{"id":711,"date":"2023-02-15T15:11:56","date_gmt":"2023-02-15T14:11:56","guid":{"rendered":"https:\/\/rue-de-seine.com\/?p=711"},"modified":"2023-04-08T19:27:04","modified_gmt":"2023-04-08T17:27:04","slug":"le-52-rue-de-seine","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/rue-de-seine.com\/index.php\/2023\/02\/15\/le-52-rue-de-seine\/","title":{"rendered":"Le 52 rue de Seine"},"content":{"rendered":"<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"283\" height=\"462\" src=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/Photo-du-52.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-810\" srcset=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/Photo-du-52.jpg 283w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/Photo-du-52-184x300.jpg 184w\" sizes=\"(max-width: 283px) 100vw, 283px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em>Photo du 52<\/em> (<em>c&rsquo;est l&rsquo;immeuble qui a 5<\/em> <em>fen\u00eatres<\/em> <em>de fa\u00e7ade)<\/em><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Le 52 rue de Seine est de construction relativement r\u00e9cente comme le prouve son alignement sur la rue . Il abrite actuellement un h\u00f4tel tr\u00e8s fr\u00e9quent\u00e9 par les \u00e9trangers visitant Paris. Les divers propri\u00e9taires de ce lieu ont eu des histoires fort int\u00e9ressantes que l&rsquo;on va d\u00e9couvrir ensemble. <\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-background has-medium-font-size\" style=\"background-color:#f5ba83\">Chapitre I&nbsp;: Au XVIe si\u00e8cle, la saga des familles Gu\u00e9rin\/Moussy<\/p>\n\n\n\n<p>Au d\u00e9but du XVIe si\u00e8cle, le p\u00e2t\u00e9 de maisons encadr\u00e9 par les rues de Seine, de Buci (anciennement orthographi\u00e9 Bussy), Bourbon-le-Ch\u00e2teau, l\u2019\u00c9chaud\u00e9 et la rue Jacob (autrefois rue du Colombier) appartenait \u00e0 Jean Gu\u00e9rin et abritait une grande tuilerie qui \u00e9tait certainement lou\u00e9e \u00e0 un tuilier car le sieur Gu\u00e9rin \u00e9tait vendeur de \u00ab\u00a0b\u00eatail \u00e0 pieds fourchus\u00a0\u00bb au March\u00e9 de Paris.  Jean Gu\u00e9rin eut une nombreuse famille dont une fille qui \u00e9pousa un certain Claude de Moussy.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-media-text alignwide is-stacked-on-mobile\"><figure class=\"wp-block-media-text__media\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"296\" height=\"361\" src=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/DomaineMoussyW.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-829 size-full\" srcset=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/DomaineMoussyW.jpg 296w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/DomaineMoussyW-246x300.jpg 246w\" sizes=\"(max-width: 296px) 100vw, 296px\" \/><\/figure><div class=\"wp-block-media-text__content\">\n<p>La rue Bourbon-le-Ch\u00e2teau (en bleu sur la carte) n\u2019existait pas. Elle fut ouverte en 1610 par Fran\u00e7ois de Bourbon, prince de Conti et abb\u00e9 commandataire de l\u2019abbaye de Saint-Germain-des-Pr\u00e9s lorsqu\u2019il fit reb\u00e2tir la porte de son palais abbatial pour \u00e9viter un d\u00e9tour lorsqu\u2019il se rendait en son Palais.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019extr\u00e9mit\u00e9 de la rue Jacob vers la rue de Seine n\u2019existait pas non plus (en vert sur la carte). Cette rue ne rejoignit la rue de Seine qu\u2019en 1540, date \u00e0 laquelle l\u2019abbaye de Saint-Germain lotit le \u00ab&nbsp;triangle de l\u2019\u00c9chaud\u00e9&nbsp;\u00bb qui servait auparavant de d\u00e9charge \u00e0 la tuilerie.<\/p>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-background has-medium-font-size\" style=\"background-color:#f5ba83\">1\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration : Claude de Moussy<\/p>\n\n\n\n<p>Au d\u00e9but du XVIe si\u00e8cle, la famille Gu\u00e9rin \u00e9tait propri\u00e9taire des lieux. On ne sait quand Jean Gu\u00e9rin le p\u00e8re acquit cette parcelle de terre mais on sait qu\u2019il \u00e9tait vendeur de b\u00e9tail \u00e0 pieds fourchus au march\u00e9 de Paris. Il devait donc sans doute louer la tuilerie. Ayant \u00e9pous\u00e9 Ambroisine&nbsp;Pasquier, il en eut de nombreux enfants dont une fille, Marie, \u00e9pousa un certain Claude de Moussy.<\/p>\n\n\n\n<p>De tradition familiale, les Moussy \u00e9taient tuiliers.  Claude de Moussy exer\u00e7ait la m\u00eame profession. Vers 1534, lorsque son beau-p\u00e8re  mourut, il sut alors saisir sa chance&nbsp;: il commen\u00e7a \u00e0 racheter \u00e0 ses beaux-fr\u00e8res et belles-s\u0153urs leur part dans la tuilerie.&nbsp;Ce fut une entreprise de longue haleine puisque cela dura 70 ans ! Le premier \u00e0 vendre fut Pierre Gu\u00e9rin qui n\u2019avait que 16 ans, \u00e9tait religieux non profes au couvent des Augustins. Le 26 ao\u00fbt 1534, l\u2019accord fut sign\u00e9 avec les moines moyennant 11 livres 10 sols de rente et la fourniture&nbsp;&nbsp;des habits pour la future profession du fils Gu\u00e9rin<sup id=\"rf1-711\"><a href=\"#fn1-711\" title=\"A.N.(Archives Nationales)&nbsp;; S\/3007\/2\" rel=\"footnote\">1<\/a><\/sup>.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"726\" height=\"407\" src=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/Dec-MoussyW-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-853\" srcset=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/Dec-MoussyW-1.jpg 726w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/Dec-MoussyW-1-300x168.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 726px) 100vw, 726px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">[Les religieux du couvent des Augustins \u2026. par ces]&nbsp;<em>pr\u00e9sentes baillent<\/em> [\u2022\u2022\u2022] \u00e0 <em><strong>Claude de Moussy le jeune<\/strong>&nbsp;marchant \/ bourgeoys de Paris [&#8230;]\/tout tel droict de succession , noms, raisons et actions \/que audict couvent [des Augustins] comp\u00e8te et appartient \/ et qui pourra cy apr\u00e8s comp\u00e9ter et appartenir \u00e0 cause de fr\u00e8re \/<strong>Pierre Gu\u00e9rin, religieulx non profes audict couvent \/ et qui de bref esp\u00e8re faire profession en ielluy, ledict \/Pierre Guerin<\/strong>&nbsp;en ce pr\u00e9sent aag\u00e9 de 16 ans&nbsp;&nbsp;ou environ \/<\/em>[&#8230;]<em> qui luy peult \/compecter et appartenir tant par le d\u00e9c\u00e8s et trespas \/de feu&nbsp;<strong>Jehan Gu\u00e9rin<\/strong>&nbsp;son p\u00e8re que de ses fr\u00e8res desc\u00e9dez<\/em><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Une vingtaine d\u2019ann\u00e9es plus tard, la Tuilerie n\u2019\u00e9tait plus si une si bonne affaire puisque l\u2019Universit\u00e9 en demanda la fermeture consid\u00e9rant qu\u2019elle causait beaucoup de nuisances \u00e0 leurs \u00ab&nbsp;escoliers&nbsp;\u00bb dont le Pr\u00e9 aux Clercs \u00e9tait tout proche.&nbsp; Tr\u00e8s vite les habitants de Saint-Germain-des-Pr\u00e9s rejoignirent la contestation. La Cour fut saisie et ordonna de faire une enqu\u00eate sur les pertes encourues par le sieur Moussy \u00e0 cause de la fermeture de sa tuilerie. En dernier recours, elle d\u00e9fendit d\u2019achever le nouveau four qui \u00e9tait en construction et l\u2019enjoignit de d\u00e9poser les immondices caus\u00e9s par la tuilerie dans des lieux qui seraient d\u00e9sign\u00e9s par le cardinal de Tournon, alors abb\u00e9 de Saint-Germain-des-Pr\u00e9s<sup id=\"rf2-711\"><a href=\"#fn2-711\" title=\"A.N.,&nbsp;; S\/6186, 6 juin 1554\" rel=\"footnote\">2<\/a><\/sup>. <\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 partir de cette \u00e9poque, il n\u2019y eut plus de tuilerie rue de Seine et&nbsp;&nbsp;il fallut pour la famille s\u2019adapter \u00e0 cette situation. Claude de Moussy choisit de construire des maisons sur la place laiss\u00e9e vide.  