 rue de Seine&nbsp;<a href=\"#rf6-697\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 6.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn7-697\"><p >A.N.; M.C. : XXXV\/234, inventaire apr\u00e8s le d\u00e9c\u00e8s de Arnoul Mestayer du 6 mai 1621 dans lequel il est fait mention de la vente par adjudication du jeu de paume du 4\/08\/1599&nbsp;<a href=\"#rf7-697\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 7.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn8-697\"><p >A.N., M.C., XLIX\/243, march\u00e9 de travaux de ma\u00e7onnerie&nbsp;<a href=\"#rf8-697\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 8.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn9-697\"><p >A.N., M.C., XXXV\/234, inventaire des biens d&rsquo;Arnoul Mestayer commenc\u00e9 le 6 mai 1621&nbsp;<a href=\"#rf9-697\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 9.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><\/ol>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Bien que ces deux immeubles soient d&rsquo;aspect banal, leur int\u00e9r\u00eat r\u00e9side dans le fait que sur leur emplacement , on trouvait jusqu&rsquo;au d\u00e9but du XIXe si\u00e8cle un jeu de paume et ses d\u00e9pendances qui abrit\u00e8rent les d\u00e9buts de Moli\u00e8re et &hellip; <a href=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/2022\/02\/02\/le-13-rue-de-seine-et-le-12-rue-mazarine\/\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[33],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/697"}],"collection":[{"href":"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=697"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/697\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":704,"href":"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/697\/revisions\/704"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=697"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=697"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=697"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}