La plupart \u00e9taient modestes, \u00e9troites avec un seul \u00e9tage, le rez-de-chauss\u00e9e \u00e9tant am\u00e9nag\u00e9 en boutique. <\/p>\n\n\n\n<p>Cependant&nbsp;l\u2019une d\u2019elles \u00e9tait beaucoup plus grande et plus belle. Elle prit pour enseigne&nbsp;<em>La Bergerie<\/em>&nbsp;et occupait l\u2019emplacement des 50 et 52 rue de Seine. Elle contenait plusieurs corps de logis dont l\u2019un faisait l\u2019encoignure des rues de Seine et  Jacob. Les b\u00e2timents n\u2019avaient qu\u2019un \u00e9tage surmont\u00e9 d\u2019un grenier et s\u2019ouvraient sur une all\u00e9e qui conduisait \u00e0 une vaste cour et par derri\u00e8re un grand et beau jardin.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"584\" height=\"371\" src=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/Plan-de-BoisseauW.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-824\" srcset=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/Plan-de-BoisseauW.jpg 584w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/Plan-de-BoisseauW-300x191.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 584px) 100vw, 584px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em>Plan de Boisseau. La Bergerie est figur\u00e9e derri\u00e8re la main jaune <\/em>.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading has-black-color has-text-color has-background\" style=\"background-color:#f5ba83\">2\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration : Jean de Moussy puis sa veuve de 1546 \u00e0 1607<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color\">Claude de Moucy mourut le 8 octobre 1546 et sa femme rendit l\u2019\u00e2me 14 ans plus tard. Ils avaient eu une fille Nicole et un fils Jean . Ce fut ce dernier qui devint propri\u00e9taire du 52 et des maisons voisines.<\/p>\n\n\n\n<p>Jean de Moucy avait \u00e9t\u00e9 \u00e9tudiant \u00e0 l\u2019Universit\u00e9, il devint un tr\u00e8s riche conseiller au Parlement qui \u00e9pousa Catherine Le Conte,  fille de Charles Le Conte, seigneur de La Martini\u00e8re . L\u2019\u00e9l\u00e9vation de la famille Moucy commen\u00e7a \u00e0 cette \u00e9poque&nbsp;\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Il d\u00e9c\u00e9da le 27 juillet 1596 \u00e0 Chinon lors d&rsquo;une mission pour le roi. Sa veuve, soucieuse de donner \u00e0 sa prog\u00e9niture des positions \u00e9lev\u00e9es dans l\u2019\u00e9chelle sociale, se mit \u00e0 g\u00e9rer les biens de la communaut\u00e9 comme tutrice de ses enfants.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"570\" height=\"357\" src=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/Dec-MoussyW.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-823\" srcset=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/Dec-MoussyW.jpg 570w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/Dec-MoussyW-300x188.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 570px) 100vw, 570px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em>D\u00e9claration de cens \u00e0 l&rsquo;abbaye de Saint-Germain-des-Pr\u00e9s <\/em>(A.N.; S 3058)<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Une fois ses a\u00een\u00e9s sortis de l\u2019Universit\u00e9, elle leur fit peu \u00e0 peu dons de maisons et de rentes afin de les pourvoir de charges importantes dans la Finance. Ainsi en 1600, Jean II de Moucy, le fils a\u00een\u00e9, \u00e9poux d\u2019Isabelle de Beauvais, re\u00e7ut en faveur de son mariage l\u2019office d\u2019auditeur en la Chambre des Comptes et une maison rue de Buci .<\/p>\n\n\n\n<p>Quelques ann\u00e9es plus tard,&nbsp;&nbsp;le pu\u00een\u00e9 Claude r\u00e9clama sa part. Sa m\u00e8re lui donna le n\u00e9cessaire pour acheter un office d\u2019auditeur en la Chambre des Comptes et une maison rue de Seine&nbsp;&nbsp;<sup id=\"rf3-711\"><a href=\"#fn3-711\" title=\"A.N.&nbsp;; M.C.&nbsp;; XII\/32 , transaction entre Catherine Le Conte et son fils Claude du 18\/02\/1606\" rel=\"footnote\">3<\/a><\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<p>Plusieurs des filles entr\u00e8rent au couvent comme c\u2019\u00e9tait souvent le cas en ce temps-l\u00e0. C\u2019est ainsi que le 2 juin 1601<sup id=\"rf4-711\"><a href=\"#fn4-711\" title=\"Ces renseignements d\u2019\u00e9tat civil proviennent en partie des&nbsp;recherches de J.L. Le Marois consultables sur le site&nbsp;&lt;em&gt;Familles Parisiennes http:\/\/www.famillesparisiennes.org&lt;\/em&gt;\" rel=\"footnote\">4<\/a><\/sup> les&nbsp;religieuses du couvent royal de la Saussaye se trouv\u00e8rent r\u00e9unies autour de leur prieure M\u00e8re Marie Le Picard ainsi que Catherine Le Conte, la m\u00e8re, Catherine de Moussy l\u2019imp\u00e9trante, Jean II de Moussy , son fr\u00e8re, et de nombreux cousins germains cousins germains. Ils d\u00e9clar\u00e8rent qu\u2019apr\u00e8s avoir longuement r\u00e9fl\u00e9chi, ils ont accord\u00e9 que l&rsquo;imp\u00e9trante rentre en ce couvent. Pour cela Catherine Le Conte dut constituer aux dames religieuses, prieure et couvent 16 \u00e9cus 2 livres de rente et pension viag\u00e8re. Elle leur bailla de plus 333 \u00e9cus 1\/3. Moyennant quoi&nbsp;, les religieuses du couvent renonc\u00e8rent \u00e0 toute succession directe ou collat\u00e9rale.<\/p>\n\n\n\n<p>Les autres enfants, trop jeunes, attendirent l\u2019ann\u00e9e 1607&nbsp;<sup id=\"rf5-711\"><a href=\"#fn5-711\" title=\"A.N.&nbsp;; M.C.&nbsp;; CXII\/254, partage des biens de Jean I de Moucy du 26\/02\/1607\" rel=\"footnote\">5<\/a><\/sup>&nbsp;o\u00f9 on proc\u00e9da au partage des biens de Jean I, leur p\u00e8re. Il eut lieu entre Jean et Claude, auditeurs en la Chambre des Comptes, Pierre, suivant  les Finances du roi, Alain, avocat en la cour du Parlement et Jacques encore mineur et repr\u00e9sent\u00e9 par son fr\u00e8re Claude qui \u00e9tait son tuteur. Antoine avait malheureusement \u00e9t\u00e9 tu\u00e9 au si\u00e8ge de La Rochelle. D\u2019autres entr\u00e8rent en religion et moururent tr\u00e8s jeunes, il s\u2019agissait de Charles,  et Catherine qui en 1607 avaient disparu. <\/p>\n\n\n\n<p>Ses enfants grandissaient et avaient des ambitions. Elle avait bien r\u00e9pondu aux demandes des a\u00een\u00e9s en subventionnant les achats des charges au Parlement. Mais en 1607, ils lui demand\u00e8rent de partager les biens de la succession de leur p\u00e8re<sup id=\"rf6-711\"><a href=\"#fn6-711\" title=\"A.N.&nbsp;; M.C.&nbsp;; CXII\/204 , partage des biens de Jean de Moucy du 26 f\u00e9vrier 1607\" rel=\"footnote\">6<\/a><\/sup>. Les biens immobiliers furent expertis\u00e9s&nbsp; et la maison des rues de Seine, du Colombier et de l\u2019\u00c9chaud\u00e9 furent estim\u00e9es 20 500L.<\/p>\n\n\n\n<p> La maison de la&nbsp;<em>Bergerie&nbsp;<\/em>contenait plusieurs corps d\u2019h\u00f4tel sur la rue de Seine plus un autre beaucoup plus grand \u00e0 l\u2019encoignure des rues de Seine et du Colombier (rue Jacob maintenant)&nbsp;&nbsp;qui avait trois trav\u00e9es de long. La cour qui se trouvait derri\u00e8re \u00e9tait en partie couverte. Un grand jardin conduisait aux maisons de la rue de l\u2019\u00c9chaud\u00e9 o\u00f9 \u00e9tait construit un jeu de boules couvert.&nbsp;On ne fit que 3 lots, les a\u00een\u00e9s ayant d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 pourvus.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-background has-medium-font-size\" style=\"background-color:#f5ba83\">3\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration :<strong> <\/strong>Pierre de<strong> <\/strong>Moussy<\/p>\n\n\n\n<p>Le premier lot qui contenait la maison de la&nbsp;<em>Bergerie<\/em>&nbsp;\u00e9chut \u00e0 Pierre de Moussy conseiller du roi en ses conseils, tr\u00e9sorier de France en Champagne et pr\u00e9sident au bureau de finances en Champagne. Il avait \u00e9pous\u00e9 Louise du Metz (alias du Maitz, du Mets), fille d\u2019un avocat au parlement. Elle lui donna dix enfants&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>Il mourut le 24 janvier 1645 et fut inhum\u00e9 comme beaucoup de ses anc\u00eatres en sa paroisse Saint-Jean-en-Gr\u00e8ve.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"584\" height=\"371\" src=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/Plan-de-BoisseauW.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-824\" srcset=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/Plan-de-BoisseauW.jpg 584w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/Plan-de-BoisseauW-300x191.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 584px) 100vw, 584px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em>Plan de Boisseau. LaBergerie  est figur\u00e9e derri\u00e8re la main jaune <\/em><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-background has-medium-font-size\" style=\"background-color:#f5ba83\">4\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration\u00a0: Anne de Moucy\/Moussy<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-small-font-size\" style=\"color:#ea7e1a\">L\u2019un des dix enfants \u00e9tait Anne de Moussy, l\u2019une des plus jeunes.&nbsp;&nbsp;C\u2019est elle qui devint propri\u00e9taire de&nbsp;<em>La Bergerie<\/em>&nbsp;et de la moiti\u00e9 du jeu de boules couvert qui faisait le coin des rues du Colombier (Jacob) et de l\u2019\u00c9chaud\u00e9, l\u2019autre moiti\u00e9 appartenant \u00e0 sa m\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle \u00e9pousa en 1651 Robert Le Roy, seigneur de la Poterie et intendant en Provence qui ainsi devint propri\u00e9taire des maisons.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>En 1675 nous trouvons Anne de Moussy , \u00e9pouse de Robert Le Roy , seigneur de La Poterie et intendant en Provence comme propri\u00e9taire&nbsp;&nbsp;de la <em>Bergerie<\/em> et propri\u00e9taire en indivis avec Marguerite Pajot, sa belle-s\u0153ur, veuve de Jean de Moussy, tr\u00e9sorier de France en Champagne du jeu de boules de la rue de l\u2019\u00c9chaud\u00e9<sup id=\"rf7-711\"><a href=\"#fn7-711\" title=\"A.N. ; S\/\/3061, Cueilleret de 1687 de l&rsquo;abbaye de Saint-Germain-des-Pr\u00e9s\" rel=\"footnote\">7<\/a><\/sup>. Dans le cueilleret de 1687 , on peut lire que Anne de Moussy \u00e9tait redevable envers l&rsquo;abbaye de St germain-des-Pr\u00e9s d&rsquo;un cens montant \u00e0 3 Sols ce qui \u00e9tait une redevance cons\u00e9quente :<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"340\" height=\"116\" src=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/Dec-Le-Roy1W.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-832\" srcset=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/Dec-Le-Roy1W.jpg 340w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/Dec-Le-Roy1W-300x102.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 340px) 100vw, 340px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em>Extrait du  cueilleret de l&rsquo;abbaye de Saint-Germain-des-Pr\u00e9s de 1687-Page 217 R\u00b0<\/em><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"340\" height=\"167\" src=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/Dec-Le-RoyW2.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-833\" srcset=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/Dec-Le-RoyW2.jpg 340w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/Dec-Le-RoyW2-300x147.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 340px) 100vw, 340px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em>La page 217 V\u00b0 <\/em><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-background has-medium-font-size\" style=\"background-color:#f5ba83\">5\u00e8me&nbsp;g\u00e9n\u00e9ration&nbsp;: Pierre Le Roy&nbsp; de la Poterie<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color\" style=\"font-size:16px\">Pierre Le Roy de La Poterie succ\u00e9da \u00e0 sa m\u00e8re comme propri\u00e9taire. Il \u00e9tait lui aussi seigneur de La Poterie, Mancy et autres lieux. Il avait \u00e9pous\u00e9 le 9 juin 1692 demoiselle Madeleine Fran\u00e7oise de Boylesve, fille de messire Louis de Boylesve, chevalier, seigneur de la Gilli\u00e8re et lieutenant g\u00e9n\u00e9ral en la S\u00e9n\u00e9chauss\u00e9e d\u2019Anjou et au pr\u00e9sidial d\u2019Angers.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Ils eurent plusieurs enfants dont Urbain et Perrine. Pierre Le Roy de la Poterie mourut en 1727. Un partage eut lieu d\u2019abord sous seing priv\u00e9 le 27 septembre de la m\u00eame ann\u00e9e qui fut d\u00e9pos\u00e9 le jour suivant chez Me Sainfray, notaire \u00e0 Paris <sup id=\"rf8-711\"><a href=\"#fn8-711\" title=\"Nous avons jou\u00e9 de malchance puisque ce partage est lui aussi inaccessible aux lecteurs du CARAN en raison de son \u00e9tat.\" rel=\"footnote\">8<\/a><\/sup>.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-background has-medium-font-size\" style=\"background-color:#f5ba83\">6\u00e8me<sup> <\/sup>g\u00e9n\u00e9ration&nbsp;: Urbain le Roy de la Poterie<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color\">L\u2019ancienne&nbsp;<em>Bergerie&nbsp;<\/em>fut attribu\u00e9e \u00e0 Urbain Leroy de La Poterie . Les trois petites maisons de la rue de Seine all\u00e8rent&nbsp;&nbsp;\u00e0 sa s\u0153ur El\u00e9onore Le Roy, \u00e9pouse de Charles de Boylesve, seigneur de Soucelles.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Urbain Le Roy avait des ambitions de noblesse. En 1747, il acquit le ch\u00e2teau de Challain des h\u00e9ritiers d\u2019un certain Christophe Fouquet pour la belle somme de 76 200 livres. Il obtint du roi Louis XV en septembre 1748 l\u2019\u00e9rection de la terre seigneuriale et haute justice de Chalain en titre et dignit\u00e9 de comt\u00e9 qui portera d\u00e9sormais le nom de \u00ab&nbsp;comt\u00e9 de la Poterie&nbsp;\u00bb&nbsp;.&nbsp;&nbsp;Urbain eut ainsi le plaisir de pouvoir se faire appeler comte de La Poterie.<\/p>\n\n\n\n<p>El\u00e9onore Le Roy et son \u00e9poux Charles de Boylesve, seigneur de Soucelle, vendirent le 17 ao\u00fbt 1731 par acte pass\u00e9 devant Me Bois et son confr\u00e8re au sieur Symphorien Girard, Me sellier et sa femme les trois petites maisons dont ces derniers \u00e9taient en partie locataires, les deux autres \u00e9tant lou\u00e9es l\u2019une \u00e0 un arquebusier et l\u2019autre \u00e0 un cordonnier . Pour ce faire, ils envoy\u00e8rent le sieur Grimaudet, un de leurs parents, pour conclure la vente qui fut faite moyennant 15 700 livres dont les acheteurs avaient emprunt\u00e9 12 000 livres la veille. Urbain Le Roy exer\u00e7a son droit de retrait de lignage le 3 mai 1732<sup id=\"rf9-711\"><a href=\"#fn9-711\" title=\"A.N.&nbsp;; S 2837 Terrier de St-Germain-des-Pr\u00e9s, et ainsi devint propri\u00e9taire de ces trois petites maisons\" rel=\"footnote\">9<\/a><\/sup>.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Quelques mois plus tard,&nbsp;&nbsp;le 30 mai 1732&nbsp;&nbsp;<sup id=\"rf10-711\"><a href=\"#fn10-711\" title=\"A.N.&nbsp;; M. C.&nbsp;;&nbsp;&nbsp;CVIII\/408, partage du terrain de l\u2019ancien jeu de boules de la rue de l\u2019\u00c9chaud\u00e9 \" rel=\"footnote\">10<\/a><\/sup> l\u2019emplacement qui contenait autrefois le jeu de boules fut partag\u00e9 entre El\u00e9onore de Moucy, fille de Marguerite Payot et de Jean de Moucy et \u00e9pouse de Jacques Giraud de Moucy, \u00e9cuyer, chevalier de l\u2019ordre militaire de Saint-Louis et \u00e9cuyer de madame la duchesse d\u2019Orl\u00e9ans et Perrine Le Roy, fille de Pierre Le Roy et \u00e9pouse de Charles de Boylesve.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le 23 juin 1738, Charles de Boylesve, seigneur de Soucelle et dame Perrine Le Roy&nbsp;&nbsp;de la Poterie vendirent \u00e0 la veuve Thibault l\u2019emplacement qui servait de jeu de boules avec les b\u00e2timents, hangars pour 13 1000 livres. Urbain Le Roy de la Poterie fit preuve d\u2019une grande opini\u00e2tret\u00e9 en cette circonstance puisqu\u2019il exer\u00e7a \u00e0 nouveau son droit de retrait lignager en faisant assigner au Parc Civil du Ch\u00e2telet le 26 juin 1739 aupr\u00e8s de la fille de la veuve Thibault et pour ce faire il envoya comme procureur \u2026 Symphorien Girard contre lequel il avait exerc\u00e9 le m\u00eame droit quelques ann\u00e9es auparavant&nbsp;! Et l\u2019histoire ne se termina pas l\u00e0&nbsp;! Urbain de la Poterie avait des dettes envers la succession du sieur Girard qui s\u2019\u00e9levaient \u00e0 30 800 livres aupr\u00e8s duquel il avait constitu\u00e9 une rente de 1500 livres&nbsp;lors du retrait de lignage. Il s\u2019avisa de vendre toutes les maisons qu\u2019il poss\u00e9dait dans le p\u00e2t\u00e9 form\u00e9 par les rues de Seine, Buci, Bourbon-le-Ch\u00e2teau, l\u2019\u00c9chaud\u00e9 et Colombier (alias Jacob) . Cela se passa le 17 avril 1752 devant Me Guillaume Angot<sup id=\"rf11-711\"><a href=\"#fn11-711\" title=\"A.N.&nbsp;; M.C.&nbsp;; XLII\/433, acte de vente du 17\/12\/1752\" rel=\"footnote\">11<\/a><\/sup> \u00e0 qui il envoya son procureur du nom de Louis Fontaine qui \u00e9tait conseiller du roi et contr\u00f4leur des rentes de l\u2019H\u00f4tel de Ville de Paris, ce qui repr\u00e9sentait, vous en conviendrez, un gage d\u2019honn\u00eatet\u00e9. Les acqu\u00e9reurs \u00e9taient Lucien Jacques Maupetit et sa femme Marie Ang\u00e9lique Aubry ainsi que Blaise Henry et Marie Anne Sirois son \u00e9pouse. Le premier \u00e9tait ma\u00eetre fourbisseur et le second ing\u00e9nieur du roi.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"850\" height=\"931\" src=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/Plan-PartageW.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-815\" srcset=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/Plan-PartageW.jpg 850w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/Plan-PartageW-274x300.jpg 274w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/Plan-PartageW-768x841.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 850px) 100vw, 850px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em>Plan joint au partage. Attention, la rue de l&rsquo;\u00c9chaud\u00e9 est en bas.<\/em><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Ils achet\u00e8rent chacun pour moiti\u00e9 \u00ab&nbsp;les maisons, terrain, emplacement et hangars situ\u00e9s rue de Seine, du Colombier et de l\u2019\u00c9chaud\u00e9&nbsp;\u00bb appartenant au comte de La Poterie. Cela comprenait la \u00ab&nbsp;grande maison nomm\u00e9e&nbsp;<em>La Bergerie<\/em>&nbsp;faisant l\u2019encoignure des rue de Seine et du Colombier compos\u00e9e de deux corps de logis attenant l\u2019un l\u2019autre&nbsp;\u00bb, plus les trois petites maisons joignantes l\u2019une l\u2019autre situ\u00e9e rue de Seine et tenantes \u00e0 la maison de la&nbsp;<em>Bergerie<\/em>, plus un emplacement qui servait autrefois de jeux de boule avec le b\u00e2timent, maison, hangars et portion d\u2019hangar situ\u00e9 sur ledit emplacement&nbsp;\u00bb. Le sieur Fontaine avait remis aux acqu\u00e9reurs le plan ci-dessous&nbsp;que nous avons pu retrouver.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Mais voici que deux personnes se pr\u00e9sent\u00e8rent au Ch\u00e2telet de Paris pour exercer leur droit de retrait lignager. Il s\u2019agissait de El\u00e9onore Giraud de Moucy et Louis Le Boullanger.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-background has-medium-font-size\" style=\"background-color:#f5ba83\">7<sup>\u00e8me<\/sup>&nbsp;g\u00e9n\u00e9ration&nbsp;: \u00c9l\u00e9onore Giraud de Moucy et Louis Le Boulanger son \u00e9poux<\/p>\n\n\n\n<p>Pour comprendre ce rebondissement, il faut remonter \u00e0 Jean I de Moucy qui avait pour \u00e9pouse Catherine Le Conte et qui \u00e9tait d\u00e9c\u00e9d\u00e9 en 1596. Il avait eu de nombreux enfants dont Pierre de Moucy, \u00e9poux de Louise Du Maitz. De ce mariage naquirent entre autres enfants&nbsp;: Anne, l\u2019\u00e9pouse de Robert Le Roy de La Poterie et un fils du nom de Jean de Moucy qui avait \u00e9pous\u00e9 Marguerite Payot.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Marguerite devint veuve tr\u00e8s jeune et \u00e0 l\u2019imitation de sa belle-m\u00e8re Louise de Maitz, g\u00e9ra les biens du d\u00e9funt tout en pourvoyant aux besoins de ses enfants pour l\u2019achat de charge.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Parmi eux, il y eut El\u00e9onore qui \u00e9pousa Jacques Giraud en 1700, chevalier des ordres militaires et hospitaliers du Mont Carmel et de Saint-Louis de J\u00e9rusalem et conseiller de la duchesse d\u2019Orl\u00e9ans. Ils&nbsp;Ils eurent une fille du nom d\u2019\u00c9l\u00e9onore Giraud de Moucy qui \u00e9pousa le 31 mai 1732 Louis Le Boulanger, descendant du tr\u00e8s c\u00e9l\u00e8bre Jean de Montigny qui fut Premier Pr\u00e9sident du Parlement en 1471&nbsp;&nbsp;<sup id=\"rf12-711\"><a href=\"#fn12-711\" title=\"Le surnom de Le Boullanger fut donn\u00e9 \u00e0 Jean de Montigny parce qu\u2019il fit rentrer dans Paris \u00e0 ses frais une \u00e9norme quantit\u00e9 de bl\u00e9 lors d\u2019une\" rel=\"footnote\">12<\/a><\/sup>. Celui-ci \u00e9tait d\u2019une famille fort connue au Parlement, il \u00e9tait lui-m\u00eame ma\u00eetre des Requ\u00eates en cette cour et seigneur d\u2019Hacqueville. Il avait d\u00e9j\u00e0 convol\u00e9 deux fois lorsqu\u2019il \u00e9pousa \u00c9l\u00e9onore. Il avait 79 ans et elle 29&nbsp;!&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Mais revenons \u00e0&nbsp;<em>La Bergerie<\/em>. Il exer\u00e7a son droit de retrait lignager contre le fourbisseur, l\u2019ing\u00e9nieur du roi et leurs \u00e9pouses qui avaient acquit&nbsp;<em>La Bergerie<\/em>&nbsp;d\u2019Urbain Le Roy de la Poterie. Il en devint ainsi son heureux d\u00e9tenteur alors qu\u2019il \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 propri\u00e9taire de plusieurs maisons du p\u00e2t\u00e9 Seine-Buci-Bourbon-le-Ch\u00e2teau- l\u2019\u00c9chaud\u00e9-Colombier (alias Jacob) \u00e0 cause des propres de sa femme qui \u00e9tait une descendante Moussy.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Malgr\u00e9 son grand \u00e2ge, le couple eut deux enfants, le premier se nommait Jacques-Louis et le second Isidore-Louis. Celui-ci \u00e9pousa en 1754 Catherine Elisabeth de Pommereu. De ce mariage naquit un fils du nom d\u2019Armand-Louis&nbsp;&nbsp;qui fut orphelin de p\u00e8re tr\u00e8s t\u00f4t puisqu\u2019Isidore mourut \u00e0 26 ans. Cependant Louis Le Boulanger mourut&nbsp;&nbsp;en 1741, sa veuve continua \u00e0 g\u00e9rer les biens de fa\u00e7on d\u2019ailleurs assez bizarre. Voyez plut\u00f4t&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>Le 26 octobre 1781, l\u2019agitation r\u00e9gnait dans la rue de Seine, les gens \u00e9taient \u00e0 leurs fen\u00eatre ou dans la rue et caquetaient fort. Au coin de la rue du Colombier, ils aper\u00e7urent un sergent \u00e0 verge juch\u00e9 sur son cheval accompagn\u00e9 d\u2019un architecte \u00e0 pied et d\u2019un homme vocif\u00e9rant. Ce dernier \u00e9tait M. Ad\u00e9ma, chirurgien de monseigneur le comte d\u2019Artois et locataire de la grande maison de la&nbsp;<em>Bergerie.&nbsp;<\/em>&nbsp;Il avait port\u00e9 plainte contre sa propri\u00e9taire&nbsp;, Madame Le Boulanger, parce qu\u2019elle avait eu l\u2019id\u00e9e saugrenue de faire d\u00e9molir la maison sous pr\u00e9texte de p\u00e9ril imminent. Sur la plainte de M. Ad\u00e9ma, le procureur du roi avait envoy\u00e9 un architecte expert pour visiter la maison accompagn\u00e9 d\u2019un sergent \u00e0 verge. C\u2019\u00e9tait plus prudent. L\u2019expert constata que le pauvre Ad\u00e9ma n\u2019avait plus de toit, plus de fen\u00eatre, plus de chemin\u00e9e, bref sa cuisine , sa salle \u00e0 manger,&nbsp;&nbsp;sa&nbsp;&nbsp;chambre \u00e9taient inhabitables. Mais il n\u2019y avait aucun p\u00e9ril imminent&nbsp;! Bien entendu, la cour ordonna la remise en \u00e9tat de l\u2019immeuble. Il en co\u00fbta \u00e0 madame Le Boullanger au moins 218 livres sans compter l\u2019amende qui lui fut inflig\u00e9e et dont on ne conna\u00eet point le montant.<\/p>\n\n\n\n<p>Au d\u00e9c\u00e8s de la dame Le Boulanger en 1782, il se pr\u00e9senta deux h\u00e9ritiers. L\u2019un \u00e9tait Jacques Louis Le Boulanger, conseiller du roi en ses Conseils,&nbsp;&nbsp;pr\u00e9sident en sa Chambre des Comptes et conseiller honoraire en sa cour de Parlement et fr\u00e8re d\u2019Isidore. L\u2019autre \u00e9tait Armand Louis Le Boulanger, fils d\u2019Isidore. Ce dernier acheta par licitation<sup id=\"rf13-711\"><a href=\"#fn13-711\" title=\"A.N. ; M.C. ; qui eut lieu devant Me Edon le 31 d\u00e9cembre 1784 la part que son oncle poss\u00e9dait dans le p\u00e2t\u00e9 de maison de la rue de Seine et se trouva ainsi propri\u00e9taire du tout.&nbsp;&lt;\/p&gt;\n\n\n\n&lt;p class=&quot;has-black-color has-text-color has-background has-medium-font-size&quot; style=&quot;background-color:#f5ba83&quot;&gt;8\u00e8&nbsp;g\u00e9n\u00e9ration&nbsp;: Armand-Louis Le Boulanger, petit-fils d\u2019\u00c9l\u00e9onore Giraud de Moucy&lt;\/p&gt;\n\n\n\n&lt;p&gt;L\u2019orphelin n\u2019avait que 2 ans \u00e0 la mort de son grand-p\u00e8re en 1741, il en devint l\u2019h\u00e9ritier par repr\u00e9sentation de son p\u00e8re Isidore, mais sa grand-m\u00e8re El\u00e9onore Giraud de Moucy conserva l\u2019usufruit de tous les biens laiss\u00e9s par son mari dont celui du ch\u00e2teau d\u2019Hacqueville et bien entendu ses biens de la rue de Seine qui lui appartenaient de son propre. Elle mourut en octobre 1782, soit plus de 40 ans apr\u00e8s son mari, et Armand-Louis devint enfin propri\u00e9taire.&lt;\/p&gt;\n\n\n\n&lt;div class=&quot;wp-block-media-text alignwide is-stacked-on-mobile&quot;&gt;&lt;figure class=&quot;wp-block-media-text__media&quot;&gt;&lt;img src=&quot;https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/Miniature-Le-BouW.jpg&quot; alt=&quot;&quot; class=&quot;wp-image-838 size-full&quot;\/&gt;&lt;\/figure&gt;&lt;div class=&quot;wp-block-media-text__content&quot;&gt;\n&lt;p&gt;&nbsp;La famille Le Boulanger \u00e9tait de tradition imm\u00e9moriale une famille de robe. Armand Louis fut le premier \u00e0 choisir le m\u00e9tier des armes&nbsp;: il \u00e9tait officier aux gardes fran\u00e7aises.&nbsp;Sa jeunesse fut marqu\u00e9e par un drame&nbsp;: sa jeune fianc\u00e9e dont il \u00e9tait tr\u00e8s amoureux mourut avant leur mariage. Il fut tant frapp\u00e9 par cette trag\u00e9die qu\u2019il attendit 1819 et son retour d\u2019exil pour contracter mariage.&lt;\/p&gt;\n\n\n\n&lt;p&gt;&lt;\/p&gt;\n&lt;\/div&gt;&lt;\/div&gt;\n\n\n\n&lt;p class=&quot;has-text-align-left has-small-font-size&quot;&gt;&lt;em&gt;Miniature d&rsquo;Armand Louis Le Boulanger &lt;\/em&gt;&lt;\/p&gt;\n\n\n\n&lt;p&gt;En effet en 1790, au moment o\u00f9 la R\u00e9volution guillotinait \u00e0 tour de bras de nombreux nobles, il \u00e9migra en Angleterre dont il ne revint qu\u2019\u00e0 la seconde Restauration.&lt;\/p&gt;\n\n\n\n&lt;p&gt;Armand-Louis avait eu sans doute le sentiment que la France allait subir de graves bouleversements puisque, brutalement, il vendit aux ench\u00e8res tous ses biens immobiliers situ\u00e9s \u00e0 Paris. Ainsi se termina la saga des Moucy le 27 janvier 1785&nbsp;&nbsp;((A.N.&nbsp;: Y 2942. Proc\u00e8s-verbal d\u2019adjudication du 25 juin 1785\" rel=\"footnote\">13<\/a><\/sup>.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Les mises \u00e0 prix furent les suivantes&nbsp;:&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<ul>\n<li>30 000 livres pour la maison rue de Buci (en rose sur le plan)<\/li>\n\n\n\n<li>12 000 livres pour la maison rue de Seine occup\u00e9e par le sieur Fleury Me (en jaune sur le plan)<\/li>\n\n\n\n<li>3000 livres pour la petite maison rue de Seine \u00e0 la suite de celle ci-dessus qui est peint en vert sur le plan&nbsp;<\/li>\n\n\n\n<li>3000 livres pour la petite maison \u00e0 la suite de la pr\u00e9c\u00e9dente (en bleu clair sur le plan)<\/li>\n\n\n\n<li>3000 livres pour la petite maison \u00e0 la suite de la pr\u00e9c\u00e9dente (vert pr\u00e9 sur le plan)&nbsp;<\/li>\n\n\n\n<li>2000 livres pour la petite maison ensuite de la pr\u00e9c\u00e9dente (rouge p\u00e2le sur le plan)&nbsp;<\/li>\n\n\n\n<li>2000 livres pour la petite maison ensuite de la pr\u00e9c\u00e9dente (en brun sur le plan)&nbsp;<\/li>\n\n\n\n<li>2000 livres pour la maison ensuite de la pr\u00e9c\u00e9dente (en violet clair sur le plan)<\/li>\n\n\n\n<li>34 000 livres pour la maison ensuite anciennement de la Bergerie aboutissant aux maisons teintes en brun et violet clair (article en vert clair)&nbsp;<\/li>\n\n\n\n<li>5000 livres pour la maison sise rue de l\u2019\u00c9chaud\u00e9 attenant d\u2019un c\u00f4t\u00e9 \u00e0 la pr\u00e9c\u00e9dente et qui sur ledit plan est teinte en brun&nbsp;4000 livres pour l\u2019autre maison sur la rue de l\u2019\u00c9chaud\u00e9 attenant celle ci dessus d\u00e9sign\u00e9e en bleu y compris la mitoyennet\u00e9 du puits&nbsp;<\/li>\n<\/ul>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"567\" height=\"394\" src=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/PlanBoulangerWW.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-840\" srcset=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/PlanBoulangerWW.jpg 567w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/PlanBoulangerWW-300x208.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 567px) 100vw, 567px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em>Plan des lots de l&rsquo;adjudication, les parties en gris sont celles qui n&rsquo;appartiennent plus aux Moussy depuis longtemps.<\/em><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color\">Les adjudicataires furent&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<ul>\n<li>Pierre Michel, comte de Brosse pour les 4<sup>e<\/sup>, 5<sup>e<\/sup>&nbsp;et une partie de la 6<sup>e<\/sup>&nbsp;cases, <\/li>\n\n\n\n<li>Les 1<sup>e<\/sup>&nbsp;, 2<sup>e<\/sup>&nbsp;, 3<sup>e<\/sup>&nbsp;et 9<sup>e<\/sup>&nbsp;cases furent adjug\u00e9es \u00e0 M. Lanch\u00e8re de Vaux,&nbsp; <\/li>\n\n\n\n<li>L\u2019autre partie de la 6<sup>e<\/sup>&nbsp;case et les 7<sup>e<\/sup>&nbsp;et 8<sup>e<\/sup>&nbsp;cases sont all\u00e9es vers Jacques Gautier qui \u00e9tait Me serrurier.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-media-text alignwide is-stacked-on-mobile\" style=\"font-size:12px;grid-template-columns:70% auto\"><figure class=\"wp-block-media-text__media\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"490\" height=\"317\" src=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/Plan-vente-HacquevilleW.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-843 size-full\" srcset=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/Plan-vente-HacquevilleW.jpg 490w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/Plan-vente-HacquevilleW-300x194.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 490px) 100vw, 490px\" \/><\/figure><div class=\"wp-block-media-text__content\">\n<p><em>En vert&nbsp;: de Brosse &#8211; en jaune : Lanch\u00e8re de Vaux&nbsp;&#8211; en orange&nbsp;: Gaultier- en gris les parcelles qui n\u2019\u00e9taient pas \u00e0 vendre<\/em><\/p>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-background has-medium-font-size\" style=\"background-color:#f5ba83\">Chapitre II : La ronde des nouveaux propri\u00e9taires<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-color has-medium-font-size\" style=\"color:#ec6e17\">1785-1805 : Pierre Michel de Brosse<\/p>\n\n\n\n<p>Pendant cette p\u00e9riode r\u00e9volutionnaire un salon litt\u00e9raire hantait les lieux alors que l\u2019immeuble abritait l\u2019h\u00f4tel de Seine comme l\u2019indique le&nbsp;<em>Journal des D\u00e9bats<\/em>&nbsp;du 30 avril 1804&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"628\" height=\"169\" src=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/Annonce-DebatsW.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-845\" srcset=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/Annonce-DebatsW.jpg 628w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/Annonce-DebatsW-300x81.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 628px) 100vw, 628px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em>Annonce du Journal des D\u00e9bats<\/em><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Mais voici que lorsque Pierre Michel de Brosse revint de son exil forc\u00e9, les \u00e9poux d\u00e9cid\u00e8rent de vendre.&nbsp;&nbsp;Les lieux vendus sont ainsi d\u00e9crit dans l\u2019acte de vente du 3 messidor an XIII (22 juin 1805)<sup id=\"rf14-711\"><a href=\"#fn14-711\" title=\"A.N.&nbsp;; M.C.&nbsp;; V\/1117, vente de M. De Brosse \u00e0 M. Duhait du 22\/06\/1805\" rel=\"footnote\">14<\/a><\/sup>. Ils comprenaient trois corps de b\u00e2timents s\u2019imbriquant les uns aux autres ayant cour pav\u00e9e avec les terrains y attenant et ind\u00e9pendant. Le premier avait face sur la rue de Seine sur 15m41<strong>&nbsp;<\/strong>contenant 354 ca divis\u00e9 en deux b\u00e2tisses&nbsp;: l\u2019une \u00e9lev\u00e9 d\u2019un \u00e9tage&nbsp;&nbsp;et l\u2019autre de deux \u00e9tages plus un hangar et une remise couverte en tuiles , le tout avec les 5 boutiques en d\u00e9pendant.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le second corps de b\u00e2timent formait un angle sur les rues de Seine et Colombier (10 m de face sur la rue de Seine et 21 m 43 cm sur celle du Colombier) . Il \u00e9tait \u00e9lev\u00e9 de 2 \u00e9tages et comportait deux boutiques, le tout ayant 194 ca de superficie.<\/p>\n\n\n\n<p>Le troisi\u00e8me formait un angle sur les rues du Colombier et de l\u2019\u00c9chaud\u00e9 (5 m 20 de face sur la rue du Colombier et 21 m 43 sur la rue de l\u2019\u00c9chaud\u00e9). Il \u00e9tait divis\u00e9 en plusieurs petits b\u00e2timents d\u2019un \u00e9tage et 2 boutiques, le tout de 192 ca de superficie.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Lorsque la num\u00e9rotation des immeubles de Paris fut mise en place \u00e0 partie de 1805, les lieux port\u00e8rent le n\u00b0 46.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-background has-medium-font-size\" style=\"background-color:#f5ba83\">1805-1839 : les Duhait<\/p>\n\n\n\n<p>Les acheteurs (pour la somme de 50 000 F) \u00e9taient Ren\u00e9 Duhait, marchand de bois et menuisier de son \u00e9tat et Suzanne Divoire son \u00e9pouse. Toute la famille Duhait s\u2019installa dans l\u2019immeuble o\u00f9 ils occupaient une partie du rez-de-chauss\u00e9e et du 1<sup>er<\/sup>\u00e9tage. Tout le reste \u00e9tait lou\u00e9 \u00e0 divers particuliers et commer\u00e7ants&nbsp;au nombre de 13.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Un quatri\u00e8me enfant vint bient\u00f4t agrandir la famille. H\u00e9las , Ren\u00e9 Duhait mourut en septembre 1811 en laissant 4 enfants mineurs. L\u2019inventaire qui fut fait apr\u00e8s son d\u00e9c\u00e8s&nbsp;&nbsp;<sup id=\"rf15-711\"><a href=\"#fn15-711\" title=\"A.N.&nbsp;; M.C.&nbsp;; II\/831,&nbsp;&nbsp;inventaire des biens de M. Duhait commenc\u00e9 le 24\/01\/1812\" rel=\"footnote\">15<\/a><\/sup> montrait que Madame Duhait n\u2019exer\u00e7ait point de m\u00e9tier. Cependant l\u2019Almanach des 20 000 adresses de 1820 mentionne qu\u2019au 46 rue de Seine madame Veuve Duhait tenait l\u2019<em>H\u00f4tel de Seine<\/em>.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Dix neuf ans plus tard, sa veuve et les deux enfants qui lui restaient vendirent la maison<sup id=\"rf16-711\"><a href=\"#fn16-711\" title=\"A.N.&nbsp;: M.C.&nbsp;; V\/1117, contrat de vente des consorts Duhait \u00e0 Pierre Auguste Leloir du 5\/05\/1838\" rel=\"footnote\">16<\/a><\/sup>. L\u2019administration de Paris avait d\u00e9cid\u00e9 l\u2019alignement dans les rues de Seine et Jacob qui enlevait 291 m2 de terrain sur les 761 m2 que la propri\u00e9t\u00e9 comportait. Il s\u2019agissait d\u2019une diminution de plus d\u2019un tiers de terrain. On comprend les raisons de la vente d\u2019autant que la plupart des b\u00e2timents devaient donc \u00eatre d\u00e9truits&nbsp;!&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Voici le plan du nouvel alignement :<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"705\" src=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/F31-34_29152W-1024x705.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-847\" srcset=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/F31-34_29152W-1024x705.jpg 1024w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/F31-34_29152W-300x207.jpg 300w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/F31-34_29152W-768x529.jpg 768w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/F31-34_29152W.jpg 1181w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Plan du nouvel alignement<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-background has-medium-font-size\" style=\"background-color:#f5ba83\">1839-1840 : Auguste Leloir.<\/p>\n\n\n\n<p>M. Leloir \u00e9tait entrepreneur en b\u00e2timents et architecte. Son acquisition comportait la maison du 46 rue de Seine, celle du 1 rue Jacob et celle du n\u00b0 9 rue de l\u2019\u00c9chaud\u00e9 pour la somme totale de 100 000 F dont 90 000 F s\u2019appliquait au terrain vendu, 5000 F aux constructions existantes sur le terrain et 5000 F aux constructions destin\u00e9es \u00e0 l\u2019alignement sur la voie publique.&nbsp;&nbsp;Pour financer son acquisition ainsi que le co\u00fbt des constructions qu\u2019il avait \u00e0 faire, il emprunta<sup id=\"rf17-711\"><a href=\"#fn17-711\" title=\"A.N.&nbsp;; M.C.&nbsp;;&nbsp;&nbsp;V\/1123, Obligation de M. Leloir du 29\/06\/1839\" rel=\"footnote\">17<\/a><\/sup> au comte de Jonville la coquette somme de 100 000 F. De plus il fut convenu dans le contrat de vente un d\u00e9lai important pour payer son acquisition aux consorts Dehait. Il versa 10 000 F, il s\u2019engagea \u00e0 r\u00e9gler 30 000 F d\u00e8s la lev\u00e9e des hypoth\u00e8ques et enfin le solde de 60 000 F devait \u00eatre r\u00e9gl\u00e9 en 1842.<\/p>\n\n\n\n<p>Il acquit aussi des h\u00e9ritiers de M. Lanch\u00e8re de Laglandi\u00e8re un petit terrain donnant sur la rue de l\u2019\u00c9chaud\u00e9 et faisait hache sur son propre terrain&nbsp;&nbsp;<sup id=\"rf18-711\"><a href=\"#fn18-711\" title=\"A.N.&nbsp;; M.C.&nbsp;; V\/1122, vente de M. Lanch\u00e8re de La Glandi\u00e8re \u00e0 M. Duhait du 7 mars 1839\" rel=\"footnote\">18<\/a><\/sup>.&nbsp;<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"425\" height=\"481\" src=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/Plan-LeloirW.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-849\" srcset=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/Plan-LeloirW.jpg 425w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/Plan-LeloirW-265x300.jpg 265w\" sizes=\"(max-width: 425px) 100vw, 425px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em>Plan du terrain de M. Leloir <\/em><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n<p>Il commen\u00e7a tout de suite les constructions de l\u2019immeuble de la rue de Seine qui comportait un rez-de-chauss\u00e9e sur caves avec une entr\u00e9e par porte coch\u00e8re, un entresol, 4 \u00e9tages carr\u00e9s y compris un \u00e9tage en attique et un \u00e9tage sous comble lambriss\u00e9 sur le devant et carr\u00e9 sur la cour plus un corps de b\u00e2timent en aile \u00e9lev\u00e9 au dessus des caves d\u2019un rez-de-chauss\u00e9e sur caves, un entresol et 5 \u00e9tages carr\u00e9s \u00e0 l\u2019exception de l\u2019extr\u00e9mit\u00e9 de ce corps de b\u00e2timent qui comprenait seulement une portion de cabinets de toilette de chaque appartement et qui n\u2019\u00e9tait \u00e9lev\u00e9 que de 3 \u00e9tages au dessus de l\u2019entresol avec terrasse.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Derri\u00e8re le principal corps de b\u00e2timent, il y avait une cour dans laquelle se trouvait une pompe dont le tuyau conduisait dans un puits qui d\u00e9pendait de la maison d\u2019\u00e0 c\u00f4t\u00e9 sise 1 rue Jacob appartenant \u00e9galement \u00e0 M. Leloir. Il avait obtenu de l\u2019administration l\u2019autorisation de jouir de l\u2019espace de terrain en pan coup\u00e9 qui se trouvait dans l\u2019angle form\u00e9 par la maison n\u00b0 48 (maintenant 54) tant que cette maison n\u2019avait pas encore \u00e9t\u00e9 recul\u00e9e dans l\u2019alignement de la voie publique.&nbsp;&nbsp;M. Leloir en jouissait par tol\u00e9rance de l\u2019administration.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le nouveau propri\u00e9taire fit \u00e9riger aussi l\u2019immeuble du 1 rue Jacob qu\u2019il vint habiter avec sa famille.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant il avait cruellement besoin de financement, il avait demand\u00e9 des d\u00e9lais pour r\u00e9gler ce qu\u2019il devait aux consorts Dehait. Il d\u00e9cida donc de vendre l\u2019immeuble du 46 rue de Seine qu\u2019il avait lou\u00e9 \u00e0 M. Lequet pour 9 ans qui y tenait \u00ab&nbsp;l\u2019<em>H\u00f4tel de Seine&nbsp;<\/em>\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-background has-medium-font-size\" style=\"background-color:#f5ba83\">1840-1885 : les s\u0153urs Rambac&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Les acqu\u00e9reurs furent trois s\u0153urs Virginie, Flore et Rosette Rambac<sup id=\"rf19-711\"><a href=\"#fn19-711\" title=\"A..N.&nbsp;; M.C.&nbsp;; ET\/V\/1130, vente de M. Leloir aux s\u0153urs Rambac du 7\/10\/1840\" rel=\"footnote\">19<\/a><\/sup> toutes les trois c\u00e9libataires au moment de l\u2019acquisition , renti\u00e8res et qui venaient de perdre leur p\u00e8re architecte. Cependant, l\u2019a\u00een\u00e9e \u00e9pousa un certain Legrand en 1848 dont elle n\u2019eut point d\u2019enfant.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"725\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/Plan-LELOIRW-725x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-812\" srcset=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/Plan-LELOIRW-725x1024.jpg 725w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/Plan-LELOIRW-212x300.jpg 212w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/Plan-LELOIRW-768x1084.jpg 768w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/Plan-LELOIRW-1088x1536.jpg 1088w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2022\/11\/Plan-LELOIRW.jpg 1272w\" sizes=\"(max-width: 725px) 100vw, 725px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><em>Plan du 52 (ancien 46)<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Elles vers\u00e8rent \u00e0 M. Leloir la somme de 120 000 F&nbsp;&nbsp;et s\u2019engag\u00e8rent \u00e0 entretenir le bail fait \u00e0 M. Lequet. La terrasse qui se trouvait au bout du b\u00e2timent en aile ne devait en aucun cas servir de promenade, elle \u00e9tait r\u00e9serv\u00e9e uniquement \u00e0 l\u2019usage des fumistes et des couvreurs pour l\u2019entretien de la toiture\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>.<\/p>\n\n\n\n<p>Flore et Rosette moururent en 1869 \u00e0 Versailles o\u00f9 les trois s\u0153urs s\u2019\u00e9taient install\u00e9es. Elles avaient l\u00e9gu\u00e9 \u00e0 leur s\u0153ur Virginie leur part dans l\u2019immeuble de la rue de Seine qui portait maintenant le n\u00b0 52 au lieu du 46 \u00e0 cause d\u2019un changement de num\u00e9rotation des rues de Paris dans les ann\u00e9es 1860.<\/p>\n\n\n\n<p>Un jour de juin 1871, l\u2019h\u00f4tel fut cit\u00e9 dans de nombreux journaux. Un homme disant s\u2019appeler Blumen et venir de Moravie descendit \u00e0 l\u2019h\u00f4tel de Seine et annon\u00e7ait au personnel de l\u2019h\u00f4tel que ses bagages allaient arriver quelques jours plus tard. On le pria alors selon l\u2019usage de payer d\u2019avance. Dans la soir\u00e9e une dame fort \u00e9l\u00e9gante vint lui rendre visite et d\u00e9posa au bureau de l\u2019h\u00f4tel 50 fr. Le voyageur ne sortait tous les jours que quelques instants et on lui servait \u00e0 manger dans sa chambre. Mais le voyageur fut arr\u00eat\u00e9 par les agents de la suret\u00e9 pour vol et escroquerie. La femme \u00e9l\u00e9gante qui fournissait des subsides au sieur Blumel \u00e9tait une demi-mondaine. Il se murmura alors dans Paris qu\u2019il y avait quelques rapports entre cette affaire et le chantage dont fut victime quelques temps auparavant un officier g\u00e9n\u00e9ral de la marine. L\u2019homme arr\u00eat\u00e9 s\u2019appelait Grois et venait de Rouen.&nbsp;L\u2019h\u00f4tel fut le th\u00e9\u00e2tre d\u2019un autre fait divers en 1881. M. Constantin Ventura, arrivant de Nice, descendit dans l\u2019h\u00f4tel de Seine. Il avait de la fortune et se mit \u00e0 fr\u00e9quenter le monde du th\u00e9\u00e2tre. Il y fit la connaissance d\u2019une personne dont il tomba raide amoureux. Mais cette dame \u00e9tait gourmande, elle r\u00e9clamait de plus en plus d\u2019argent et l\u2019entrainait \u00e0 faire des d\u00e9penses qu\u2019il ne pouvait plus faire. Il rompit et dans le d\u00e9sespoir se tira une balle de fusil dans la main. Il perdit dans ce coup de feu un doigt \u2026 qu\u2019il mit dans un verre d\u2019eau de vie&nbsp;! Quelques jours plus tard, ayant annonc\u00e9 \u00e0 son entourage qu\u2019il se suiciderait, il se tira une balle dans la t\u00eate, tout en tirant le cordon d\u2019appel&nbsp;&nbsp;du personnel, mais cette fois-ci, il ne se rata pas \u2026 Ce M. Ventura \u00e9tait un cousin du prince Milan de Serbie<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-background has-medium-font-size\" style=\"background-color:#f5ba83\">1885-&gt;1916 : les s\u0153urs Herbet<\/p>\n\n\n\n<p>La remise de legs eut lieu en grande pompe chez Me Richer, notaire \u00e0 Versailles ((A.D. des Yvelines, 3<sup>E<\/sup>&nbsp;47\/439, remise de legs des 26\/10 et 2\/11\/1885!!. Il r\u00e9unit les l\u00e9gataires c\u2019est-\u00e0-dire <\/p>\n\n\n\n<ul>\n<li>Marie Herbet, \u00e9pouse de Raoul Boussi, docteur en m\u00e9decine demeurant \u00e0 Paris,&nbsp;<\/li>\n\n\n\n<li>Marguerite Herbet, sans profession et demeurant chez ses parents,&nbsp;<strong><\/strong><\/li>\n\n\n\n<li>Jenny Herbet, veuve de M. Delperier demeurant \u00e0 Bergerac.<strong><\/strong><\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Mme Delperier habitant Bergerac ne se d\u00e9pla\u00e7a point, elle envoya son fils pour la repr\u00e9senter.<\/p>\n\n\n\n<p>Marie et Marguerite eurent \u00bc de l\u2019immeuble tandis que la veuve Delp\u00e9rier en eut la moiti\u00e9.&nbsp; On leur remit les titres de propri\u00e9t\u00e9 de l\u2019immeuble ainsi que le bail de l\u2019immeuble et son&nbsp;&nbsp;renouvellement qui avait \u00e9t\u00e9 fait \u00e0 M. Dujardin qui tenait l\u2019<em>H\u00f4tel de Seine<\/em>. Madame Delperier mourut en 1916 en laissant 10 enfants. Les copropri\u00e9taires \u00e9taient devenus si nombreux que leurs parts se quantifiaient en 42<sup>e<\/sup>&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>Nous perdons \u00e0 partir de cette date de 1916&nbsp;&nbsp;la trace des propri\u00e9taires du 52 rue de Seine tout simplement parce que la consultation des minutes de notaires n\u2019est autoris\u00e9e que jusqu\u2019en 1900. Il nous faut donc laisser l\u00e0 l&rsquo;histoire de cet immeuble, quitter les Moucy et leurs veuves si raisonnables devant l\u2019adversit\u00e9, la dame Le Boullanger, riche mais si peu circonspecte, M. Ad\u00e9ma affol\u00e9 par la destruction de son habitation,&nbsp;&nbsp;la dame de Bizemont mari\u00e9e \u00e0 15 ans regardant la R\u00e9volution avec courage, l\u2019architecte Lenoir, constructeur prenant de gros risques financiers,&nbsp;&nbsp;les demoiselles Rambac, figures d\u2019un autre temps.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous allons partir avec joie et curiosit\u00e9 \u00e0 la d\u00e9couverte de l\u2019histoire d\u2019un autre immeuble\u2026<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p><\/p>\n<hr class=\"footnotes\"><ol class=\"footnotes\" style=\"list-style-type:decimal\"><li id=\"fn1-711\"><p >A.N.(Archives Nationales)&nbsp;; S\/3007\/2&nbsp;<a href=\"#rf1-711\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 1.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn2-711\"><p >A.N.,&nbsp;; S\/6186, 6 juin 1554&nbsp;<a href=\"#rf2-711\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 2.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn3-711\"><p >A.N.&nbsp;; M.C.&nbsp;; XII\/32 , transaction entre Catherine Le Conte et son fils Claude du 18\/02\/1606&nbsp;<a href=\"#rf3-711\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 3.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn4-711\"><p >Ces renseignements d\u2019\u00e9tat civil proviennent en partie des&nbsp;recherches de J.L. Le Marois consultables sur le site&nbsp;<em>Familles Parisiennes http:\/\/www.famillesparisiennes.org<\/em>&nbsp;<a href=\"#rf4-711\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 4.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn5-711\"><p >A.N.&nbsp;; M.C.&nbsp;; CXII\/254, partage des biens de Jean I de Moucy du 26\/02\/1607&nbsp;<a href=\"#rf5-711\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 5.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn6-711\"><p >A.N.&nbsp;; M.C.&nbsp;; CXII\/204 , partage des biens de Jean de Moucy du 26 f\u00e9vrier 1607&nbsp;<a href=\"#rf6-711\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 6.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn7-711\"><p >A.N. ; S\/\/3061, Cueilleret de 1687 de l&rsquo;abbaye de Saint-Germain-des-Pr\u00e9s&nbsp;<a href=\"#rf7-711\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 7.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn8-711\"><p >Nous avons jou\u00e9 de malchance puisque ce partage est lui aussi inaccessible aux lecteurs du CARAN en raison de son \u00e9tat.&nbsp;<a href=\"#rf8-711\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 8.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn9-711\"><p >A.N.&nbsp;; S 2837 Terrier de St-Germain-des-Pr\u00e9s, et ainsi devint propri\u00e9taire de ces trois petites maisons&nbsp;<a href=\"#rf9-711\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 9.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn10-711\"><p >A.N.&nbsp;; M. C.&nbsp;;&nbsp;&nbsp;CVIII\/408, partage du terrain de l\u2019ancien jeu de boules de la rue de l\u2019\u00c9chaud\u00e9 &nbsp;<a href=\"#rf10-711\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 10.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn11-711\"><p >A.N.&nbsp;; M.C.&nbsp;; XLII\/433, acte de vente du 17\/12\/1752&nbsp;<a href=\"#rf11-711\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 11.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn12-711\"><p >Le surnom de Le Boullanger fut donn\u00e9 \u00e0 Jean de Montigny parce qu\u2019il fit rentrer dans Paris \u00e0 ses frais une \u00e9norme quantit\u00e9 de bl\u00e9 lors d\u2019une&nbsp;<a href=\"#rf12-711\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 12.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn13-711\"><p >A.N. ; M.C. ; qui eut lieu devant Me Edon le 31 d\u00e9cembre 1784 la part que son oncle poss\u00e9dait dans le p\u00e2t\u00e9 de maison de la rue de Seine et se trouva ainsi propri\u00e9taire du tout.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-black-color has-text-color has-background has-medium-font-size\" style=\"background-color:#f5ba83\">8\u00e8&nbsp;g\u00e9n\u00e9ration&nbsp;: Armand-Louis Le Boulanger, petit-fils d\u2019\u00c9l\u00e9onore Giraud de Moucy<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019orphelin n\u2019avait que 2 ans \u00e0 la mort de son grand-p\u00e8re en 1741, il en devint l\u2019h\u00e9ritier par repr\u00e9sentation de son p\u00e8re Isidore, mais sa grand-m\u00e8re El\u00e9onore Giraud de Moucy conserva l\u2019usufruit de tous les biens laiss\u00e9s par son mari dont celui du ch\u00e2teau d\u2019Hacqueville et bien entendu ses biens de la rue de Seine qui lui appartenaient de son propre. Elle mourut en octobre 1782, soit plus de 40 ans apr\u00e8s son mari, et Armand-Louis devint enfin propri\u00e9taire.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-media-text alignwide is-stacked-on-mobile\"><figure class=\"wp-block-media-text__media\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"283\" height=\"313\" src=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/Miniature-Le-BouW.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-838 size-full\" srcset=\"https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/Miniature-Le-BouW.jpg 283w, https:\/\/rue-de-seine.com\/wp-content\/uploads\/2023\/02\/Miniature-Le-BouW-271x300.jpg 271w\" sizes=\"(max-width: 283px) 100vw, 283px\" \/><\/figure><div class=\"wp-block-media-text__content\">\n<p>&nbsp;La famille Le Boulanger \u00e9tait de tradition imm\u00e9moriale une famille de robe. Armand Louis fut le premier \u00e0 choisir le m\u00e9tier des armes&nbsp;: il \u00e9tait officier aux gardes fran\u00e7aises.&nbsp;Sa jeunesse fut marqu\u00e9e par un drame&nbsp;: sa jeune fianc\u00e9e dont il \u00e9tait tr\u00e8s amoureux mourut avant leur mariage. Il fut tant frapp\u00e9 par cette trag\u00e9die qu\u2019il attendit 1819 et son retour d\u2019exil pour contracter mariage.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left has-small-font-size\"><em>Miniature d&rsquo;Armand Louis Le Boulanger <\/em><\/p>\n\n\n\n<p>En effet en 1790, au moment o\u00f9 la R\u00e9volution guillotinait \u00e0 tour de bras de nombreux nobles, il \u00e9migra en Angleterre dont il ne revint qu\u2019\u00e0 la seconde Restauration.<\/p>\n\n\n\n<p>Armand-Louis avait eu sans doute le sentiment que la France allait subir de graves bouleversements puisque, brutalement, il vendit aux ench\u00e8res tous ses biens immobiliers situ\u00e9s \u00e0 Paris. Ainsi se termina la saga des Moucy le 27 janvier 1785&nbsp;&nbsp;((A.N.&nbsp;: Y 2942. Proc\u00e8s-verbal d\u2019adjudication du 25 juin 1785&nbsp;<a href=\"#rf13-711\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 13.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn14-711\"><p >A.N.&nbsp;; M.C.&nbsp;; V\/1117, vente de M. De Brosse \u00e0 M. Duhait du 22\/06\/1805&nbsp;<a href=\"#rf14-711\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 14.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn15-711\"><p >A.N.&nbsp;; M.C.&nbsp;; II\/831,&nbsp;&nbsp;inventaire des biens de M. Duhait commenc\u00e9 le 24\/01\/1812&nbsp;<a href=\"#rf15-711\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 15.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn16-711\"><p >A.N.&nbsp;: M.C.&nbsp;; V\/1117, contrat de vente des consorts Duhait \u00e0 Pierre Auguste Leloir du 5\/05\/1838&nbsp;<a href=\"#rf16-711\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 16.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn17-711\"><p >A.N.&nbsp;; M.C.&nbsp;;&nbsp;&nbsp;V\/1123, Obligation de M. Leloir du 29\/06\/1839&nbsp;<a href=\"#rf17-711\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 17.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn18-711\"><p >A.N.&nbsp;; M.C.&nbsp;; V\/1122, vente de M. Lanch\u00e8re de La Glandi\u00e8re \u00e0 M. Duhait du 7 mars 1839&nbsp;<a href=\"#rf18-711\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 18.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><li id=\"fn19-711\"><p >A..N.&nbsp;; M.C.&nbsp;; ET\/V\/1130, vente de M. Leloir aux s\u0153urs Rambac du 7\/10\/1840&nbsp;<a href=\"#rf19-711\" class=\"backlink\" title=\"Return to footnote 19.\">&#8617;<\/a><\/p><\/li><\/ol>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le 52 rue de Seine est de construction relativement r\u00e9cente comme le prouve son alignement sur la rue . Il abrite actuellement un h\u00f4tel tr\u00e8s fr\u00e9quent\u00e9 par les \u00e9trangers visitant Paris. 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